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 Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau

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الإسم الحقيقي : Abdelhalim BERRI
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مُساهمةموضوع: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الأحد 25 نوفمبر 2012, 21:07


Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau


Résumé (livres I à IV)
Livre I
Début des Confessions : La profession de foi
"Ma naissance fut le premier de mes malheurs" ; "Je naquis
infirme et malade" ; "J'étais né presque mourant" ; "J'apportais le
germe d'une incommodité que les ans ont renforcée".
La mère de Jean-Jacques Rousseau est décédée à sa naissance, il a été élevé par une sœur de son père : "Chère tante, je vous pardonne de m'avoir fait vivre."

Justification de l'écrit : se justifier, tout dire. Voir le lexique : "Trompette du jugement dernier"… "souverain juge… Je me suis montré tel que je fus…"
1712 – Né en 1712, le 28 Juin
Père : Isaac Rousseau, horloger, issu d'une famille de 14 enfants.
Mère : Suzanne Bernard, d'une famille plus riche.
Formation du couple parental dès l'enfance, modèle qui sera repris dans L'Emile.
Neveu de Gabriel Bernard. Les frère et sœur de ses parents se sont
mariés ensemble et ont donné un cousin à Jean-Jacques, avec lequel il a
donc des liens privilégiés.

La première enfance :
"J'ignore ce que je fis jusqu'à 5 ou 6 ans", "Je ne sais comment j'appris à lire"
Jean-Jacques lit des romans laissés par la mère, donc destinés à des
adultes, ce qui établit une intimité particulière avec le père. Lecture
passionnée.
=> "J'acquis une intelligence unique sur les passions" et "se
forma cet esprit libre et républicain, ce caractère indomptable et fier".

Evocation de son frère :
"J'avais un frère plus âgé que moi de 7 ans". Ce frère est dépeint
comme un libertin. Rousseau pense que c'est parce que ce frère a été
négligé à cause de lui.
Le frère disparaît de la maison et Jean-Jacques se trouve enfant unique.
Retour sur sa personnalité : se dit un enfant "normal" : polisson,
parfois menteur, capable de méchantes farces (anecdote de la marmite de
Mme Clot, dans laquelle il a uriné).

Première rupture :
Suite à une querelle avec un M. Gautier, capitaine en France, le père
de Jean-Jacques Rousseau quitte Genève. Jean-Jacques se trouve placé
sous la tutelle de son oncle Bernard. Heureux souvenir de la présence
et de la douceur de sa tante, à qui il dit devoir son goût pour la
musique.
1722 – Mis en pension avec son cousin chez M. Lambercier
A Bossey
* Episode de la fessée (Mlle Lambercier est la sœur de M. Lambercier).
* Episode du peigne cassé.
* Episode de la plantation du saule, et du détournement de l'irrigation.
1724 – Fin Août – Retour à Genève
Retour chez l'oncle Bernard. On cherche quelle profession enseigner à Je n Jacques Rousseau.
Premiers émois amoureux pour Mlle de Vulson et Mlle Goton.
Jean-Jacques explique qu'il est manipulé par les femmes, bafoué parce qu'il est naïf et sincère.
Premier essai d'apprentissage : chez M. Masseron, greffier de la ville :
"L'espoir de gagner force écus par une voie ignoble flattait peu mon
humeur hautaine; l'occupation me paraissait ennuyeuse, insupportable…
Enfin je fus renvoyé du greffe ignominieusement pour mon ineptie (…) il
fut prononcé que je n'étais bon qu'à mener la lime."
1725 – Avril – Mise en apprentissage chez Ducommun (Genève)
Apprentissage du métier de graveur
Rousseau présente cette expérience comme une destruction de son éducation précédente :
Destruction morale, perversion :
"Je devins craintif chez mon maître, et dès lors, je fus un enfant perdu."
"Tout ce que je voyais devenait pour mon cœur un objet de convoitise, uniquement parce que j'étais privé de tout."
"Voilà comment j'ai appris à convoiter en silence, à me cacher, à dissimuler, à mentir, et à dérober enfin…"
Apprentissage du vol, d'abord pour les autres (Verrat), enfin pour lui-même :
* Episode des asperges
* Episode des pommes
* Autre récit de "vol" : les 7 livres 6 sols du billet d'opéra : le
récit le présente comme un transfert d'argent . Il n'a pas volé
l'argent, il en a "volé l'emploi".

