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 MEMOIRES

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alaa eddine
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الإسم الحقيقي : ALAA EDDINE KENNOU
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مُساهمةموضوع: MEMOIRES   الخميس 02 ديسمبر 2010, 20:44

Les mémoires (uniquement au masculin plurieldans cette acception) sont des œuvres historiques et parfoislittéraires ayant pour objet le récit de sa propre vie considérée commerévélatrice d’un moment de l’Histoire. Plus précisément, il s’agit d’unrecueil de souvenirsqu’une personne rédige à propos d’événements historiques ouanecdotiques, publics ou privés, auxquels elle a participé ou dont ellea été le témoin.Des mémoires ont été écrits depuis l’Antiquité, comme l’illustre l’exemple emblématique des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Puis, le genre s’est établi au Moyen Âge avec Geoffroi de Villehardouin, Jean de Joinville ou Philippe de Commynes, avant de se développer à la fin de la Renaissance, essentiellement en France (exemple : Blaise de Monluc) et jusqu’à l’âge classique, avec La Rochefoucauld, Retz, Saint-Simon. Le genre des Mémoires s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui avec de grands textes au XXe siècle (Churchill, De Gaulle),mais aussi avec des témoignages de toute sorte et des récits de vie decélébrités souvent écrits avec l’aide de collaborateurs (Philippe Noiret, Mémoire cavalière).Il en va de même pour les récits de moments hors du commun qui, sansmériter le nom de mémoires parce que la période considérée restelimitée, relèvent de "l’écriture mémorialiste" et ont parfois produitde grands textes littéraires comme ceux d’Ernst Jünger (Orages d'acier) et de Roland Dorgelès (Les Croix de bois) pour la Première Guerre mondiale, ou de Primo Levi avec Si c'est un homme et Elie Wiesel avec La Nuit sur leur expérience concentrationnaire.Les Mémoires appartiennent au genre autobiographique qui associe écriture de soi et récit de vie mais ils se distinguent de l’autobiographiedéfinie par la critique moderne par le fait qu’ils mettent l’accent surle contexte historique de la vie de l’auteur et sur ses actes plus quesur l’histoire de sa personnalité et sa vie intérieure. Les mémoiresrelèvent donc prioritairement de l’Histoire et de l’historiographie. La qualité littéraire de certains textes les a fait reconnaître comme appartenant à la littérature et dans ce sens on peut parler d’un genre littérairedes Mémoires. Certains mémoires sont d’ailleurs considérés comme deschef-d’œuvres littéraires : c’est le cas des œuvres citées précédemmentou des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, qui montrent bien la difficulté de la catégorisation entre Mémoires et autobiographie.Le travail sur le style, le questionnement de la mémoire et le souci deparler de l’humanité entière à travers le récit de sa vie sont lamarque des Mémoires que la littérature place à l’égal des grandesœuvres des romanciers qui ont d’ailleurs souvent été fascinés par les mémorialistes et qui se sont nourris de leurs lectures comme Stendhal, Balzac, Dumas ou Marguerite Yourcenar.
Une édition de La Guerre des Gaules de 1783.


Sommaire

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Caractéristiques du genre [modifier]

Une œuvre autobiographique [modifier]

Les mémoires sont un genre littéraire au croisement de l’autobiographie, de l’histoire et du journal intime[1]. Ils sont constitués de notes prises sur le vif, de pièces historiques (extraits de journaux, témoignages, correspondance…), de récits rétrospectifs en prose dans lesquels l’auteur assume son propre récit et prétend restituer la vérité des événements vécus.La différence majeure entre l’autobiographie et les mémoires résidedans la nature des faits racontés : dans le premier cas, le récit estcentré sur la vie privée de l’auteur ; dans le second, sur son époque.Dans les mémoires, l’auteur raconte sa propre vie mais en axant sonrécit sur des faits historiques auxquels il a assisté en qualité detémoin ou pris part en tant qu’acteur. Les mémoires permettent donc àcelui qui les compose de mêler vie privée et vie publique mais endonnant plus de relief à la seconde. L’auteur emploie ce biais pourapporter son propre témoignage et éclairage sur une période historiquedéterminée – et bien souvent, profiter de l’occasion pour rappeler sonaction. Une source historique majeure [modifier]


