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 Les Mémoires

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مُساهمةموضوع: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:26

Période V
Séquence I
Semaine 4

Genre littéraire : Récit de vie à la 1ère personne
Type de récit de vie : Les Mémoires

Je retiens :

Les mémoires (nom masculin, « récit qu’une personne
fait par écrit des choses, des événements auxquels elle a participé ou
dont elle a été témoin » (Grand Robert de la langue française)) :
à la différence de l’autobiographie, les mémoires ont pour objet
principal l’histoire ou la société, les événements qui se sont déroulés
autour du mémorialiste
qui est un personnage public (la perspective est
historique). Le narrateur est à la fois témoin et personnage principal.
Exemples : cardinal de Retz, Saint-Simon. C’est différent pour les Mémoires de Chateaubriand : celui-ci est également autobiographe. De même, les Mémoires d’une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir sont bien une autobiographie




Les Mémoires
(uniquement au masculin pluriel dans cette acception) sont des œuvres
historiques et parfois littéraires ayant pour objet le récit de sa
propre vie considérée comme révélatrice d’un moment de l’Histoire. Plus
précisément, il s’agit d’un recueil de souvenirs qu’une personne rédige à
propos d’événements historiques ou anecdotiques, publics ou privés.

Des mémoires
ont été écrits depuis l’Antiquité, comme l’illustre l’exemple
emblématique des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César.
Puis, le genre s’est établi au Moyen Âge avec Geoffroi de Villehardouin,
Jean de Joinville ou Philippe de Commynes, avant de se développer à la
fin de la Renaissance, essentiellement en France (exemple : Blaise de
Monluc) et jusqu’à l’âge classique, avec La Rochefoucauld, Retz,
Saint-Simon. Le genre des Mémoires
s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui avec de grands textes au XXe siècle
(Churchill, De Gaulle), mais aussi avec des témoignages de toute sorte
et des récits de vie de célébrités souvent écrits avec l’aide de
collaborateurs (Philippe Noiret, Mémoire cavalière). Il en va de même
pour les récits de moments hors du commun qui, sans mériter le nom de mémoires
parce que la période considérée reste limitée, relèvent de "l’écriture
mémorialiste" et ont parfois produit de grands textes littéraires comme
ceux d’Ernst Jünger (Orages d'acier) et de Roland Dorgelès (Les
Croix de bois) pour la Première Guerre mondiale, ou de Primo Levi avec
Si c'est un homme et Elie Wiesel avec La Nuit sur leur expérience
concentrationnaire.

Les Mémoires
appartiennent au genre autobiographique qui associe écriture de soi et
récit de vie mais ils se distinguent de l’autobiographie définie par la
critique moderne par le fait qu’ils mettent l’accent sur le contexte
historique de la vie de l’auteur et sur ses actes plus que sur
l’histoire de sa personnalité et sa vie intérieure. Les mémoires relèvent donc prioritairement de l’Histoire et de l’historiographie. La qualité littéraire de certains textes les a fait reconnaître comme appartenant à la littérature et dans ce sens on peut parler d’un genre littéraire des Mémoires. Certains mémoires sont d’ailleurs considérés comme des chef-d’œuvres littéraires : c’est le cas des œuvres citées précédemment ou des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, qui montrent bien la difficulté de la catégorisation entre Mémoires
et autobiographie. Le travail sur le style, le questionnement de la
mémoire et le souci de parler de l’humanité entière à travers le récit
de sa vie sont la marque des Mémoires que la littérature place à l’égal des grandes œuvres des romanciers qui ont d’ailleurs souvent été fascinés par les mémorialistes et qui se sont nourris de leurs lectures comme Stendhal, Balzac, Dumas ou Marguerite Yourcenar



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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:30




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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:33