La lecture et ses influences :
"Se nourrir des situations (…) se les rappeler, les varier, les
combiner (…) se les approprier(…) je devins(se) un personnage que
j'imaginais."
Refuge dans l'imaginaire :
"L'état fictif où je venais à bout de me mettre me fit oublier mon état réel dont j'étais si mécontent."
1728 – 14 Mars – Les portes fermées, le départ de Genève
Les portes de la ville de Genève sont fermées quand il tente de
rentrer, un soir, avec ses camarades, après une promenade dans la
campagne. Les autres décident d'attendre et s'amusent de la situation.
Rousseau interprète cela comme un signe du destin. Il refuse de rentrer
au matin, à l'ouverture des portes. Il décide de partir : "Je leur dis
adieu pour jamais."

Fin du livre premier :
Expression d'une forme de regret : "J'aurais été …" (anaphore 4 fois)
Evocation d'une vie simple et douce : "Bon citoyen, bon chrétien, bon
père…", "Au lieu de cela (…) ce triste sujet", annonce du livre II.


Livre II
* Voyage d'une semaine avant la rencontre avec Mme de Warens
"J'errai quelques jours autour de la ville", Jean-Jacques est recueilli et nourri par des paysans.
* Passage à Confignon (deux lieues de Genève). Rencontre avec le curé, M. de Pontverre.
Rousseau reste chez M. de Pontverre quelques jours.
M. de Pontverre ne songe pas à le renvoyer chez lui (ce qui aurait
été logique) mais à l'en éloigner pour faire une âme catholique de
plus.
Exposition des idées de Rousseau sur la morale religieuse, faussée par le fanatisme.
M. de Ponverre l'envoie chez Mme de Warens, à Annecy
1728 – 21 Mars – Jour de Pâques fleuries (rameaux) - Annecy
* Rencontre de Mme de Warens

Eblouissement, évocation d'un trouble amoureux.
Présentation de Mme de Warens :
Louise Eléonore, née avec le siècle. 28 ans au moment de la rencontre.
Mariée, pas d'enfants. S'est enfuie de chez elle, (elle a passé le
lac), pour "venir se jeter aux pieds du roi Victor-Amédée, roi de
Sardaigne.". Le roi est un catholique zélé.
Elle "a abandonné son mari, sa famille et son pays" et a fait abjuration au couvent de la Visitation.
Concernant sa naissance et son éducation : orpheline de mère à sa
naissance, "elle avait appris un peu de sa gouvernante, un peu de son
père et beaucoup de ses amants" (surtout M. de Tavel).
Plaidoyer de Jean-Jacques pour Mme de Warens dans lequel il justifie son changement de religion.
Reconnaissance du sentiment qu'il éprouve pour elle (amour, désir mais aussi inquiétude et jalousie).
Renaissance de Jean-Jacques : "Je retrouvai tout le feu que j'avais perdu chez mon maître."
Préparation de la conversion de Jean-Jacques. Il va être envoyé à
Turin dans un hospice pour recevoir l'instruction des catéchumènes.
Le père de Jean-Jacques arrive pour le retrouver le lendemain de son
départ pour Turin. Il se contente de pleurer sur son sort au lieu de le
poursuivre (ils sont à cheval et lui à pied). Rousseau rappelle que la
même mésaventure était arrivée à l'oncle Bernard à Confignon. Il y
voit un signe du destin, mais propose une autre explication en ce qui
concerne son père : celui-ci s'est remarié. Il a une autre famille à
charge. Tant qu'il ne retrouve pas Jean-Jacques, il peut bénéficier de
la part de l'héritage de sa mère. Rousseau pose alors ici le problème
de l'intérêt et du devoir => l'intérêt pervertit le devoir.
1728 – 24 Mars (mercredi saint) – départ pour Turin
Fait la route avec M. et Mme Sabran. Mme Sabran "plus
tranquille le jour que la nuit". Rousseau affirme encore une fois son
innocence et affirme, alors qu'il dormait dans leur chambre, qu'il ne
comprenait pas ce qui se passait.
Le voyage imprime chez Rousseau le goût des voyages pédestres, dont
il ne se départira jamais. Il procède en cheminant à une recomposition
du monde, proche d'une vision de l'Eden.
1728 – 12 avril – entrée à l'hospice de Turin (date dans le registre des entrées)
* Vers la conversion :
Suite d'évocations et de réflexions sur le sens de la démarche.
"Je fus mené à l'Hospice des catéchumènes pour y être instruit dans la religion pour laquelle on me vendait ma subsistance"
Vocabulaire mercantile pour le "commerce de la religion".
Rappel de son passé, mais examiné sous l'angle de la religion : "Je devins polisson mais non un libertin."
Réflexion sur la place de la religion dans l'éducation "La foi
dogmatique est un fruit de l'éducation." et sur le rôle de l'affectif
dans les manifestations religieuses.
Rousseau évoque un débat intérieur face à la conversion. A propos de la sienne : "J'allais vendre la mienne."
Analyse des deux religions. Conclusion : le protestantisme = discussion ; le catholicisme = soumission.
Rousseau se montre rétif à l'enseignement du catholicisme.
Anecdote du "Maure" : première expérience de l'homosexualité.
Réflexion sur l'attitude de l'homme d'Eglise à propos de cet acte et
qui en parle avec naturel.
A partir de cette anecdote, Rousseau construit un raisonnement montrant que l'attrait pour les femmes est logique.
* Conversion le 23 Avril 1728 (date du registre)
"Solennité édifiante pour le public mais humiliante pour moi."
La date de sortie de Jean-Jacques n'est pas mentionnée dans les
registres : "On ferma sur moi la porte, et tout disparut.". Voir la
symbolique de la fermeture des portes qui rappelle celles de la ville
de Genève.
* Suite du périple
"Réduit à coucher dans la rue …" mais le sentiment de liberté est retrouvé.
"Après un long esclavage redevenu maître de moi-même."
Rousseau trouve un logis chez la femme d'un soldat, rue du Pô. Visite
la ville et ses environs. Eveil à la musique. Importance de
l'imagination.
Rousseau va proposer ses services de boutiques en boutiques.
Rencontre de Mme Basile, surveillée par un serviteur en l'absence de son mari.
Trouble amoureux envers Mme Basile. Episode du miroir.
Retour du mari = Jean-Jacques mis à la porte.
1728 – 25 Juillet – Entrée chez Mme de Vercellis - Turin
Placé chez Mme de Vercellis. Femme malade, atteinte d'un cancer au sein.
Principal emploi = écrire des lettres sous sa dictée.
Analyse d'une situation de concurrence avec M. Lorenzi. Rousseau
évoque des gens adroits qui se sont introduits auprès d'elle. Montre
que l'argent, l'intérêt brisent les relations affectives et
intellectuelles, ce qui renvoie à l'histoire du père. Ces gens
détournent Jean-Jacques qui pourrait être un concurrent.

