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 le ton ironique

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كاتب الموضوعرسالة
hafsa hafosa
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الإسم الحقيقي : hafsa ait kadir
البلد : Rayaume du Maroc

عدد المساهمات : 1123
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العمر : 18
تاريخ التسجيل : 15/09/2012
الجنس : انثى

مُساهمةموضوع: le ton ironique    الأحد 02 يونيو 2013, 19:28

L’ironie désigne un décalage entre le discours et la réalité,
entre deux réalités ou plus généralement entre deux perspectives, qui
produit de l'incongruité. L'ironie recouvre un ensemble de phénomènes
distincts dont les principaux sont l'ironie verbale et l'ironie
situationnelle. Quand elle est intentionnelle, l'ironie peut servir
diverses fonctions sociales et littéraires.
L'ironie verbale


Éléments de définition


L’ironie verbale est une forme de langage non-littéral, c'est-à-dire
un énoncé dans lequel ce qui est dit diffère de ce qui est signifié.
L'ironie peut être produite de différentes manières, certaines de ces
manières correspondant à des figures de style classiques :


  • L'antiphrase ironique.
    La plus fréquente des formes d'ironie, elle consiste à dire l'inverse
    de ce que l'on souhaite signifier tout en laissant entendre ce que l'on
    pense vraiment.

« Quelle belle journée ! » pour signifier qu'il pleut des cordes.


  • L'hyperbole ironique qui consiste à exagérer ses propos.

« Je suis carrément mort de rire… » venant d'un locuteur à qui l'on a fait une plaisanterie douteuse.


  • La litote ironique qui consiste au contraire à minimiser ses propos.

« Il n’est pas complètement stupide » à quelqu’un qui vient de résoudre un problème compliqué.

D'autres figures de style sont connues pour induire de l'ironie : la juxtaposition, la digression, la circonlocution.


  • Mais des énoncés peuvent être ironiques sans pour autant être des figures de style reconnues :

« Beau temps, n'est-ce pas ? » produit par un agriculteur après trois mois de sécheresse alors que le soleil est radieux.

« Encore un petit peu plus de bazar ? » produit par une mère qui souhaite que son enfant range sa chambre.

« — Que fait Jules ? — Il étudie ... » produit par le père de Jules
pour signifier à sa femme que Jules flirte dans sa chambre avec sa
camarade de classe.

Finalement, les définitions de l'ironie oscillent entre un point de vue restreint et un point de vue élargi (Mercier-Leca, 20031).
Du point de vue restreint, l'ironie se limite à dire l'inverse de ce
que l'on pense (antiphrase ironique) mais cette perspective ne rend pas
compte de toutes les formes d'ironie existantes. D’un point de vue
élargi, le discours ironique est un discours dans lequel on fait
entendre autre chose que ce que disent les mots (et non pas
spécifiquement l'inverse) mais cette définition, trop large, s’applique
non seulement à l’ironie mais aussi à la quasi-totalité des formes de
langage non-littéral (telles que la métaphore).

Devant la difficulté à établir une définition qui circonscrive
spécifiquement ce qu'est l'ironie verbale, différentes théories
psycholinguistiques ont émerg


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hafsa hafosa
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مُساهمةموضوع: رد: le ton ironique    الأحد 02 يونيو 2013, 19:29

La théorie gricéenne


Selon Paul Grice (1975)2,
la conversation est sous-tendue par un « principe de coopération » qui
stipule que les interlocuteurs respectent un certain nombre de règles,
les maximes conversationnelles. Parmi ces maximes conversationnelles, la
maxime de qualité spécifie que « l'on ne doit pas dire ce que l'on
pense être faux ». Grice définit alors l'ironie comme un énoncé dont la
maxime de qualité a été transgressée. Il revient alors à l’interlocuteur
de produire une implicature conversationnelle
(une inférence sur le signifié) pour rétablir le respect de la maxime
transgressée. Cette implicature sera générée suite au constat d’une
contradiction entre la structure de l’énoncé (ce qui est dit) et le
contexte d’énonciation. Il peut s'agir par exemple de dire à un joueur
de football ayant marqué contre son camp : « Encore un très beau but ! »
pour signifier que le footballeur a mal joué. L’intérêt de cette
théorie réside dans la définition d’une condition qui permet de juger
qu’un énoncé est ironique ou non : la violation de la maxime de qualité.
Le problème est que la violation d’autres maximes que celle de qualité
peut produire des énoncés ironiques ce qui a pour conséquence un échec
de la définition gricéenne de l’ironie à caractériser entièrement son
sujet. Le principal apport de Grice est d'avoir fait de l'ironie un
phénomène résolument pragmatique,
c'est-à-dire un phénomène linguistique dont l'interprétation adéquate
ne peut se faire qu'avec une prise en compte du contexte d'énonciation.