Les mémoires (uniquement au masculin pluriel dans cette acception) sont des œuvres historiques et parfois littéraires ayant pour objet le récit de sa propre vie considérée comme révélatrice d’un moment de l’Histoire. Plus précisément, il s’agit d’un recueil de souvenirs qu’une personne rédige à propos d’événements historiques ou anecdotiques, publics ou privés, auxquels elle a participé ou dont elle a été le témoin.Des mémoires ont été écrits depuis l’Antiquité, comme l’illustre l’exemple emblématique des Commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César. Puis, le genre s’est établi au Moyen Âge avec Geoffroi de Villehardouin, Jean de Joinville ou Philippe de Commynes, avant de se développer à la fin de la Renaissance, essentiellement en France (exemple : Blaise de Monluc) et jusqu’à l’âge classique, avec La Rochefoucauld, Retz, Saint-Simon. Le genre des Mémoires s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui avec de grands textes au XXe siècle (Churchill, De Gaulle),
mais aussi avec des témoignages de toute sorte et des récits de vie de
célébrités souvent écrits avec l’aide de collaborateurs (Philippe Noiret, Mémoire cavalière). Il en va de même pour les récits de moments hors du commun qui, sans mériter le nom de mémoires
parce que la période considérée reste limitée, relèvent de "l’écriture
mémorialiste" et ont parfois produit de grands textes littéraires comme
ceux d’Ernst Jünger (Orages d'acier) et de Roland Dorgelès (Les Croix de bois) pour la Première Guerre mondiale, ou de Primo Levi avec Si c'est un homme et Elie Wiesel avec La Nuit sur leur expérience concentrationnaire.
Les Mémoires appartiennent au genre autobiographique qui associe écriture de soi et récit de vie mais ils se distinguent de l’autobiographie
définie par la critique moderne par le fait qu’ils mettent l’accent sur
le contexte historique de la vie de l’auteur et sur ses actes plus que
sur l’histoire de sa personnalité et sa vie intérieure. Les mémoires relèvent donc prioritairement de l’Histoire et de l’historiographie. La qualité littéraire de certains textes les a fait reconnaître comme appartenant à la littérature et dans ce sens on peut parler d’un genre littéraire des Mémoires. Certains mémoires sont d’ailleurs considérés comme des chef-d’œuvres littéraires : c’est le cas des œuvres citées précédemment ou des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, qui montrent bien la difficulté de la catégorisation entre Mémoires et autobiographie.
Le travail sur le style, le questionnement de la mémoire et le souci de
parler de l’humanité entière à travers le récit de sa vie sont la
marque des Mémoires que la littérature place à l’égal des grandes œuvres des romanciers qui ont d’ailleurs souvent été fascinés par les mémorialistes et qui se sont nourris de leurs lectures comme Stendhal, Balzac, DumasMarguerite Yourcenar



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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:34


Mémoires d'Outre-tombe, IIIe partie, Ière époque, livre VI, ch. 16

La Bataille de Waterloo ... Les Mémoires de CHATEAUBRIAND

Le 18 juin 1815, vers midi, je sortis de Gand par la porte de
Bruxelles ; j'allai seul achever ma promenade sur la grande route.
J'avais emporté les Commentaires de César et je cheminais
lentement, plongé dans ma lecture. J'étais déjà à plus d'une lieue de la
ville, lorsque je crus ouïr un roulement sourd : je m'arrêtai, regardai
le ciel assez chargé de nuées, délibérant en moi-même si je
continuerais d'aller en avant, ou si je me rapprocherais de Gand dans la
crainte d'un orage. Je prêtai l'oreille ; je n'entendis plus que le cri
d'une poule d'eau dans des joncs et le son d'une horloge de village. Je
poursuivis ma route : je n'avais pas fait trente pas que le roulement
recommença, tantôt bref, tantôt long et à intervalles inégaux ;
quelquefois il n'était sensible que par une trépidation de l'air,
laquelle se communiquait à la terre sur ces plaines immenses, tant il
était éloigné. Ces détonations moins vastes, moins onduleuses, moins
liées ensemble que celles de la foudre, firent naître dans mon esprit
l'idée d'un combat. Je me trouvais devant un peuplier planté à l'angle
d'un champ de houblon. Je traversai le chemin et je m'appuyai debout
contre le tronc de l'arbre, le visage tourné du côté de Bruxelles. Un
vent du sud s'étant levé m'apporta plus distinctement le bruit de
l'artillerie. Cette grande bataille, encore sans nom, dont j'écoutais
les échos au pied d'un peuplier, et dont une horloge de village venait
de sonner les funérailles inconnues, était la bataille de Waterloo !