Mort de Mme de Vercellis (19 Décembre 1728) : Rupture
de ton dans le récit. Réflexion sur la mort et l'attitude religieuse
face à la mort ; le secours de la religion. Jean-Jacques reçoit un
petit pécule en héritage.
"L'affaire du ruban" " Crime" ; "Insupportable poids des remords".
Jean-Jacques a volé un ruban pendant l'inventaire de la succession. On
accuse la servante Marion. Jean-Jacques ne se dénonce pas.
Suite au récit du vol, et à son explication, évocation de remords quant à l'avenir qu'il a ainsi réservé à la servante.
"Je puis dire que le désir de m'en délivrer en quelque sorte a
beaucoup contribué à la résolution que j'ai prise d'écrire mes
confessions.".


Livre III
"Je retournai chez mon ancienne hôtesse, et j'y restai cinq ou six semaines."
Oisiveté, ennui que Jean-Jacques trompe en se divertissant par des
manœuvres exhibitionnistes. La dernière expérience tourne mal.
Jean-Jacques va voir un abbé savoyard, M. Gaime, qui lui apprend à
"être à sa place". M.Gaime sera à l'origine du "vicaire savoyard" (Emile, ou de l’éducation).
M. Gaime l'emmène chez M. de Gouvon dont le fils est l'abbé de Gouvon.
1729 – mi-février – entrée chez M. de Gouvon – Turin
Séduit par Mlle de Breil : "un roman" achevé sans conclusion : "Je ne suis pas heureux dans la conclusion de mes amours."
Jean-Jacques vit chez l'abbé de Gouvon qui décide de lui enseigner le
latin :"Je devins le favori de la maison à la grande jalousie des
autres domestiques.".
Jean-Jacques retrouve Bâcle, un ancien camarade d'apprentissage. Il
se dit "engoué de Bâcle". Veut le suivre à Genève. Dans ce projet de
retour, il y a le goût du voyage, mais aussi la secrète idée de revoir
Mme de Warens ("J'entrevoyais Mme de Warens"). Fait tout ce qu'il faut
pour être mis à la porte de chez M. de Gouvon, ce qui réussit. "J'eus
l'indignité de partir sans aller remercier M. L'abbé.".
1729 – fin du printemps ? – sur les routes avec Bâcle vers Genève
Le périple dure environ six semaines. La datation de Rousseau
est floue et aucune trace tangible ne permet d'établir exactement la
date de son départ. Il est toutefois certain que le passage du col du
Mont-Cenis n'était guère praticable avant la fin du printemps.
Usage de la fontaine de Héron pour amuser la foule et gagner les repas.
Bâcle l'abandonne en arrivant à Annecy.
1729 – été – Retour chez Mme de Warens – Annecy
"Me voilà donc établi chez elle. Cet établissement ne fut
pourtant pas encore celui dont je date les jours heureux de ma vie,
mais il servit à le préparer."
Situation de la maison et de l'intérieur.
Familiarité établie : "Petit fut mon nom. Maman fut le sien."
Jean-Jacques est employé à son service pour herboriser et fabriquer
des élixirs. Le reste du temps est passé dans la lecture.
"Cette vie était trop douce pour pouvoir durer."
Mme de Warens essaie de placer Jean-Jacques auprès de M. d'Aubonne. Echec. Il est jugé "garçon de peu d'esprit".
Réflexion sur lui-même : "je sens tout et je ne vois rien. Je suis
emporté mais stupide." Se décrit comme un intuitif. Enchaîne sur les
réflexions concernant son écriture et analyse sa démarche : désordre,