Clio, Muse de l’Histoire


Bien qu’il ne soit pas toujours d’une exactitude irréprochable - lemémorialiste n’est pas un modèle d’impartialité - les mémoires ont unevaleur indéniable dans la connaissance historique. La production desmémoires se développe en dehors de l’historiographie officielle et contre elle. C’est un témoignage direct de la haute noblesse, le compte rendu d’une expérience personnelle, dans la politique et dans la guerre[2]. Le mémorialiste est par nature plus proche que l’historiendes évènements qu’il décrit. Il verbalise les mille détails d’un fait,les choses vues ou entendues - circonstances évanouies et donc hors deportée de l’historien.Les mémoires ne doivent pas être confondus avec les chroniques. Le chroniqueur est comme le mémorialiste contemporaindes évènements qu’il relate, mais n’intervient pas dans les affairespubliques. Le chroniqueur consigne les faits historiques dans l’ordrede leur déroulement tandis que le mémorialiste est beaucoup plus libredans la forme de son œuvre. Le mémorialiste [modifier]

Les premiers mémorialistes de l’Antiquité étaient issus du monde politique ou militaire, milieux lettrés de l’époque. Au Moyen Âge,les mémorialistes appartiennent à la haute noblesse. La rédaction demémoires est un coup d’œil rétrospectif et la conséquence d’uneretraite, subie ou volontaire. C’est aussi très souvent une œuvre dematurité. Le mémorialiste s’oppose à l’historiographe de profession, souvent de basse extraction, dont la plume est inféodée à son commanditaire[2].Au fur et à mesure de la démocratisation de la culture, la base desmémorialistes s’est considérablement élargie et le genre s’estbanalisé. Aujourd’hui on confond mémoires et souvenirs. Nombre d’entreeux fleurissent chaque année sous cette étiquette (ce sont en réalitédes autobiographies) écrites (ou dictées) par des personnalités dumonde de la chanson, du cinéma, de la télévision. Premiers mémoires [modifier]


Xénophon


Les premiers mémoires datent de la Grèce antique. Dans l’Anabase, Xénophon (426 ou 430 av. J.-C.-v. 355 av. J.-C.) raconte l’expédition de Cyrus le Jeune et de la retraite des Dix Mille, campagne à laquelle il prit part[3]. On sait que le roi Pyrrhus Ier (v. 318272 av. J.-C.)rédigea plusieurs mémoires sur l’art de la guerre qui ont été perdus.Les mémoires étaient très répandus chez les Romains qui les appelaientcommentaires. Les plus illustres citoyens consignaient les souvenirs deleur vie publique ou militaire. Sylla, Lucullus, César ont rédigé des Commentaires. Les 22 livres de commentaires de Sylla, terminés à la veille de sa mort, ainsi que ceux de Lucullus sont perdus[4].
Jules César


Les Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César sont un modèle du genre[5]. Littéralement aide-mémoires, ils sont rédigés dès la fin de la campagne en 52 av. J.-C. en réponse aux attaques et aux intrigues de ses adversaires[6]. C’est une œuvre de propagande, bien que le dictateur n’ait pas trahi la vérité. Le style clair et concis a été loué par les grands orateurs romains Cicéron et Quintilien. Les Commentaires sur la Guerre civile, également de la main du futur Imperator, rapportent les évènements des années 4948 av. J.-C. lors de la guerre civile qui opposa Jules César et ses partisans à Pompée[7].Valère Maxime (Ier siècle av. J.-C.), contemporain de Tibère, est l’auteur Des faits et des paroles mémorables[8]. Ce recueil d’anecdotes en neuf livres pille les œuvres d’historiens de l’époque. Libanios (314394) est un auteur grec tardif et un grand rhétoricien. Son 1er discours[9], écrit en 374, repris, révisé, augmenté tout au long de sa vie, mêle la peinture d’époque au récit autobiographique. Procope (v. 500-560) est l’auteur de récits détaillés du règne de l’empereur Justinien (483-565), notamment de Discours sur les Guerres[10] et de l’Histoire secrète[11]. Ces mémoires à la paternité incertaine et à l’authenticité douteuse sont une charge violente contre l’Empereur et sa femme Théodora[12]. Mémorialistes du Moyen Âge [modifier]