Auditeur silencieux et solitaire du formidable arrêt des destinées,
j'aurais été moins ému si je m'étais trouvé dans la mêlée : le péril, le
feu, la cohue de la mort ne m'eussent pas laissé le temps de méditer ;
mais seul sous un arbre, dans la campagne de Gand, comme le berger des
troupeaux qui paissaient autour de moi, le poids des réflexions
m'accablait : Quel était ce combat ? Etait-il définitif ? Napoléon
était-il là en personne ? Le monde comme la robe du Christ, était-il
jeté au sort ? Succès ou revers de l'une ou de l'autre armée, quelle
serait la conséquence de l'événement pour les peuples, liberté ou
esclavage ? Mais quel sang coulait ! chaque bruit parvenu à mon oreille
n'était-il pas le dernier soupir d'un Français ? Etait-ce un nouveau
Crécy, un nouveau Poitiers, un nouvel Azincourt, dont allaient jouir les
plus implacables ennemis de la France ? S'ils triomphaient, notre
gloire n'était-elle pas perdue ? Si Napoléon l'emportait que devenait
notre liberté ? Bien qu'un succès de Napoléon m'ouvrit un exil éternel,
la patrie l'emportait dans ce moment dans mon coeur ; mes voeux étaient
pour l'oppresseur de la France, s'il devait, en sauvant notre honneur,
nous arracher à la domination étrangère.


Wellington triomphait-il ? La légitimité rentrerait donc dans Paris
derrière ces uniformes rouges qui venaient de reteindre leur pourpre au
sang des Français ! La royauté aurait donc pour carrosses de son sacre
les chariots d'ambulance remplis de nos grenadiers mutilés ! Que sera-ce
qu'une restauration accomplie sous de tels auspices ?... Ce n'est là
qu'une bien petite partie des idées qui me tourmentaient. Chaque coup de
canon me donnait une secousse et doublait le battement de mon coeur. A
quelques lieues d'une catastrophe immense, je ne la voyais pas ; je ne
pouvais toucher le vaste monument funèbre croissant de minute en minute à
Waterloo comme du rivage de Boulaq, au bord du Nil, j'étendais
vainement mes mains vers les Pyramides.



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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:34



Etude du texte de Chateaubriand: La bataille de Waterloo..




  • Chateaubriand:
    Parallèlement
    à une riche carrière d'écrivain, Chateaubriand a joué un rôle politique
    important, d'abord en s'opposant à l'Empire, puis en servant les Bourbons.
    Il a exercé sur les
    Romantiques une très vive influence par sa mélancolie, son pessimisme,
    son imagination, son sentiment de la nature et son lyrisme personnel.
    Quelques oeuvres à connaître: René; Mémoires d'outre-tombe; Atala.

Présentation de l'auteur
Auteur romantique du XIXème siècle. Son œuvre, les Mémoires
d'outre-tombe, relève de l'autobiographie. Il va y avoir, en partie, le
récit rétrospectif de la vie de Chateaubriand et l'évocation de faits
historiques. Ici l'auteur évoque la bataille de Waterloo (défaite de
Napoléon qui a mis fin à l'empire) : c'est un élément historique clef.
Plus précisément, Chateaubriand évoque ici sa propre découverte de la
bataille.

I. L'auteur témoin d'un fait historique
1. Témoin
direct
: Chateaubriand se met en scène ; c'est ici un témoin auditif (champ
lexical du son) => forme de présence physique. Il y a évocation de
différents bruits. Les
premiers bruits perturbent cette situation initiale de calme, de
promenade. Puis il y a prolongement de ces bruits ; Chateaubriand ne les identifiera qu'après un certain
temps.