agitation qu'il faut ensuite ordonner et reprendre. Il ne se reconnaît
aucun esprit d'à propos et passe donc pour un sot.
Mme de Warens a donc pour projet de le faire instruire au séminaire, dont le supérieur est M. Gros.
*Entrée au séminaire (entre fin août et début octobre)
"J'allai au séminaire comme j'aurais été au supplice".
Dans un premier temps, Jean-Jacques est dirigé par un lazariste très
dur. Mais M. Gros le confie ensuite à M. Gâtier, avec lequel il essaie
de travailler. Mais "j'avançai peu en travaillant beaucoup."
Jean-Jacques a le droit de sortir tous les dimanches.
* 16 Octobre 1729 : Incendie du couvent des
Cordeliers, bâtiment attenant à la maison de Mme de Warens. L'évêque,
en visite ce jour-là, entraîne tout le monde dans une prière.
Jean-Jacques s'y joint. Brutalement, le vent change de direction et la
maison de Mme de Warens est sauvée. Jean-Jacques témoignera de ce
"miracle" pour la béatification de l'évêque, 12 ans plus tard, et non
pas 2 comme il le dit dans le texte.
*Echec de sa formation au séminaire.
"On me rendit à Mme de Warens comme un sujet qui n'était pas même bon pour être prêtre.". Mme de Warens ne l'abandonne pas.
* Rencontre de M. Le Maître
Musicien parisien, maître de musique de la cathédrale. Jean-Jacques
entre à la maîtrise (sans doute début octobre 1729). Il y passe six
mois. Mais cette vie, quoique "toujours chantante et gaie" ne convient
pas à Jean-Jacques.
Période assez calme :"J'étais fait pour aimer l'indépendance et pour
n'en abuser jamais.", "Tout le monde était content de moi (…) Je
n'avais point fait de sottises.". Mais perturbation annoncée.
1730 – février – Rencontre de Venture
"Un soir du mois de Février", arrivée de Venture. Description de Venture.
Jean-Jacques "s'engoue" de Venture.
Intérêt grandissant pour ce personnage, que Mme de Warens ne regarde
pas favorablement. Mauvaise influence sur Jean-Jacques. La séparation
se fera par le "hasard".
1730 – début avril – départ de M. Le Maître
M. Le Maître est en conflit avec les chanoines de la Maîtrise.
En réalité, il buvait et cela lui gâtait le caractère. Il décide de
partir et d'emporter sa musique dans une grande caisse.
Mme de Warens charge Jean-Jacques de le suivre et Claude Anet (son
fidèle domestique) de l'accompagner jusqu'à Seyssel (35 km) où ils
prendront un âne pour porter la malle.
1730 – fête de Pâques – Belley – 4 ou 5 jours de repos
Route vers Lyon
Lyon : logés à Notre-Dame de Pitié
Deux jours après l'arrivée à Lyon, Jean-Jacques abandonne M. Le
Maître, effrayé par les crises dont il est atteint. De cet abandon en
pleine rue il écrit : "Grâce au ciel, j'ai fini ce troisième aveu
pénible.".
Nouvelles réflexions sur l'écriture : " J'écris absolument de
mémoire, sans monuments, sans matériaux qui puissent me la rappeler. Il
y a des événements de ma vie qui me sont aussi présents que s'ils
venaient d'arriver; mais il y a des lacunes et des vides que je ne peux
remplir qu'à l'aide de récits aussi confus que le souvenir qui m'en
est resté.".
Décision de rentrer à Annecy : "Je n'avais de désir pour rien que pour retourner auprès de Maman."
* Mme de Warens est partie pour Paris

