البوابةاليوميةس .و .جبحـثالأعضاءالتسجيلدخولالرئيسية
عيد مبارك لكل الأقطار المسلمة و إلى جميع مسلمي العالم
المواضيع الأخيرة
» مساعدة
الإثنين 09 يوليو 2018, 01:12 من طرف abdelhalim berri

» حمل تمارين و حلول مادة الفيزياء - كيمياء جدع مشترك علمي قبل حذفها
الثلاثاء 03 يوليو 2018, 13:10 من طرف Ismail kamal 1

» كيف نشأت الفلسفة
الثلاثاء 03 يوليو 2018, 13:09 من طرف Ismail kamal 1

» Demande d'emploi
الثلاثاء 08 مايو 2018, 00:14 من طرف abdelhalim berri

» Demande manuscrite : Modèle d'inscription
الثلاثاء 08 مايو 2018, 00:14 من طرف abdelhalim berri

» انواع الاتصالات العصبية
الثلاثاء 08 مايو 2018, 00:13 من طرف abdelhalim berri

» Le schéma du récit ou narratif
الثلاثاء 08 مايو 2018, 00:06 من طرف abdelhalim berri

» زجل: ربي
الخميس 01 مارس 2018, 20:23 من طرف abdelhalim berri

» زجل :الربيع.
السبت 30 ديسمبر 2017, 00:26 من طرف abdelhalim berri

»  القدس
السبت 30 ديسمبر 2017, 00:25 من طرف abdelhalim berri

بحـث
 
 

نتائج البحث
 

 


Rechercher بحث متقدم
احصائيات
هذا المنتدى يتوفر على 8758 عُضو.
آخر عُضو مُسجل هو سعيد0 فمرحباً به.

أعضاؤنا قدموا 86988 مساهمة في هذا المنتدى في 16928 موضوع
التبادل الاعلاني
احداث منتدى مجاني
روابط مهمة
Maroc mon amour

خدمات المنتدى
تحميل الصور و الملفات

شاطر | 
 

  CANDIDE - Voltaire Chapitre III

اذهب الى الأسفل 
كاتب الموضوعرسالة
madiha berri
نائبة المدير
نائبة المدير
avatar

الإسم الحقيقي : madiha lahrach
البلد : maroc

عدد المساهمات : 204
التنقيط : 22396
العمر : 18
تاريخ التسجيل : 20/09/2012
الجنس : انثى

مُساهمةموضوع: CANDIDE - Voltaire Chapitre III   الأحد 08 ديسمبر 2013, 20:13

CANDIDE - Voltaire
Chapitre III
De "Rien n'était..." à "...Mlle Cunégonde."



INTRODUCTION

     L'année 1756 est marquée par le début de la guerre de 7 ans entre l'Autriche et la France contre la Prusse et l'Angleterre, et en 1758, année durant laquelle Voltaire compose Candide, une campagne est en train de ravager l'Europe.


LECTURE



Télécharger cet extrait du chapitre III de Candide - Voltaire en version mp3 (clic droit - "enregistrer sous...")
Lu par Laetitia - source : litteratureaudio.com

COMMENT CANDIDE SE SAUVA D'ENTRE LES BULGARES, ET CE QU'IL DEVINT

Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.

Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin ; il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, à demi brûlées, criaient qu'on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.

Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l'avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n'oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu'on y était chrétien, il ne douta pas qu'on ne le traitât aussi bien qu'il l'avait été dans le château de monsieur le baron avant qu'il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde.

Extrait du chapitre 3 de Candide - Voltaire


ANNONCE DES AXES


ETUDE
I Une vision particulière de la guerre
La guerre est présentée de façon inattendue : l'accent est mis sur son aspect esthétique au début du passage.



        l'aspect esthétique
On remarque quatre adjectifs élogieux intensifiés par « si »: beau », « lest », « brillant », « ordonné ». C'est un véritable spectacle, à rapprocher d'un tableau. De même, il y'a un accompagnement musical: insistance sur « l'harmonie », les « Te Deum » finals.



        la justification de la guerre
Le massacre est ici moralement et socialement justifié: « infectaient », « coquins » présentent les victimes comme des coupables. La guerre serait donc une mesure d'assainissement.



