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 La tragédie

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عبدالله ناجح
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مُساهمةموضوع: La tragédie   الإثنين 03 ديسمبر 2012, 09:05

La tragédie
Selon la définition du Petit Robert, la tragédie est : « une œuvre dramatique en vers, présentant une action tragique dont les événements, par le jeu de certaines règles ou bienséances se traduisent essentiellement en conflits intérieurs chez des personnages illustres aux prises avec un destin exceptionnel ». Ce qu’il faut mentionner, et ce que le dictionnaire mentionne aussi d’ailleurs, c’est qu’elle nous vient de la Grèce antique. Plus précisément, elle est née du dithyrambe, culte fait au dieu Dionysos. Voyons donc les deux grandes périodes de la tragédie : la période antique et la période classique.
Première partie : la tragédie antique ou le début des œuvres lyriques et dramatiques
Tout a commencé par la présence d’un chœur qui célébrait le dieu en se produisant autour de son autel. Par la suite, on a ajouté les acteurs dans ces cultes faits au dieu Dionysos et c’est ce qui a permis les dialogues tels qu’on les connaît dans la tragédie grecque. Eschyle a été le premier à les introduire au cinquième siècle av. J.-C., mais c’est Sophocle et Euripide qui les rendirent plus importants dans leurs écrits en préférant comme héros l’homme aux dieux. Les représentations tragiques de cette époque étaient aussi importantes que les cérémonies religieuses. Le théâtre était construit en demi-cercle à ciel ouvert, les acteurs donnaient un jeu brillant et terriblement stupéfiant, parés des plus beaux costumes. Les thèmes étaient directement puisés dans les légendes ou dans l’histoire de la Grèce. Ces thèmes pouvaient être en rapport avec la nature, les dieux, l’hérédité et ils avaient un point en commun, ils nous donnaient une image de l’homme dépassé par des événements, par des forces trop puissantes. Oedipe roi de Sophocle incarne bien l’homme aux prises avec la fatalité, avec la volonté des dieux.
Deuxième partie : la tragédie classique ou l’admiration des Anciens
Le 17e siècle et ses auteurs s’inspireront beaucoup de l’Antiquité et de ses sujets tragiques. Des grands thèmes comme la révolte ou la fatalité reviennent en force durant ce siècle, directement puisés de la période antique. Aussi, on conserve des grands tragédiens comme Euripide ou Sénèque le langage poétique et l’action simple. Cependant, la tragédie du siècle classique doit répondre à plusieurs règles. Premièrement, elle doit être écrite en vers dans une langue soutenue. Deuxièmement, elle doit comporter cinq actes (le premier acte étant celui de l’exposition, les trois suivants faisant progresser l’action dramatique et le dernier contenant le dénouement toujours malheureux). Troisièmement les personnages doivent être d’un statut social élevé (prince, roi) et l’action doit se dérouler dans un passé lointain (l’Antiquité, la mythologie). Pour finir, la tragédie doit concorder avec la règle des trois unités : les unités de temps, de lieu et d’action. Pour bien résumer cette règle, voici une citation de Nicolas Boileau :"qu'en un seul lieu qu’en un seul jour, un seul fait accompli tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli". Alors, si, en suivant cette règle, on veut parler d’une action qui s’est déroulée dans un autre lieu (puisqu’on ne peut changer de lieu), il faudra le faire par le biais des dialogues. C’est pourquoi ils sont si importants dans la tragédie.
Maintenant que nous avons vu les grandes lignes de la tragédie, voyons la fonction principale de cette dernière. Pour Aristote, philosophe grec, le but de celle-ci est la catharsis, c’est-à-dire, la purgation des passions. Le spectacle tragique plonge le spectateur dans la pitié et la terreur afin d’amener chez lui une purgation de ses mauvais penchants. Autrement dit, l’effet cathartique consiste à nous faire goûter aux conflits dans lequel se débattent les personnages pour nous en dégoûter. On dit que la tragédie est toute-puissante. Elle propulse la littérature à son apogée, car le héros atteint des sommets de lucidité qui ne pourront être égalés. Voilà sa force.
En conclusion, on peut affirmer que la tragédie n’existe plus au 20e siècle, mais que le tragique demeure toujours. Cependant, elle nous a laissé quelques énigmes encore sans réponse à nous les hommes. En effet, comment peut-on être coupable parce qu'innocent, esclave parce que libre ? C’est ces questions que les tragédiens ont posées devant nous, sans que nous ayons l’espoir de trouver une réponse auprès des dieux puisqu’ils se sont enfuis. Par conséquent, nous n’avons pas pu répondre à ces questions et elles reviennent nous hanter de plus en plus souvent.

La comédie (ou quand on pleure de rire)
Tragique et comique sont deux mots qui ont des ressemblances, même s’ils paraissent bien différents à première vue, voilà pourquoi nous les avons joints ensemble dans ce texte. Tentons de comprendre pourquoi.
En fait, la comédie a les mêmes origines que la tragédie : elle nous vient de l’Antiquité, plus précisément du culte fait au dieu Dionysos. C’est le Grec Aristophane qui, au quatrième siècle av. J.-C., l’a utilisé pour dénoncer le pouvoir de l’argent. En regardant de plus près les grandes périodes comiques, on se rend compte qu’elles concordent bien avec les périodes tragiques. À l’époque de Sophocle œuvrait Aristophane, à celle de Racine œuvrait Molière. Ce n’est pas étonnant qu’il n’y ait pas de tragique sans comique puisque qu’il n’y a qu’un pas à franchir pour passer de l’un à l’autre, des pleurs aux rires. De plus, autre caractéristique, elle a aussi un effet cathartique dans un certain sens. Elle nous fait purger nos passions, elle nous libère comme le fait la tragédie. Cependant, il existe une nette différence entre les deux en ce qui a trait aux héros. Dans la comédie, nous avons affaire à un héros pire que nous tandis que le héros tragique est supérieur à nous (voir le texte Le Héros pour plus d’informations). Malgré cela, on peut dire que ces deux genres se rapprochent l’un de l’autre, sans en avoir l’air. C’est sans doute pour cela que des auteurs comme Corneille ont tenté de les réunir ensemble dans un seul genre : la tragi-comédie « dont l’action est romanesque et le dénouement heureux » (dict. Petit Robert).


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مُساهمةموضوع: رد: La tragédie   الإثنين 21 يناير 2013, 20:50

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