Les raisons de ce voyage sont politiques. Mme de Warens semble avoir
été choisie comme ambassadrice pour intriguer en faveur du duc
d'Aubonne. Il y a confusion dans le souvenir de Rousseau. Le roi
Victor-Amédée n'abdiqua que le 3 septembre 1730.
Mme de Warens quittera Paris le 24 Juillet et séjournera 15 jours à Lyon avant de rejoindre Chambéry.


Livre IV
"J'arrive et je ne la trouve plus."
Jean-Jacques décide de rester à Annecy pour attendre des nouvelles de Mme de Warens.
Il retrouve alors Venture.
* Il est "agacé" par Mlle Giraud qui ne l'intéresse pas parce qu'elle
n'est pas d'un rang assez élevé : "Il me fallait des demoiselles.".
* Episode avec Mlle Galley et Mlle de Graffenried
Mise en situation romantique (décor, demoiselles à cheval). Passe la
journée avec elles. Episode des cerises. Encore une expérience
"amoureuse" sans conclusion. Rousseau fait alors l'éloge de la sagesse
qui donne davantage de plaisir que les amours conclues.
* Venture l'introduit auprès de M. Simon (Juge-mage). Description assez noire de M.Simon.
* Tentative pour retrouver Mlle Galley = lettres.
1730 – juillet – Voyage vers Fribourg
Rousseau part avec la Merceret. Passe par Genève, où il ne va
voir personne. Passe par Nyon où il va voir son père, une journée
(retrouvailles affectueuses). Le voyage dure environ 8 jours.
Jean-Jacques ne reste pas à Fribourg et repart vers Lausanne. Arrive
sans argent mais refuse d'aller voir sa belle-mère.
1730 – juillet – Lausanne
Pour subvenir à ses besoins, Jean-Jacques décide de faire comme
Venture, enseigner la musique et se dire de Paris. Il change son nom et
s'appelle Vaussore de Villeneuve. Il se donne pour compositeur. Son
premier essai est une catastrophe. Et pour cause, il reconnaît ne pas
savoir lire la musique.
Il se plaint de ne plus recevoir de correspondances de Mlles Galley et Graffenried.
Il fait une promenade de 2 ou 3 jours vers la ville natale de Mme de Warens (Vevey).
Reste à Lausanne de fin juillet à fin octobre.
Continue de faire le "maître de musique" : "J'apprenais insensiblement la musique en l'enseignant.".
Passe l'hiver à Neufchâtel.
1731 – avril – rencontre de l'archimandrite de Jérusalem
Archimandrite = supérieur d'un monastère grec
Jean-Jacques décide de le suivre, pour lui servir de "secrétaire et d'interprète".
* Début de la "tournée" par Fribourg, puis Berne, puis Soleure.
* Rencontre de M. Gaudard, qui cherche quelqu'un pour le service de son neveu dans un voyage à Paris et engage Jean-Jacques.
1731 – juin – départ pour Paris
"Je mis à ce voyage une quinzaine de jours."
Découverte de Paris qui lui laisse une impression
qui ne le lâchera jamais. Déception, impression de pauvreté par rapport
à ce qu'il avait imaginé. Déception également à l'Opéra.
Recherche de Mme de Warens :
il apprend qu'elle est repartie.
Rousseau exprime ses regrets de n'avoir pas tenu de journaux de
voyages. Il rappelle l'importance de l'impulsion physique de la marche
dans son imagination et sa création intellectuelle.
* Déçu du sort que lui réservent le colonel Gaudard et son neveu, il
décide de repartir, d'autant que les nouvelles de Mme de Warens sont
imprécises : "On ne savait si elle était allée en Savoie ou à Turin, et
quelques personnes la disaient retournée en Suisse.".
* Sur le chemin du retour, vers Lyon, épisode du paysan obligé de cacher ses revenus pour échapper à l'impôt.
Réflexion politique : prise de conscience de l'inégalité des lois.
* Arrivé à Lyon, recherche de Mme de Warens chez
Mlle du Chatelet. Aucune certitude du lieu où elle peut être.
Jean-Jacques décide d'attendre de ses nouvelles à Lyon.
* Vie un peu difficile. Peu d'argent. Des rencontres : deux
"agressions" sexuelles : celle d'un ouvrier taffetatier, et celle d'un
abbé qui accepta de partager sa chambre. Expérience du "sans-logis" :
vision romanesque de la nuit à la belle étoile.
Rencontre d'un Antonin, M.Rolichon, à l'occasion d'un air fredonné en
marchant. Il entreprend de copier de la musique pour lui, mais c'est
encore un échec : désordre et fautes de transcription.
1731 – septembre – part rejoindre Mme de Warens à Chambéry
* Jean-Jacques reçoit enfin des nouvelles et de l'argent pour aller la rejoindre à Chambéry.
Reste encore "7 ou 8 jours pour attendre les commissions dont maman
avait chargée Mlle du Châtelet." Fin de cette période d'errance :
"C'est la dernière fois de ma vie que j'ai senti la misère et la
faim.".
Réflexion sur l'écriture. Rappel du bonheur de la marche à pied. Exaltation du paysage romantique.
Préparation romantique aux "retrouvailles" avec Mme de Warens. Mais :
"J'arrive enfin; je la revois. Elle n'était pas seule.".
Mme de Warens le présente à l'Intendant général et le place sous sa protection.
1731 – octobre – emploi au cadastre de Chambéry
Emploi de secrétaire temporaire : "Je commençai pour la première fois de gagner mon pain avec honneur.".
Fin du livre IV : propose une forme de conclusion, gérée par Rousseau.
Récit de ce qu'il appelle "la jeunesse" et qu'il justifie : "Pour me
connaître dans mon âge avancé, il faut m'avoir bien connu dans ma
jeunesse.".
Il pose lui-même le problème de la vérité du récit autobiographique.
Il renvoie le lecteur à lui-même, à sa propre construction du
personnage :
"Ce n'est pas à moi de juger de l'importance des faits; je les dois tous dire; et lui laisser le soin de choisir.".