        la comptabilité
Le narrateur tient une véritable comptabilité des tués, et énumère les chiffres et le total final sans manifester aucune émotion: comme si l'importance des chiffres traduit à elle seule l'opinion de l'auteur et valoriser la guerre (cf. les communiqués militaires). De même, il fait des approximations avec désinvolture: « à peu près ». « le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes »: déshumanise les morts en les considérant dans un ensemble uniforme.
II Les images de la « boucherie »
Voltaire fait ici voir les évènements à travers les yeux de Candide, qui découvre les effets de la « boucherie héroïque » en passant dans un village qui a été détruit et dont les habitants ont été massacrés; l'horreur de la guerre est vue de façon très réaliste, et l'écriture change: changement de temps du passé simple à l'imparfait, temps de la description; le regard de Candide se développe.



      1. la diversité des victimes
Toutes les victimes sont répertoriées: femmes, enfants, vieillards. Une description d'un réalisme très cru montre l'ampleur des massacres: le champ lexical de la violence est très étendu et diversifié, désigne les actes meurtriers des soldats et leurs résultat: « criblés de coups », « égorgées », « éventrées », « brûlées », etc. (assonance en « é »); Le narrateur précise des détails anatomiques horribles, suggère la souffrance des agonisants, et montre qu'il s'agit de familles entières.



      1. la réciprocité
Ces massacres se produisent dans les deux camps, « Bulgares » et « Abares »: le comportement similaire des deux armées montre que ces massacres sont la conséquence directe de la guerre; la barbarie n'appartient pas qu'à un seul camp.

III La dénonciation et son efficacité
En principe, la description très réaliste de la guerre et de ses conséquences devrait suffire à la rendre condamnable, mais Voltaire a utilisé d'autres moyens pour la dénoncer: la double vision et l'ironie; il cherche à attirer l'attention de son lecteur par des effets de décalage.




      1. une légitimité apparente
La guerre aurait avant tout une légitimité esthétique: Voltaire la montre ironiquement comme un spectacle (champ lexical du spectacle, conception théâtrale de la guerre: « héroïque »), puis il décrit de façon très réaliste ses conséquences avec les massacres de civils. Il s'agit là de deux visions inconciliables de la guerre; il évoque également la complicité de la religion : « Te Deum ».




      1. la responsabilité
La responsabilité de la guerre est identique dans les deux camps, et incombe à leurs souverains: « les deux rois » et à leur appétit de conquête. On trouve dans la description de la bataille des images implicites de la critique; par exemple le dernier instrument évoqué est « le canon »: la guerre n'est pas de la musique, mais la mort. « telle qu'il n'y en eu jamais en enfer » monde de l'insoutenable, de l'inimaginable.
Voltaire discrédite ironiquement Candide: « tremblait comme un philosophe »; il discrédite sérieusement son aveuglement, cr au milieu des massacres: « et n'oubliant jamais Mlle. Cunégonde ».



CONCLUSION

Les moyens mis en oeuvre par Voltaire pour la dénonciation sont ici diverses: la description réaliste, mais également l'ironie et la critique déguisée.

Ce chapitre peut être lu de plusieurs façons; on peut le considérer dans une perspective simplement narrative: c'est le premier choc de Candide, qui le confronte au problème de la guerre. Il y'a également une lecture philosophique: c'est l'apparition pour lui du mal sur la terre => texte représentatif du XVIIIème, où la guerre est un thème récurrent.
Ce texte est sous la licence de documentation libre GNU.


الرجوع الى أعلى الصفحة اذهب الى الأسفل
madiha berri
نائبة المدير
نائبة المدير
avatar

الإسم الحقيقي : madiha lahrach
البلد : maroc

عدد المساهمات : 204
التنقيط : 22396
العمر : 18
تاريخ التسجيل : 20/09/2012
الجنس : انثى

مُساهمةموضوع: رد: CANDIDE - Voltaire Chapitre III   الأحد 08 ديسمبر 2013, 20:15

  


الرجوع الى أعلى الصفحة اذهب الى الأسفل
 
CANDIDE - Voltaire Chapitre III
الرجوع الى أعلى الصفحة 
صفحة 1 من اصل 1

صلاحيات هذا المنتدى:لاتستطيع الرد على المواضيع في هذا المنتدى
 :: منتديات المواد الدراسية :: اللغة الفرنسية FRANCAIS-
انتقل الى: