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 Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy

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alaa eddine
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مُساهمةموضوع: Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy    الأحد 19 ديسمبر 2010, 12:41

1) Sujet.

Résumez le texte suivant en 250 mots (+ ou – 10%). Vous indiquerez les sous-totaux de 50 en 50 (50, 100, 150 …) dans la marge et le nombre total de mots à la fin de votre résumé.



Nos vieux maîtres n’étaient pas seulement des hommes de l’ancienne France. Ils nous enseignaient, au fond, la morale même et l’être de l’ancienne France. Je vais bien les étonner : ils nous enseignaient la même chose que les curés. Et les curés nous enseignaient la même chose qu’eux. Toutes leurs contrariétés métaphysiques n’étaient rien en comparaison de cette communauté profonde qu’ils étaient de la même race, du même temps, de la même France, du même régime. De la même discipline. Du même monde. Ce que les curés disaient, au fond les instituteurs le disaient aussi. Ce que les instituteurs disaient, au fond les curés le disaient aussi. Car les uns et les autres ensemble ils disaient.

Les uns et les autres et avec eux nos parents et dès avant eux nos parents ils nous disaient, ils nous enseignaient cette stupide morale, qui a fait la France, qui aujourd’hui encore l’empêche de se défaire. Cette stupide morale à laquelle nous avons tant cru. À laquelle, sots que nous sommes, et peu scientifiques, malgré tous les démentis du fait, à laquelle nous nous raccrochons désespérément dans le secret de nos cœurs. Cette pensée fixe de notre solitude, c’est d’eux tous que nous la tenons. Tous les trois ils nous enseignaient cette morale, ils nous disaient que un homme qui travaille bien et qui a de la conduite est toujours sûr de ne manquer de rien. Ce qu’il y a de plus fort c’est qu’ils le croyaient. Et ce qu’il y a de plus fort, c’est que c’était vrai.

Les uns paternellement, et maternellement ; les autres scolairement, intellectuellement, laïquement ; les autres dévotement, pieusement ; tous doctement, tous paternellement, tous avec beaucoup de cœur ils enseignaient, ils croyaient, ils constataient cette morale stupide (notre seul recours ; notre secret ressort) : qu’un homme qui travaille tant qu’il peut, et qui n’a aucun grand vice, qui n’est ni joueur, ni ivrogne, est toujours sûr de ne jamais manquer de rien et comme disait ma mère qu’il aura toujours du pain pour ses vieux jours. Ils croyaient cela tous, d’une croyance antique et enracinée, d’une créance indéracinable, indéracinée, que l’homme raisonnable et plein de conduite, que le laborieux était parfaitement assuré de ne jamais mourir de faim. Et même qu’il était assuré de pouvoir toujours nourrir sa famille. Qu’il trouverait toujours du travail et qu’il gagnerait toujours sa vie.

Tout cet ancien monde était essentiellement le monde de gagner sa vie.

Pour parler plus précisément ils croyaient que l’homme qui se cantonne dans la pauvreté et qui a, même moyennement, les vertus de la pauvreté, y trouve une petite sécurité totale. Ou pour parler plus profondément ils croyaient que le pain quotidien est assuré, par des moyens purement temporels, par le jeu même des balancements économiques, à tout homme qui ayant les vertus de la pauvreté consent, (comme d’ailleurs on le doit), à se borner dans la pauvreté. (Ce qui d’ailleurs pour eux était en même temps et en cela même non pas seulement le plus grand bonheur, mais le seul bonheur même que l’on pût imaginer.) (Bien se loger dans une petite maison de pauvreté.)

On se demande où a pu naître, comment a pu naître une croyance aussi stupide, (notre profond secret, notre dernière et notre secrète règle, notre règle de vie secrètement caressée) ; on se demande où a pu naître, comment a pu naître une opinion aussi déraisonnable, un jugement sur la vie aussi pleinement indéfendable. Que l’on ne cherche pas. Cette morale n’était pas stupide. Elle était juste alors. Et même elle était la seule juste. Cette croyance n’était pas absurde. Elle était fondée en fait. Et même elle était la seule fondée en fait. Cette opinion n’était point déraisonnable, ce jugement n’était point indéfendable. Il procédait au contraire de la réalité la plus profonde de ce temps-là.