Note sur le parcours, le plus souvent pédestre, de Jean-Jacques :
Genève –> Annecy –> Turin –> Annecy –> Lyon –> Annecy
–> Fribourg –> Lausanne –> Neufchâtel –> Paris –> Lyon
–> Chambéry.




http://www.bacdefrancais.net/confessions-de-rousseau-resume.php





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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الأحد 25 نوفمبر 2012, 21:25


Biographie de Jean Jacques Rousseau
Jean-Jacques Rousseau nait à Genève le 28 juin 1712 au 40 Grand’rue. Sa mère Suzanne Bernard meurt le 7 juillet.

Son père, Isaac Rousseau, horloger s’installe avec ses deux fils à la rue de Coutance, dans le quartier de Saint-Gervais en 1717.

En 1722,
son père se fâche avec un ancien capitaine au service de l’Electeur de
Saxe. Pour échapper aux poursuites, Isaac se réfugie à Nyon, abandonnant
son fils à son beau-frère, Gabriel Bernard. Celui-ci s’empresse de
placer Jean-Jacques à Bossey, au pied du Salève, auprès du pasteur
Lambercier, chez qui il vécut 2 ans de bonheur jusqu’au jour où, accusé à
tort d’avoir brisé les dents d’un peigne qui appartenait à la sœur du
pasteur, Jean-Jacques découvre l’injustice..

En 1724,
il retourne à Genève où il habite chez son oncle Gabriel Bernard et
commence un apprentissage chez Masseron, greffier de la Ville.

En 1725,
il entre en apprentissage chez Ducommun, maître graveur, dont la
tyrannie lui fit connaître le mensonge, la fainéantise et le vol.

Le 14 mars 1728,
trouvant les portes de Genève fermées, Jean-Jacques s’éloigne de sa
ville natale. Le curé de Confignon le dirige à Annecy chez Mme de
Warens. Elle l’envoie à Turin, il voyage à pied. Le 21 avril, il abjure
le protestantisme, puis il est baptisé catholique le 23. Il sert chez
Mme de Vercellis, puis chez le comte de Gouvon.

En 1729,
il revient à Annecy. Il fréquente le séminaire des Lazaristes, puis il
devient pensionnaire à la maîtrise de la cathédrale d’Annecy.

En 1730, il fait un long périple à pied : Nyon, Fribourg, Lausanne, Vevey, Neuchâtel, où il donne des leçons de musique.

En 1731,
à Boudry, il devient interprète d’un faux archimandrite qu’il suit à
Neuchâtel, Fribourg, Berne et Soleure où l’escroc est démasqué. Il
effectue un nouveau séjour à Neuchâtel, puis part pour Paris. Il revient
à Chambéry par Lyon où il travaille comme employé au cadastre de
Savoie.