L'ironie comme négation indirecte


Rachel Giora et ses collaborateurs (1995)3
ont considérablement fait évoluer l’approche gricéenne en proposant une
réponse à la critique suivante : le sens non-littéral d’un énoncé
ironique n’est pas la négation directe de sa forme littérale. En effet,
dire « Tu es si fin ! » ne signifie pas forcément que l’on signifie « Tu
es bête ». Cela peut, par exemple, vouloir dire « Certes, tu es fin
mais tu manques de modestie ». C’est pour cette raison que Giora propose
le concept de « négation indirecte ». À la différence de la négation
directe, la négation indirecte admet plusieurs interprétations situées
entre le sens littéral et le sens strictement opposé. Le sens littéral
n’est pas écarté au profit du sens implicite. Les deux significations
sont conservées en mémoire et participent à la construction du sens
final.

L'ironie comme impropriété pertinente


Selon Salvatore Attardo (2000)4,
un énoncé ironique est défini comme un énoncé inapproprié au regard du
contexte, qui reste néanmoins pertinent dans l'interaction. On n’accède
pas au sens ironique d’un énoncé par son sens littéral (en cherchant
l’inverse du sens littéral par exemple). En créant de l’impropriété, le
sens littéral n’aurait comme fonction que de signaler à l’interlocuteur
que le locuteur est ironique, c'est le contexte qui permet d'inférer
entièrement le sens ironique. L’impropriété peut naturellement
apparaître au travers de la violation des différentes maximes
conversationnelles de Grice mais pas seulement. Un énoncé ne
transgressant aucune maxime peut être ironique simplement parce qu’il
n’est pas approprié au regard du contexte. La maxime conversationnelle
la plus à même de définir l'ironie selon Attardo serait : « être
contextuellement approprié ». Finalement, un énoncé est ironique s’il
remplit les 4 conditions suivantes :


  1. L'énoncé est contextuellement inapproprié.
  2. Malgré tout, l’énoncé est pertinent dans la conversation.
  3. Le locuteur de l’énoncé a conscience de l’impropriété et l’a produite intentionnellement.
  4. Le locuteur suppose qu’une partie au moins de son public reconnaitra les points 2 et 3.

L'ironie comme mention échoïque


Wilson et Sperber (1992)5
décrivent l’ironie comme un type d’énoncé spécifique où l’on
« mentionne » un énoncé antérieur. On fait écho à la parole de quelqu’un
en reprenant cette parole, en général pour la moquer, la critiquer.
Imaginons par exemple que dans les vestiaires avant un match, Olivier,
l'attaquant déclare qu'il est en grande forme. Néanmoins, pendant le
match, il rate toutes ses occasions de but. Dire « Olivier était
vraiment en grande forme aujourd’hui ! » est un énoncé ironique parce
qu'il fait écho, mention à la déclaration d'Olivier avant le match. Les
théories échoïques reposent sur une dissociation énonciative : le
locuteur mentionne des propos dont il se dissocie, qu’il impute à tort
ou à raison, à sa cible qui peut-être un individu, un groupe ou même une
partie de lui-même, dont il se distancie au moment de l’énonciation
ironique. Cette approche a le mérite d’expliquer pourquoi des locuteurs
décident d’employer l’ironie ce que ne fait pas la théorie gricéenne. Il
s’agit pour le locuteur d’exprimer son attitude (en général critique) à
l’égard de l’énoncé auquel il fait écho.