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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:35


Mémoire d’outres tombes, François René de Chateaubriand
Introduction
:
très belle page de mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand paru en
1848. L’auteur a écrit ses mémoires pour donner une image fidèle des
évènements historiques qui ont bouleversé l’histoire de la France et
auxquelles il a été Mêlé (1768-1848) en tant que député, un ministre et
ambassadeur. Cette page décrit la journée du 18 juin 1815, bataille de
Waterloo, à laquelle il assiste de loin.
I – La description
Plusieurs
sensations : auditives=> guerre / visuelles=> paix. Il y a une
différence de temps avec l’imparfait utilisé pour la description et le
passé simple pour la réflexion. On remarque une gradation du texte ;
celle-ci est vu dans les mots encadrant le paragraphe : les premiers
donnant les indications de temps et de lieux indispensable et les 3
derniers, le nom de l’évènement. Aussi dans ce paragraphe, très forte
opposition entre paix et guerre : paix soulignée par la description de
la nature avec plusieurs notations réalistes (champ de houblon,
peuplier, plaines immenses) et de ces notations sur la nature se dégage
une impression de calme total grâce à des notations très fines qui
viennent rompre le silence (je n’entendis plus que le cri d’une poule
d’eau (l.7) : le son d’une horloge m(l.).
L’auteur prête une signification à l’horloge mais révélé seulement à la
fin du paragraphe. Ces notations de bruits s’opposent aux bruits de
guerre (roulements, détonations, artilleries, batailles). On remarque
aussi que les premiers sons liés à la guerre sont attribués à l’orage
(ciel chargé de nuages => comparaison symbolique) confirmée à la l.14
par le mot « foudre » et elle prépare le paragraphe suivant. La
dernière phrase du paragraphe est remarquablement écrite puisqu’elle ne
révèle le nom qu’à la fin de la phrase. Le mot « bataille » encadre la
phrase. Il y a 2 points importants ; la présence de l’auteur comme
témoin mais évoqué avec le terme lointain de « écho » (sincérité de
l’auteur). Dans la dernière phrase, il y a un mot important qui est le
mot « funérailles » mis en valeur par l’adjectif « inconnu » et ce terme
instaure une atmosphère pesant pour le deuxième paragraphe.
II – La réflexion
La
première phrase a pour fonction de prévenir les reproches et les
remarques éventuelles des futurs lecteurs. Elle permet aussi de
justifier les réflexions qui vont suivre et elle place Chateaubriand en
position de témoin. Sa possible appartenance au quand des guerriers
avaient déjà été évoqué dans le premier paragraphe, par le titre du
livre emporté par Chateaubriand. A la l.2, il disait être en train de
lire les commentaires de César (commentaires de la guerre des Gaules de
J. César). Jules César était alors celui qui a mené une longue bataille
contre les tribut)s gauloises dressé contre l’envahisseur Romain et
c’est Jules César qui a finit par obtenir la capitulation de
Vercingétorix qui avait le premier réunit des différents tribus.
Chateaubriand montre ainsi son intérêt pour les problèmes de stratégie
mais il s’agit aussi d’un lien avec Bonaparte puisque les commentaires
étaient le livre préféré de Bonaparte. Après ces remarques, suivent un
certain nombre de réflexions, selon la modalité interrogative. Ces
réflexions sont souvent sur le mode binaire. Elle repose souvent sur des
antithèses (l.26 : succès ou revers ; l.27 liberté ou esclavage). Le
témoin est ici partagé entre 2 positions : choisir l’intérêt personnel
ou choisir l’intérêt publique. Ce qui permet d’opposer Bonaparte à
Chateaubriand et ainsi de grandir l’importance du témoin. Cette
opposition se voit dans certaines phrases (entre Napoléon et « je »)
comme à la l.32. Cette mise en valeur du témoin se voit aussi dans
certaines hyperboles (l.32 : exile éternel). Le témoin placé devant un
choix capital va choisir l’intérêt publique, il efface ses propres
opinions politiques pour préférer la liberté nationale. On relève ainsi
le passage de la première personne du singulier à la première personne
du pluriel. L’évocation des 3 grandes batailles historiques montre que
Chateaubriand a pleinement conscience de l’importance de l’évènement
dont il entend seulement les échos. Mais dans ce passage, il ne se
contente pas de réfléchir, il montre aussi son attachement affectif à la
nation. Il a recourt ainsi au registre pathétique (l.28-29). La
remarque de la l.33 : « l’emportait dans mon cœur » confirme cet
attachement affectif mais il a recourt aussi à un autre registre qui est
épique qui confirme l’importance du moment, le vocabulaire utilisé est
noble : liberté, honneur.
Conclusion
C’est une page
caractéristique de mémoire car elle mêle témoignage historique et
personnel. Dans cette très belle page, Chateaubriand sculpte sa propre
statue puisqu’il réussit à se classer presque au même rang que Napoléon :
il justifie son absence sur le lieu du combat et affirme sa force de
patriote et il arrive en même temps à faire prendre conscience au
lecteur de tous les enjeux de cette très célèbre bataille.