Philippe de Commynes


Les premiers mémoires en langue française sont des récits de la 4e croisade (1202-1204). On les doit à Robert de Clari et Geoffroi de Villehardouin. Robert de Clari est un petit propriétaire péronnais. Il prit part à la croisade avec son seigneur Pierre d’Amiens. Sa Conquête de Constantinople, écrite en dialecte picard, relate les choses vues ou entendues au cours de l’expédition[13]. Geoffroi de Villehardouin, maréchal de Champagne au moment où il prend la croix, est également l’auteur d’une Histoire de la conquête de Constantinople.Contrairement à Clari, Villehardouin est de la noblesse et occupe unrôle de premier plan dans les évènements qu’il décrit, ce qui donne àson ouvrage une grande valeur historique[14].Jean de Joinville (1224-1317) est l’auteur d’une Vie de Saint Louis[15], hagiographie entreprise à la demande de Jeanne Ire de Navarre. Cet ouvrage est achevé en 1309. Joinville, qui fut l’ami de Saint Louis, honore la mémoire du roi en puisant dans ses souvenirs. De nombreux épisodes sont des récits personnels de la 7e croisade à laquelle a pris part Joinville[16]. Olivier de la Marche (1425-1501 ou 1502) est un officier bourguignon. Ses mémoires[17] couvrent les évènements majeurs de l’histoire de France du XVe siècle : entrevue de Montereau entre le futur Charles VII et Jean Sans Peur, la succession de Philippe le Bon, le traité d’Arras, la fin de la Guerre de Cent ans. Il est aussi témoin du ballotage des Flandres entre le royaume de France et la dynastie des Habsbourgs.Philippe de Commynes (1445-1511) en prologue de ses mémoires[18] publiés en 1524 et 1528, justifie ses intentions de mémorialiste : « Écrire ce que j’ai su et connu des faits du roi Louis Onzième ». L’indépendance de jugement, l’impartialité de l’observation ont fait la fortune de cet ouvrage[19].Commynes est moins un mémorialiste faisant œuvre de témoignage qu’unhistorien et un juge des hommes et des faits de son temps. Sa démarchen’est pas très éloignée de celle d’un moraliste[20]. Mémorialistes de la Renaissance [modifier]


Marguerite de Valois


Fleuranges (14911537), dit le « Jeune Adventureux », est de toutes les campagnes sous François Ier. Il se distingue à Marignan puis partage la captivité du roi, qu’il met à profit pour écrire ses Mémoires, édités seulement en 1735. La naissance du protestantisme est une révolution spirituelle, et le prélude aux guerres de religion. Les mémoires de Martin Luther (1483-1546), le père de la Réforme, sont apparus en 1835 grâce au travail de Michelet[21]. Blaise de Monluc (1500-1577) est seigneur de Montluc, homme de lettres et gouverneur de Guyenne. Ayant participé aux guerres d'Italie et aux guerres de religion, il écrit à la fin de sa vie ses Commentaires, qualifiés par Henri IV de « Bible du soldat ».Pierre de L'Estoile (1546-1611), magistrat au Parlement de Paris, commence le 30 mai 1574, jour de la mort de Charles IX, la rédaction de ses Registres journaux. Pendant 30 ans, sa plume infatigable consigne les événements des règnes d’Henri III et d’Henri IV, jusqu’à sa mort. Brantôme, Agrippa d'Aubigné se collent eux aussi à la fin de leur vie au jeu des mémoires. Marguerite de Valois (la Reine Margot), témoin de la Saint-Barthélemy et de la révolution des provinces contre le roi d’Espagne, laisse des mémoires éclairants sur la cour des Valois. Guillaume de Saulx-Tavannes, lieutenant du roi Henri III en Bourgogne, se distingua pendant la Ligue. Ses Mémoires historiques couvrent les années 1560 à 1596 et sont imprimés à Paris en 1625. Les Mémoires de Sully, ministre d’Henri IV, sont des leçons d’économie[22]. Ils sont rédigés à la deuxième personne. Ces mémoires contiennent Le Grand Dessein, un plan complet de réorganisation des États européens dirigés par un Conseil général[23].François de Bassompierre (1579-1646), maréchal de France sous les règnes d’Henri IV et de Louis XIII, se distingue par ses faits d’armes et son goût pour la chasse. Ses Mémoires pleins d’anecdotes et d’esprit ont plus tard révélé sa vocation de mémorialiste à Saint-Simon. Barbey d’Aurevilly les lisait avec délices. Le maréchal Louis de Pontis (1583-1670) a servi dans les armées 56 ans, sous les règnes de Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Il se retire à Port-Royal-des-Champs pour écrire ses mémoires. On y trouve un tableau très noir du ministère Richelieu.En Italie, Benvenuto Cellini (1500-1571) sculpteur florentin de la Renaissance, est l’auteur de mémoires sur sa vie intitulés Vie de Benvenuto Cellini par lui-même. Ces mémoires servent à « compléter » Le Vite de Vasari, où Cellini n’est pas mentionné parmi les meilleurs peintres, sculpteurs et architectes italiens. Mémorialistes de l’Ancien Régime [modifier]