Cependant, de nombreux exemples d’ironie semblent ne faire écho à
aucun énoncé antérieur. Pour cette raison, Sperber et Wilson ont élargi
leur concept, passant de celui de « mention » à celui
« d’interprétation », soit un écho plus ou moins lointain de pensées ou
de propos, réels ou imaginaires, attribués ou non à des individus
définis (il peut s’agir simplement d’une référence à une croyance
populaire trouvant une forme propositionnelle dans les proverbes par
exemple). Par exemple, l'énoncé « Belle journée pour un pique-nique ! »
alors qu'il pleut fait écho au fait qu'un pique-nique sous la pluie est
un pique-nique raté. Mais on verse ici dans le problème inverse : bien
des énoncés qui reposent sur une « interprétation » ne sont pas
nécessairement ironiques.

La théorie du rappel échoïque


Pour Kreuz et Glucksberg (1989)6,
si s’exprimer ironiquement ne nécessite pas forcément la mention
échoïque d’un énoncé antérieur, l’ironie implique toujours le rappel
d’un événement antécédent, une norme sociale, une attente partagée en
décalage avec la situation présente. C’est la théorie « du rappel
échoïque ». Si une nouvelle fois, cette proposition est insuffisante
pour décrire l'ensemble des énoncés ironiques, l’idée qu’un trait
caractéristique de l’ironie est un décalage entre les attentes et la
réalité effective est essentielle et sera reprise.

La théorie du faux-semblant


Selon Clark et Gerrig (1984)7,
si l’écho n’est pas un trait obligatoire de l’ironie, en revanche, on
retrouve toujours la même attitude chez le locuteur : celui-ci feint de
tenir un discours auquel en fait il n’adhère pas. Son but serait de
critiquer, voire de ridiculiser, la position tenue par la personne qui
pourrait tenir un tel discours de manière sincère. L’ironie permet au
locuteur de se distancier du discours qu’il produit. La compréhension de
l’ironie reviendrait pour un interlocuteur à reconnaitre les différents
rôles joués. Ici, c’est la mise en scène qui permet de souligner le
contraste entre ce qui est réel et ce qui était attendu.

La théorie du faux-semblant allusif


La théorie du faux-semblant allusif par Kumon-Nakamura, Glucksberg et Brown (1995)8
est l'une des théories les plus abouties. Selon ses auteurs, deux
traits seraient nécessaires et suffisants pour décrire l’ironie :
l’allusion et le faux-semblant.

Comme la notion de « rappel » de Kreuz et Glucksberg (1989), l'allusion
n’est pas simplement une référence à un propos ou un événement passé
mais renvoie spécifiquement à une divergence entre ce qui était attendu
et ce qui est en fait. L’important n’est plus le décalage entre le dit
et le signifié mais entre « ce qui est dit » et « ce qui aurait dû être
dit au regard du contexte ». Néanmoins, contrairement à Kreuz et
Glucksberg, Kumon-Nakamura et ses collaborateurs ne supposent pas qu'un
rappel explicite à un événement antérieur est nécessaire, une simple
allusion suffit.

Le faux-semblant renvoie à l'idée que les énoncés ironiques
sont caractérisée par une « insincérité pragmatique ». il s’agit pour le
locuteur de transgresser délibérément et ouvertement l’une des règles
pragmatiques (en général, la condition de sincérité, voir Searle, 1969)9.
Selon les auteurs, le concept d’insincérité pragmatique est beaucoup
plus heuristique pour décrire l’ironie que le principe de négation du
sens littéral (directe ou indirecte) qui prévaut dans la perspective
gricéenne classique. Pour juger de l’ironie d’une phrase, il ne faut pas
tant s’intéresser à si elle est vraie ou fausse au regard du contexte
(ce qui est ou ce qui n’est pas), mais à si elle est sincère ou
insincère. L’insincérité pragmatique distingue efficacement l’ironie des
métaphores ou des demandes indirectes qui sont jugées sincères.
Néanmoins, cette théorie du faux-semblant allusif a été l'objet de
critiques car jugée encore trop restrictive (Utsumi, 2000)10