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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:36



Dans ces mémoires,feu SM Hassan II évoque d’abord son adolescence et les temps les
plus sombres du protectorat. Nous voyons le jeune prince héritier,
Hassan, ardent militant nationaliste, participer avec fougue à la lutte
pour l’indépendance que mène son père, Mohamed V.


Une
fois sur le Trône, c’est un autre combat que doit mener Feu SM Hassan
II. Il entreprend de construire une nation moderne, de régler le
problème des frontières bouleversées par les aventures coloniales, tout en maintenant la paix et en instaurant la justice sociale.

Dans son ouvrage : "Le Défi", S.M. Hassan II a écrit à propos du 20 août 1953
(...)
Mon père ne cède pas. Le 20 août 1953, premier jour de l'Aïd El Kébir,
la Grande Fête islamique, Rabat est en état de siège. Il est 13h30
lorsque le Roi, qui achève de

Le
Palais est encerclé; chars et voitures blindées pointent leurs canons
et leurs mitrailleuses sur la grande porte. Le général Guillaume arrive,
escorté de troupes spéciales armées de mitraillettes. Notre garde est
désarmée, collée face au mur les bras en l'air.

Le
résident entre dans le salon d'audience en compagnie du général Duval,
commandant supérieur des troupes françaises au Maroc, de M. Dutheil,
directeur de la Sûreté et de quelques autres fonctionnaires. Mon père a
eu tout juste le temps de passer une djellaba sur son pyjama.

La chaleur est étouffante. Le résident s'adresse brièvement au Souverain:
-
Le gouvernement français, pour des raisons de sécurité, vous demande
d'abdiquer. Si vous le faites de plein gré, vous pourrez, vous et votre
famille vivre en France librement et hautement considérés.

Mon père, très calme, refuse et dit :
-
Rien dans mes actes et mes paroles ne saurait justifier l'abandon d'une
mission dont je suis le dépositaire légitime. Si le gouvernement
français considère la défense de la liberté et du peuple comme un crime
qui mérite châtiment, je tiens cette défense pour une vertu digne
d'honneur et de gloire.

Le général prie Si Maâmri, que nous connaissons, de traduire bien exactement ses paroles :
-
Si vous n'abdiquez pas immédiatement de votre plein gré, j'ai mission
de vous éloigner du pays, afin que l'ordre public soit maintenu.
Afin que Si Maâmri puisse fidèlement traduire, le Roi répond lentement :
-
Je suis le Souverain légitime du Maroc, jamais je ne trahirai la
mission dont mon peuple confiant et fidèle m'a chargé. La France est
forte, qu'elle agisse comme elle l'entend.

Tout est dit. Le général nous fait appeler mon frère Moulay Abdallah et moi. Il se tourne vers le Souverain :
-
Nous vous emmenons, vous et vos deux fils. Il fait signe à un officier
de gendarmerie qui, revolver au poing, pousse mon père devant lui, je
crains qu'il soit abattu sur place. Nous suivons, mon frère et moi,
poussés nous aussi, deux mitraillettes braquées sur notre dos. Nous
sommes embarqués dans trois voitures, sans qu'il nous soit même permis
de changer de vêtements et d'emporter le moindre bagage. Conduits à
l'aérodrome militaire de Souissi, nous y sommes gardés à vue.

Mon
père demande à boire. Mais on nous donne l'ordre de prendre place dans
un DC-3 dont le moteur tourne. J'interviens alors : mon père malade,
supportera difficilement un voyage aérien. On téléphone au médecin du
Roi, le Dr Dubois-Roquebert qui accourut et confirme mes craintes. On ne
tient aucun compte de son avis. Un gendarme tend au Souverain sa
gamelle avec un peu d'eau. Il remercie et refuse. On nous pousse dans
l'avion qui décolle pour une destination inconnue, à 14 heures 45.


allions-nous ? Nous n'en savions rien. Ce DC-3, destiné à
l'entraînement des parachutistes, était dépourvu de tout confort. Outre
l'équipage et le colonel Carbonier, de la Résidence générale, nous
étions environnés d'une douzaine de policiers armés jusqu'aux dents, qui
saucissonnaient au vin rouge, fumaient et échangeaient des
plaisanteries qui n'étaient pas des plus fines. Plus tard, ils jouèrent à
la belote. Je reconnus l'accent corse.