Mémorialistes du Grand Siècle [modifier]


François de La Rochefoucauld


Le Grand Siècle est une époque faste pour les mémorialistes. Autour de 1675, beaucoup d’acteurs de la Fronde, vieillis et mis à l’écart par Louis XIV, rédigent leurs souvenirs[24]. La publication de mémoires devient une mode littéraire : on recense pas moins de 260 titres[25]. Ce fleurissement s’explique par l’histoire de France : la Fronde, la régence d’Anne d’Autriche, la politique de Mazarin puis la montée en puissance du jeune Louis XIVsont des évènements riches en intrigues, complots, histoires secrètes,qui font le sel des mémoires de cette époque. Dès leur parution« pirate » en 1662, les Mémoires de La Rochefoucauld (1613-1680) sont unanimement applaudis. Ces mémoires, dont la composition précède les fameuses Maximes, commencent comme une autobiographie sous le règne de Louis XIII et s’achèvent à la fin de la Fronde en 1653. Ils décrivent une histoire digne d’un roman d'aventures et un pays au bord de la guerre civile. L’auteur narre ses exploits romanesques au service de la reine Anne d’Autriche, sa rivalité avec Richelieu puis Mazarin. La Fronde y est analysée avec une lucidité de moraliste.
Editions de 1731 (Chez Bernard à Amsterdam) des Mémoires du Cardinal de Retz.


Les Mémoires de l’ambitieux cardinal de Retz (1613-1679), entrepris peut-être à la demande de Madame de Sévigné[26], paraissent après sa mort en 1717. Ces Mémoires, dont le projet initial était une simple autobiographie[27],font alterner portraits, études psychologiques, récit d’évènements,analyses politiques. Plutôt que d’expliquer les ressorts de l’histoire,la volonté de Retz a été de tâcher de comprendre pourquoi il a échouési complètement[28]. Les contrevérités sont nombreuses[29] mais l’ouvrage continue de jouir d’une grande réputation pour ses qualités littéraires et la plume assassine de l’auteur. Françoise de Motteville (1615-1689), première femme de chambre d’Anne d’Autriche, est l’auteur de mémoires[30]très factuels. Françoise de Motteville, qui fut le témoin quotidien dela vie de la reine, a tenu journal de ce qu’elle voyait et entendait.C’est ce journal qui a été publié sous le titre de Mémoires.Ceux-ci ont une valeur historique importante : du fait de la positionprivilégiée de l’auteur, les faits, rapportés avec franchise et bonnefoi, sont nombreux, authentiques et de première main. Ce soucityrannique de tout dire, de tout éclairer, fait le mérite et le défautde son ouvrage : l’auteur ne recule pas devant le détail bavard, ce quien rend la lecture fastidieuse et aride.Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), le cousin turbulent de Marie de Sévigné, auteur d’un scandale avec son Histoire amoureuse des Gaules, qui lui valent en 1665 la disgrâce royale et l’embastillement, est libéré un an plus tard puis exilé pendant 16 ans dans ses terres de Bourgogne. Pour se consoler d’avoir interrompu sa carrière militaire et son ascension à la Cour, Bussy-Rabutin y rédige ses Mémoires, qui reflètent bien son caractère aventureux et son goût pour la galanterie. Tallemant des Réaux (1619-1692) est l’auteur des Historiettes, recueil de courtes biographies d’hommes et femmes illustres de son temps (écrivains, hommes d’État, courtisanes), précieux pour l’histoire littéraire du XVIIe siècle. D’abord publiés clandestinement, ils seront révélés en intégralité en 1834. Nicolas Fontaine (1625-1709) est l’auteur de précieux Mémoires pour servir à l’histoire de Port-Royal publiés en 1725.
Le mémorialiste Saint-Simon