Conclusion


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hafsa hafosa
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مُساهمةموضوع: رد: le ton ironique    الأحد 02 يونيو 2013, 19:30

Les fonctions de l'ironie


Dans la communication quotidienne


L'ironie s’utilise essentiellement dans des situations où le locuteur
souhaite véhiculer une attitude critique à l’égard d’une situation,
d’un objet ou d’une personne. Le principal intérêt de produire un énoncé
critique ironiquement plutôt que littéralement serait de modifier
l’intensité de la critique sous-jacente à l’énoncé. Si la plupart des
chercheurs s’accordent sur ce point, ceux-ci sont divisés sur la
question de savoir si l’ironie va nuancer la critique ou au contraire la
rendre plus saillante.


  • L’hypothèse de la nuance. Développée par Shelly Dews (1995)12, l’hypothèse de la nuance (Tinge hypothesis)
    suppose que l’ironie permet d’adoucir, de nuancer la portée évaluative
    d’un message comparée à sa version littérale. Dans leurs études, les
    auteurs démontrent que les critiques ironiques sont perçues comme étant
    moins critiques que les critiques littérales. À l’inverse, les
    compliments ironiques sont perçus comme étant moins élogieux que leurs
    équivalents littéraux. De ce point de vue, l’ironie permettrait de
    « sauver la face ». Le terme « face » est ici utilisé dans le sens que
    lui donne le sociologue Erving Goffman (1974)13,
    c'est-à-dire l’ensemble des images valorisantes que l’on tente de
    construire de soi et d’imposer aux autres lors d’une interaction. Dire
    « Ne m’aide pas surtout ! » plutôt que « Aide-moi ! » permet d’éviter de
    donner un ordre et de passer pour une personne directive, rustre et
    impolie (ce qui est menaçant pour notre face). C’est pour cette même
    raison que l’on préfèrera souvent une demande indirecte (« Auriez-vous
    du sel, s’il vous plaît ? ») à une demande directe (« Donnez-moi du
    sel ! »).


  • L’hypothèse de l’ironie agressive. À l’opposé de l’hypothèse
    de la nuance, un certain nombre de chercheur défendent l’idée selon
    laquelle l’ironie permet d’accentuer une critique. L’idée a été
    développée pour la première fois par Sigmund Freud (1905)14.
    Pour cet auteur, le choix de la non-littéralité permet d’exprimer une
    agressivité qui aurait été socialement inacceptable énoncée
    littéralement. L’idée a été reprise et soutenue expérimentalement par
    des auteurs plus contemporains (Colston, 1997)15.

Il semble que l’ironie puisse remplir les deux fonctions (atténuer et accentuer) selon des critères difficiles à arrêter.

L’ironie a d’autres fonctions que la modification de l’intensité de
la critique mais ces fonctions ne sont pas communes à tous les énoncés
ironiques. Ainsi un certain nombre d’énoncés ironiques permettent à ceux
qui les produisent d’avoir l’air drôle, souvent parce que dire
l’inverse de ce qui est attendu est surprenant et incongru. Un autre
intérêt de l’ironie, qui pourrait justifier son utilisation dans
certains cas, est qu’elle peut être ambigüe. Ainsi, elle permet à un
locuteur de signifier quelque chose sans le dire directement, laissant à
ses interlocuteurs la responsabilité de l’interprétation. De ce point
de vue, l’ironie est une forme de langage non-littéral privilégiée pour
les discours transgressifs. En dernier recours, un locuteur ayant
produit un énoncé transgressif de manière ironique pourra arguer que son
discours était à prendre au premier degré quant à l’inverse un locuteur
ayant produit un discours explicitement raciste ou sexiste, pourra
prétendre qu’il ironisait. L'aspect parfois ambigüe de l'ironie peut
aussi permettre de véhiculer des messages entre initiés : ceux qui
saisissent l’ironie se reconnaissent mutuellement, ce qui renforce la
cohésion sociale


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