L'avion tanguait, piquait
du nez et se traînait à une vitesse de croisière qui dépassait à peine
le 200 km/h. Nous passâmes au-dessus de Meknès, Fès, Taza, Oujda et
longeâmes la côte algérienne. Puis l'avion avait survolé la
Méditerranée.
La rudesse du traitement que nous subissions me faisait
craindre le pire pour mon père. Exténué de fatigue, il se coucha sur un
banc de bois. Je le soutins de mon mieux. Il murmura :

- Je ne vois pas la terre de nos pères. Adieu chère patrie. Que Dieu protège tous les nôtres ! ils vont souffrir et nous ne pourrions plus rien faire pour eux...
Il avait les
larmes aux yeux et nous priâmes tous trois en silence. Peu après, le
colonel Carbonier nous révéla que notre destination pourrait bien être
la Corse.

En effet, l'avion se posa vers 22 heures sur
l'aérodrome d'Ajaccio. Nous descendîmes de l'appareil, le colonel
disparut et, dans la nuit, nous fûmes entourés par des soldats en armes,
à l'attitude équivoque. S'agissait-il d'un service d'ordre, ou d'un
peloton d'exécution ? Enfin arriva à la tête d'un important cortège, le
préfet de la Corse, M. Sarveux. C'était un galant homme qui pria mon
père de l'excuser : on venait tout juste de le prévenir de notre
arrivée. Nous fûmes ses hôtes à la préfecture, où le Souverain passa la
nuit à prier. Telle fut la première étape de notre exil.

Nous
nous retrouvâmes en famille à Zonza, au sud-est de l'île à l'Hôtel du
Mouflon d'or puis à l'Hôtel Napoléon de l'île Rousse, surveillés jour et
nuit par une centaine de gendarmes, de gardes républicains et de
policiers. En notre triple qualité de bannis, de proscrits et de
déportés, il nous était impossible de ne pas évoquer l'île d'Elbe et
Sainte-Hélène.

Nous étions prisonniers mais à nos frais. Le
Souverain devait payer notre prison, le personnel de l'hôtel et nos
gardiens. Nous passâmes trois mois à l'île Rousse et le gouvernement
français préleva, sur les
"biens personnels du Sultan", mis sous séquestre, la modique somme de
vingt-six millions de francs qui servit à payer la note de l'hôtelier,
ainsi que l'entretien des soldats et policiers qui, autour de nous,
faisaient vigilance.

Je n'ai jamais pu comprendre comment M.
Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères avait pu croire que
notre captivité signifiait une victoire de la "Croix sur le Croissant",
ce qui, ajoutait-il, "le faisait rêver à Jérusalem". A son avis, la
Corse était trop proche du Maroc. Il redoutait que nous fussions enlevés
par un commando, aussi mystérieux que redoutable qui n'existait que
dans l'imagination des journalistes spéciaux.

Néanmoins fin
janvier 1954, nous fûmes transférés à Madagascar, en attendant qu'une
"résidence définitive" nous fût préparée dans le Pacifique, Tahiti,
c'est ainsi que nous nous retrouvâmes tous à Antsirabé à 160 km au sud
de Tananarive, à l'hôtel des Thermes, établissement qui me semblait
évadé d'un roman de Joseph Conrad annoté par Marcel Proust.

Les premiers mois d'exil furent les
plus pénibles. Le Souverain pensait surtout à son peuple en détresse.
Ce qui l'affectait aussi c'est la calomnie dont il se savait accablé par
la presse, en France et au Maroc, alors qu'il était captif et empêché
de se justifier



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oumaima jamil
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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 21:52

:uuuuuuuuuuf: :uuuuuuuuuuf: :uuuuuuuuuuf:
merci bop


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مُساهمةموضوع: رد: Les Mémoires   السبت 15 ديسمبر 2012, 22:54





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