La liste des mémorialistes de cette époque est sans fin : citons Marie de Nemours, Gourville, Boulainvilliers, Hortense et Marie Mancini, la Grande Mademoiselle, Montrésor, La Fare, la princesse Palatine, Saint-Réal, Le Nain de Tillemont, Madame de Lafayette, la marquise de Caylus, les Mémoires de l’abbé de Choisy habillé en femme.La mode est également aux pseudo-mémoires, dont Gatien de Courtilz de Sandras s’est fait une spécialité. Les Mémoires de D’Artagnan est son ouvrage le plus connu. Antoine Hamilton est l’auteur des Mémoires de la vie du comte de Grammont qui retrace le parcours de son beau-frère Philibert de Gramont, aristocrate français, à la Cour d’Angleterre sous le règne de Charles II. Les mémoires donnent également naissance à un autre genre littéraire : le roman-mémoires, dont Marie-Catherine de Villedieu est l’inventrice avec ses Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière (1671).Torcy (1665-1746), secrétaire d'État aux Affaires étrangères sous Louis XIV, est l’auteur de Mémoires qui sont des leçons de politique[22]. Saint-Simon les fait recopier pour son usage, et Voltaire s’en servira pour son Siècle de Louis XIV. Le marquis de Dangeau (1638-1720) est l’auteur d’un vaste Journal où il décrit pendant 30 ans la vie à la cour de Versailles à la fin du règne de Louis XIV. Ces mémoires médiocres sont plus connus pour avoir servi de point de départ à ceux du grand mémorialiste Saint-Simon (Additions au Journal de Dangeau)[31].Saint-Simon (1675-1755) a fréquenté la Cour du roi Soleilsans jouer de rôle politique majeur, à son grand regret et malgréplusieurs tentatives ratées pour occuper des postes. Réduit àl’observation, Saint-Simon enregistre tout et restitue en un grand« miroir historial » les dernières décennies du temps de Louis XIV, la Régence et l’histoire de sa vie. La première édition complète paraît en 1829-1830. Ces Mémoiressont l’œuvre monumentale d’un génie, moraliste virulent et peintreincomparable. L’occasion est belle de prendre sa revanche, et l’auteurrépand sa hargne dans un style passionné jusqu’à la violence (nombreuxportraits-charges). Leur influence s’étend sur des personnalités aussidiverses que Chateaubriand, Proust, Stendhal, les Goncourt, Barbey d’Aurevilly, Jules Renard, Colette, Marguerite Yourcenar. Mémorialistes de la fin de l’Ancien Régime [modifier]