On se demande souvent d’où est née, comment est née cette vieille morale classique, cette vieille morale traditionnelle, cette vieille morale du labeur et de la sécurité dans le salaire, de la sécurité dans la récompense, pourvu que l’on se bornât dans les limites de la pauvreté, et par suite et enfin de la sécurité dans le bonheur. Mais c’est précisément ce qu’ils voyaient ; tous les jours. Nous, c’est ce que nous ne voyons jamais, et nous nous disons : Où avaient-ils inventé ça. Et nous croyons, (parce que c’étaient des maîtres d’école, et des curés, c’est-à-dire en un certain sens encore des maîtres d’école), nous croyons que c’était une invention, scolaire, intellectuelle. Nullement. Non. C’était cela au contraire qui était la réalité, même. Nous avons connu un temps, nous avons touché un temps où c’était cela qui était la réalité. Cette morale, cette vue sur le monde, cette vue du monde avait au contraire tous les sacrements scientifiques. C’était elle qui était d’usage, d’expérience, pratique, empirique, expérimentale, de fait constamment accompli. C’était elle qui savait. C’était elle qui avait vu. Et c’est peut-être là la différence la plus profonde, l’abîme qu’il y ait eu entre tout ce grand monde antique, païen, chrétien, français, et notre monde moderne, coupé comme je l’ai dit, à la date que j’ai dit. Et ici nous recoupons une fois de plus cette ancienne proposition de nous que le monde moderne, lui seul et de son côté, se contrarie d’un seul coup à tous les autres mondes, à tous les anciens mondes ensemble en bloc et de leur côté. Nous avons connu, nous avons touché un monde, (enfants nous en avons participé), où un homme qui se bornait dans la pauvreté était au moins garanti dans la pauvreté. C’était une sorte de contrat sourd entre l’homme et le sort, et à ce contrat le sort n’avait jamais manqué avant l’inauguration des temps modernes. Il était entendu que celui qui faisait de la fantaisie, de l’arbitraire, que celui qui introduisait un jeu, que celui qui voulait s’évader de la pauvreté risquait tout. Puisqu’il introduisait le jeu, il pouvait perdre. Mais celui qui ne jouait pas ne pouvait pas perdre. Ils ne pouvaient pas soupçonner qu’un temps venait, et qu’il était déjà là, et c’est précisément le temps moderne, où celui qui ne jouerait pas perdrait tout le temps, et encore plus sûrement que celui qui joue.

Ils ne pouvaient pas prévoir qu’un tel temps venait, qu’il était là, que déjà il surplombait. Ils ne pouvaient pas même supposer qu’il y eût jamais, qu’il dût y avoir un tel temps. Dans leur système, qui était le système même de la réalité, celui qui bravait risquait évidemment tout, mais celui qui ne bravait pas ne risquait absolument rien. Celui qui tentait, celui qui voulait s’évader de la pauvreté, celui qui jouait de s’évader de la pauvreté risquait évidemment de retomber dans les plus extrêmes misères. Mais celui qui ne jouait pas, celui qui se bornait dans la pauvreté, ne jouant, n’introduisant aucun risque, ne courait non plus aucun risque de tomber dans aucune misère. L’acceptation de la pauvreté décernait une sorte de brevet, instituait une sorte de contrat. L’homme qui résolument se bornait dans la pauvreté n’était jamais traqué dans la pauvreté. C’était un réduit. C’était un asile. Et il était sacré. Nos maîtres ne prévoyaient pas, et comment eussent-ils soupçonné, comment eussent-ils imaginé ce purgatoire, pour ne pas dire cet enfer du monde moderne où celui qui ne joue pas perd, et perd toujours, où celui qui se borne dans la pauvreté est incessamment poursuivi dans la retraite même de cette pauvreté.

Nos maîtres, nos anciens ne pouvaient prévoir, ne pouvaient imaginer cette mécanique, cet automatisme économique du monde moderne où tous nous nous sentons d’année en année plus étranglés par le même carcan de fer qui nous serre plus fort au cou.

Il était entendu que celui qui voulait sortir de la pauvreté risquait de tomber dans la misère. C’était son affaire. Il rompait le contrat conclu avec le sort. Mais on n’avait jamais vu que celui qui voulait se borner dans la pauvreté fût condamné à retomber perpétuellement dans la misère. On n’avait jamais vu que ce fût le sort qui rompît le contrat. Ils ne connaissaient pas, ils ne pouvaient prévoir cette monstruosité, moderne, cette tricherie, nouvelle, cette invention, cette rupture du jeu, que celui qui ne joue pas perdît continuellement.