En 1732, il est maître de musique à Chambéry.

En 1734, à la mort de Claude Anet, Rousseau le remplace comme intendant de Mme de Warens.

En 1737,
il séjourne incognito à Genève pour recueillir l’héritage de sa mère,
puis voyage à Montpellier pour consulter le docteur Fizes sur son polype
au coeur.

En 1738, il retourne à Chambéry. Wintzenried est le nouvel intendant et amant de Mme de Warens.

En 1739, Jean-Jacques vit seul aux Charmettes. Il lit beaucoup et écrit.

En 1740, il est précepteur à Lyon chez les Mably : Projet pour l’éducation de Monsieur de Sainte-Marie.

En 1741, de retour à Chambéry, il travaille à un nouveau système de notation musicale.

En 1742,
il tombe malade aux Charmettes. Il écrit L’Épître à Parisot. Il
présente à l’Académie des Sciences de Paris son Projet concernant de
nouveaux signes pour la musique. L’Académie lui décerne un certificat.

En 1743, il publie la Dissertation sur la Musique moderne. Rousseau commence l’opéra Les Muses galantes.
En septembre, il devient secrétaire auprès du comte de Montaigu, ambassadeur de France à Venise.

En août 1744, il quitte Venise pour retourner à Paris.

En 1745,
Rousseau se lie avec Thérèse Levasseur, la lingère de son hôtel.
Rousseau est en relations avec Denis Diderot et Condillac et correspond
avec Voltaire.

En 1746, Rousseau compose son poème
l’Allée de Sylvie. Le premier des cinq enfants de Rousseau déposés à
l’Hospice des Enfants-Trouvés nait. Devenu le secrétaire des Dupin, il
séjourne avec eux au château de Chenonceaux.

Le 9 mai 1747, Isaac Rousseau meurt à Vevey.

En 1749,
il collabore à l’Encyclopédie (articles sur la musique). Diderot est
arrêté au château de Vincennes. Sur le chemin pour lui rendre visite,
Rousseau a l’illumination qui donnera lieu au Discours sur les sciences
et les arts. Il rencontre Grimm.
Le 9 juillet 1750, l’Académie de Dijon couronne le Discours sur les sciences et les arts, qui sera publié la même année.

Le Devin du Village est représenté à Fontainebleau en 1752,
devant le Roi, avec un grand succès. La Comédie française joue Narcisse
ou l’Amant de lui-même, qui sera publié l’année suivante avec une
préface dans laquelle Rousseau désavoue sa pièce.

Le Mercure de France publie en 1752
la question de l’Académie de Dijon sur l’origine de l’inégalité parmi
les hommes. Rousseau publie sa Lettre sur la Musique française.

En 1754,
avec Thérèse et Jean-Vincent Gauffecourt, Rousseau se rend à Genève. Il
rencontre une dernière fois Mme de Warens. Il réintègre l’Église de
Genève et retrouve ses droits de citoyen.

En 1755 il
publie le Discours sur l’origine de l’Inégalité parmi les hommes.
L’échange épistolaire entre Voltaire et Rousseau paraît dans le Mercure
de France.

En 1756, il s’installe à l’Ermitage de
Montmorency, chez Mme d’Epinay. Rousseau fait parvenir à Voltaire sa
Lettre sur la Providence. Il imagine les personnages et le cadre de La
Nouvelle Héloïse. En 1757, c’est la passion de Rousseau pour Mme
d’Houdetot. Il se dispute avec Diderot, Grimm et Mme d’Epinay, qui le
prie de quitter l’Ermitage. Rousseau s’installe à Montmorency, au jardin
de Montlouis. Il reçoit le tome VII de l’Encyclopédie et décide de
répondre à l’article Genève, signé d’Alembert.

En 1758 il achève Julie ou La Nouvelle Héloïse.

En 1759, Rousseau s’installe au Petit-Château de Montmorency, sur l’invitation du Maréchal de Luxembourg.

En 1760, Rousseau travaille à l’Emile et au Contrat Social.

Fin janvier 1761, La Nouvelle Héloïse est mise en vente à Paris, c’est un succès considérable.

En 1762,
il publie le Contrat Social et de l’Emile. L’Emile est condamné par le
Parlement de Paris à être lacéré et brûlé. Rousseau, décrété de prise de
corps le 9 juin, s’enfuit vers la Suisse et arrive à Yverdon le 14.
L’Emile et Le Contrat Social sont brûlés à Genève. Rousseau s’installe à
Môtiers le 10 juillet, Thérèse le rejoint le 20. Il publie Mandement de
l’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, condamnant l’Emile en
raison des positions religieuses énoncées dans la Profession de foi du
Vicaire savoyard.