Félicité de Genlis


Un grand nombre de mémoires sont issus du XVIIIe siècle.Si beaucoup sont des témoignages intéressants et présentent un intérêthistorique, aucun ne peut prétendre au rang de chef-d’œuvre littéraire.C’est l’époque des salons et nombre de ces ouvrages sont des reflets dela vie littéraire.Le Journal et mémoires du marquis d’Argenson reflète l’histoire politique du règne de Louis XV. Le mémorialiste se fait volontiers moraliste. Le comte de Saint-Priest occupe des postes sous Louis XV et Louis XVI. Ses Mémoires variés font alterner campagnes militaires et vie de cour. Les Mémoires sur Louis XV et Madame de Pompadour de Madame du Hausset décrivent les corruptions à la tête du royaume. Les mémoires de Duclos[32] ou d’Alexandre de Tilly[33] peignent les mœurs de la fin du XVIIIe siècle. Besenval, membre du cercle privé de la Reine, est un témoin intéressant de la vie de la Cour sous Louis XVI, et de l’agonie de l’Ancien Régime. Il laisse des mémoires scandaleux[34], tout comme le cardinal de Bernis[35]. La baronne d’Oberkirch écrit des Mémoires sur la cour de Louis XVI et la société française avant 1789. Lauzun laisse des Mémoires sur la cour riches en histoires galantes.Les grands écrivains de l’époque ont laissé des mémoires souvent anecdotiques. Les Mémoires de jeunesse de Marguerite de Staal-Delaunay concernent les années de Régence. Voltaire, suite à sa brouille avec Frédéric II de Prusse, rédige des mémoires pleins de ressentiment et d’admiration[36]. Marmontel est l’auteur de Mémoires d’un père pour l’éducation de ses enfants publiés après sa mort. Les Contre-confessions. Histoire de Madame de Montbrillant de Louise d'Épinay[37] sont un roman à clefs autobiographique, rédigé à l’aide de Grimm et de Diderot, en réponse aux Confessions de Rousseau. Les Mémoires de Beaumarchais sont loués par Voltaire[38].Félicité de Genlis (1746-1830) brosse avec nostalgie les mœurs et les rêves de la société aristocratique d’Ancien Régime à la veille de la Révolution[39].Dans son salon de la rue de Bellechasse à Paris, elle reçoit lesécrivains de son temps et des opposants à la monarchie absolue : oncroise dans ses mémoires Marie Du Deffand, Voltaire, Rousseau, Mme Du Barry, Talleyrand.Son ouvrage entremêle anecdotes et analyses, et témoigne de la« douceur de vivre » : art raffiné de la fête et du divertissement, artde la conversation, rituels mondains, vie littéraire animée.Madame Campan (1752-1822), femme de chambre de Marie-Antoinette qu’elle sert jusqu’en 1792, est l’auteur de mémoires qui sont un témoignage unique sur l’Ancien Régime, la Révolution, la vie quotidienne et la personnalité de la Reine[40]. Les mémoires d’Henriette-Lucie Dillon, marquise de La Tour du Pin Gouvernet, épouse du comte de Gouvernet (marquis de La Tour du Pin en 1825) informent sur la fin de l’Ancien régime, la Révolution, la vie sous le Consulat et l’Empire.Des pages relatent l’aventure de l’exil en Amérique, où Henriette-Luciemène brièvement une vie de campagne et se lie d’amitié avec les Indiens[41]. Mémorialistes de la Révolution et du Directoire [modifier]


Rivarol, Mémoires contre-révolutionnaires


La révolutionnaire Madame Roland (1754-1793), victime de la purge de 93, a composé ses mémoires dans l’urgence[42]. Les Mémoires de Madame la duchesse de Tourzel, gouvernante des enfants de France de 1789 à 1795 relatent la fuite de Varenne et la détention à la Tour du Temple.Rivarol (1753-1801), esprit fin et mordant, a le goût de la polémique. Il prend la défense de la monarchie dans ses Mémoires contre-révolutionnaires, recueil de ses articles du Journal politique et national.La marquise de La Rochejaquelein (1772-1857) est l’auteur des mémoires les plus célèbres consacrés à la guerre de Vendée[43]. Ils inspireront Balzac pour ses Chouans et Barbey d'Aurevilly pour son Chevalier Des Touches.Les Mémoires de Paul Barras (1755-1829) couvrent la Révolution et la période du Directoire. Louis-Mathieu Molé (1781-1855) a écrit ses Souvenirs de jeunesse, 1793-1803. Mémoires d’artistes, d’agents du roi et d’aventuriers [modifier]


Le prince de Ligne


Parmi les mémoires notables de ce temps, il faut citer l’œuvre de trois aventuriers : Giuseppe Gorani[44], Casanova (Histoire de ma vie) et le prince de Ligne.Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842), la célèbre artiste, peintre officiel ayant fui la Révolution, est aussi l’auteur des Mémoires d’une portraitiste. Lorenzo da Ponte, librettiste de l’Opéra de Vienne, ayant collaboré avec Mozart, a écrit les siens.Certains agents du roi, comme Claude de Forbin et Scipion de Castries (tous deux de la Marine royale), le marquis de La Maisonfort (Mémoires d’un agent royaliste), Canler (chef du service de sûreté) ont laissé des mémoires qui éclairent sur leurs fonctions.
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مُساهمةموضوع: رد: MEMOIRES   الجمعة 03 ديسمبر 2010, 13:35



كن في الحياة
كعابر سبيل
واترك وراءك كل جميل فنحن في الحياة
مجرد ضيوف
وما على الضيوف
الا الرحيل
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مُساهمةموضوع: رد: MEMOIRES   الجمعة 03 ديسمبر 2010, 13:46

EXCELLENT TRAVAIL

MERCIIIIIIIIIIIIIIIII




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مُساهمةموضوع: رد: MEMOIRES   الأحد 01 يناير 2012, 20:49




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