(…)

Dans le système de nos bons maîtres, curés et laïques, et laïcisateurs, et c’était le même système de la réalité, celui qui voulait sortir de la pauvreté par en haut risquait d’en sortir, d’en être précipité par en bas. Il n’avait rien à dire. Il avait dénoncé le pacte. Mais la pauvreté était sacrée. Celui qui ne jouait pas, celui qui ne voulait pas s’en évader par en haut ne courait aucun risque d’en être précipité par en bas. Fideli fidelis, à celui qui lui était fidèle la pauvreté était fidèle. Et à nous il nous était réservé de connaître une pauvreté infidèle.

À nous il nous était réservé que la pauvreté même nous fût infidèle. Pour tout dire d’un mot à nous il nous était réservé que le mariage même de la pauvreté fût un mariage adultère.

En d’autres termes ils ne pouvaient prévoir, ils ne pouvaient imaginer cette monstruosité du monde moderne, (qui déjà surplombait), ils n’avaient point à concevoir ce monstre d’un Paris comme est le Paris moderne où la population est coupée en deux classes si parfaitement séparées que jamais on n’avait vu tant d’argent rouler pour le plaisir, et l’argent se refuser à ce point au travail.

Et tant d’argent rouler pour le luxe et l’argent se refuser à ce point à la pauvreté.

En d’autres termes, en un autre terme ils ne pouvaient point prévoir, ils ne pouvaient point soupçonner ce règne de l’argent. Ils pouvaient d’autant moins le prévoir que leur sagesse était la sagesse antique même. Elle venait de loin. Elle datait de la plus profonde antiquité, par une filiation temporelle, par une descendance naturelle que nous essayerons peut-être d’approfondir un jour.

Il y a toujours eu des riches et des pauvres, et il y aura toujours des pauvres parmi vous[1] et la guerre des riches et des pauvres fait la plus grosse moitié de l’histoire grecque et de beaucoup d’autres histoires et l’argent n’a jamais cessé d’exercer sa puissance et il n’a point attendu le commencement des temps modernes pour effectuer ses crimes. Il n’en est pas moins vrai que le mariage de l’homme avec la pauvreté n’avait jamais été rompu. Et au commencement des temps modernes il ne fut pas seulement rompu, mais l’homme et la pauvreté entrèrent dans une infidélité éternelle. Quand on dit les anciens, au regard des temps modernes, il faut entendre ensemble et les anciens Anciens et les anciens chrétiens. C’était le principe même de la sagesse antique que celui qui voulait sortir de sa condition les dieux le frappaient sans faute. Mais ils frappaient beaucoup moins généralement celui qui ne cherchait pas à s’élever au-dessus de sa condition. Il nous était réservé, il était réservé au temps moderne que l’homme fût frappé dans sa condition même.

Charles Péguy, L’Argent (1913), éditions des Équateurs, 2008, pp.67-76.



2) Analyse et remarque sur le texte.

Péguy commence par étonner et à remarquer que s’étonneraient aussi ses vieux maîtres en affirmant qu’ils enseignaient la même chose que les curés. Or, il vécut dans un contexte d’affrontement entre l’Église et les républicains laïcs qui a conduit à la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. Et ce que les uns et les autres enseignaient selon lui étaient la morale et ce qui constituaient l’ancienne France.

À ces deux sources de l’ancienne morale qui peut passer pour simpliste, s’ajoutent l’enseignement des parents. Et cette morale qui faisait l’ancienne France est celle qui empêche la France moderne de se détruire. Ce qui la définit c’est l’idée que le travail est toujours récompensé. La condition de ce travail toujours récompensé est la vertu. Plus précisément, c’est la pauvreté acceptée, vertueuse, heureuse même, qui faisait selon Péguy cette ancienne morale.

À la question de savoir d’où pouvait venir cette idée de la morale qui semble sans fondement, Péguy répond qu’elle correspondait à la réalité. C’est qu’au moment où il écrit, les hommes croient qu’il s’agissait d’une morale d’intellectuels alors qu’elle s’enracinait dans la réalité sociale de l’ancienne France. Et Péguy de remarquer que lui-même enfant a connu ce monde.