En mars 1763, il publie la Lettre à
Christophe de Beaumont. Rousseau reçoit la naturalité neuchâteloise et
abdique à perpétuité son droit de bourgeoisie à Genève. Le procureur
général Tronchin publie les Lettres écrites de la Campagne. Rousseau
décide de lui répondre.
Il compose en 1764 le début de la
première version des Confessions et publie les Lettres écrites de la
Montagne. Buttafoco demande à Rousseau un projet de constitution pour la
Corse. Voltaire publie un pamphlet anonyme contre Rousseau : Le
Sentiment des citoyens.

En 1765, les Lettres écrites
de la Montagne sont brûlées en Hollande et à Paris. Dans la nuit du 6 au
7 septembre, les gens de Môtiers lancent des pierres contre ses
fenêtres. Rousseau se réfugie à l’île de Saint-Pierre, sur le lac de
Bienne, d’où il sera expulsé.

En 1766, il part pour
l’Angleterre à l’invitation du philosophe David Hume. Rousseau et
Thérèse s’installent à Chiswick, puis à Wootton. Bientôt il rompt avec
Hume. Rousseau travaille à la première partie des Confessions.

En 1767,
de retour en France, il séjour à Trye-Château chez le prince de Conti,
sous le pseudonyme de Renou et publie le Dictionnaire de Musique.

En 1768, il voyage à Lyon, Grenoble, Chambéry, Bourgoin où Thérèse le rejoint. Ils se marient.

En 1769, Rousseau et Thérèse s’installent dans une ferme à Monquin. Il rédige la seconde partie des Confessions.

En 1770, de retour de Rousseau à Paris, il s’installe rue Plâtrière. Il fait des lectures publiques des Confessions.

En 1771,
les lectures publiques des Confessions sont interdites. Rousseau
travaille aux Considérations sur le Gouvernement de Pologne.

De 1771 à 1773, ce sont les Lettres sur la Botanique à Madame Delessert.

De 1774 à 1776, il compose Daphnis et Chloé.

En 1776,
Rousseau essaie en vain de déposer sur l’autel de Notre-Dame le
manuscrit des Dialogues. Il rédige la Première et la Seconde promenades
des Rêveries du Promeneur solitaire.

En 1777, il écrit cinq nouvelles Promenades.

En 1778,
il écrit les 8e, 9e et 10e promenades. Rousseau remet à Paul Moultou le
manuscrit des Confessions et des Dialogues. Il accepte l’hospitalité du
marquis de Girardin à Ermenonville. Le 2 juillet, au cours d’un
promenade, Rousseau se plaint de violentes douleurs. Ses dernières
paroles seront prononcées devant une fenêtre ouverte sur la nature :
Voyez comme le ciel est pur, Dieu m’invite à goûter enfin cette paix
éternelle que j’ai tant désirée. Il s’effondre sur le sol ,à onze heures
du matin, terrassé par une attaque d’apoplexie. Sa dépouille mortelle
restera inhumée seize ans dans l’île des Peupliers d’Ermenonville.

En 1782, les Confessions et les Rêveries du promeneur solitaire sont publiées.

En 1794, la Convention fait transférer les restes de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon à Paris.
Thérèse meurt dans l’oubli en 1801. Elle est enterrée au cimetière du Plessis-Belleville.

http://rousseau.mes-biographies.com/biographie-Jean-Jacques-Rousseau.html





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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الأحد 25 نوفمبر 2012, 21:31




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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الأحد 25 نوفمبر 2012, 22:52

Mrcii
:jgfjfdtsrtu: :jgfjfdtsrtu: :jgfjfdtsrtu:
:ryesmpigj: :ryesmpigj: :ryesmpigj:



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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الإثنين 26 نوفمبر 2012, 11:03

merci mon prof c est une belle roman puisqu elle est ecrite par jean jacques rousseau l ecrivain le philosophe et le musisien que je l aime beaucoup


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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الإثنين 26 نوفمبر 2012, 11:43

ces deux messieurs qui sont absents nous sont chers de bien des manières
ce sont nos amis nos amants ce sont nos maris et nos frères

et les pères de ces enfants jean jacques rousseau


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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الإثنين 26 نوفمبر 2012, 22:27

Merci HAFSA pour ton passage et pour l'intérêt que tu portes au sujet



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مُساهمةموضوع: رد: Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau   الإثنين 26 نوفمبر 2012, 22:47



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