Il introduit alors l’idée d’un pacte entre le pauvre et le sort. En échange du consentement à la pauvreté, du refus du jeu, du refus de la tentative de s’enrichir, le sort garantissait au pauvre de jouir de la pauvreté.

Ce que ses anciens maîtres et curés ne pouvaient prévoir selon Péguy, c’est une époque où le système économique serait tout autre. Le leur impliquait que la pauvreté vertueuse était assurée de ne jamais conduire à la misère. Le pauvre désormais tombe dans la misère s’il ne joue pas. Péguy ne veut pas dire que le pauvre qui joue quant à lui réussit. Et Péguy précise toutefois que la pauvreté vertueuse est désormais condamnée à la misère. On comprend que celle-ci consiste à ne pouvoir subvenir à ses besoins à la différence de celle-là.

Il oppose donc l’ancien système où seul celui qui rompait le pacte risquait la misère au système moderne où la misère est promise à qui veut se contenter de la pauvreté.

Il illustre le monde par un Paris coupé en deux classes hermétiques où l’argent coule pour la jouissance et le luxe et fuit le travail. Il en déduit que ses anciens maîtres ne pouvaient prévoir le règne de l’argent. Il réfère leur sagesse, leur morale à l’Antiquité.

Il précise que l’opposition des riches et des pauvres, la perpétuation de la pauvreté notée dans la Bible qu’il cite et les conflits entre riches et pauvres ont toujours été une bonne part de l’histoire depuis l’Antiquité. La nouveauté du monde moderne, c’est que la pauvreté vertueuse y était assurée. Païens ou chrétiens la garantissaient. Les dieux antiques ne châtiaient selon Péguy uniquement celui qui voulait sortir de sa condition. Le monde moderne, c’est l’homme frappé dans sa condition.



3) Proposition de résumé.

Nos anciens instituteurs seraient surpris d’entendre qu’ils faisaient les mêmes leçons que nos prêtres, celles de notre vieux pays, sa vieille éthique. Avec nos parents, ils nous instruisaient de cette éthique simple qui fait encore la France. Qui travaille ignore le besoin. Leur croyance était réelle. Tous à [50] leur façon croyaient que qui n’avait aucun vice faisait vivre sa famille.

Cette croyance passe pour bêtise. À tort. Elle était alors fondée. Cette vieille éthique qui passe pour invention d’intellectuels était la réalité. Enfants, nous l’avons vue, vécue. Qui jouait était vaincu. Qui acceptait la pauvreté [100] garantissait sa vie.

Nos instituteurs ne prévoyaient pas les temps modernes. Leur réalité, c’était le pauvre qui ne sombrait jamais dans la misère sauf le joueur. Comment auraient-ils pu penser un pauvre vertueux qui perd toujours ?

Ils ne pouvaient anticiper cette machine déréglée où le pauvre inéluctablement devient [150] le miséreux sans jamais jouer.

Dans l’ancienne éthique, le pauvre qui voulait monter pouvait descendre. Il rompait le contrat avec la réalité. La pauvreté était fidèle à ses fidèles. Notre pauvreté est adultère.

Comment nos instituteurs auraient-ils imaginé Paris scindé en une classe jouisseuse irrigué par l’argent [200] et une classe travailleuse à sec ?

Leur très ancienne sagesse ignorait l’argent roi.

La lutte des riches et des pauvres a toujours existé dans l’histoire, païenne puis chrétienne. Les dieux ne frappaient que la démesure. Seule la modernité a condamné, dans le pauvre, l’homme à la misère.




                                                       
 


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مُساهمةموضوع: رد: Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy    الأحد 19 ديسمبر 2010, 16:06

شكرااا لك




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مُساهمةموضوع: رد: Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy    الأحد 19 ديسمبر 2010, 16:44

pas de quoi anas




                                                       
 


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مُساهمةموضوع: رد: Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy    السبت 05 مارس 2011, 09:06




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مُساهمةموضوع: رد: Sujet et corrigé d'un résumé d'un extrait de "L'argent" de Charles Péguy    الأحد 13 مارس 2011, 11:26

pas de quoi mon père abdehalim




                                                       
 


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