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 Vol de bijoux à l’hôtel Métropole

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abdelhalim berri
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مُساهمةموضوع: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 21:42

Nouvelles policières



Agatha CHRISTIE

Vol de bijoux à l’hôtel Métropole


Mme et Mr Opalsen dînent avec Hercule Poirot et le colonel Hastings. Mme Opalsen monte dans sa chambre pour montrer son collier unique à Hercule Poirot. Mais son collier a disparu ! Alors, colonel Hastings et Hercule Poirot mènent l’enquête. Il n’y avait que deux personnes sur les lieux du crime : une femme de chambre et une bonne...


A PRENDRE DANS LES CAHIERS DE COURS

LECTURE / COMPRÉHENSION
LA NOUVELLE POLICIÈRE
SUPPORT: Vol de bijoux à l'hôtel Métropole
D"après: AGATHA CHRISTIE

A RETENIR:
santa Le schéma narratif spécifique du récit de la Nouvelle policière:
1.La situation initiale présente le cadre spatio-temporel et certains personnages
(dont la victime et l’enquêteur).

2. L’élément perturbateur est la découverte du crime.
3Les péripéties (actions) correspondent à l’enquête sur les lieux du crime :
l’enquêteur interroge suspects et témoins. Un suspect est désigné à tort comme
coupable (par les témoins ou un autre enquêteur). Mais le policier n’y croit
pas et continue son enquête : il trouve de nouveaux indices. Le suspect est
innocenté.

4Le dénouement (dernière péripétie) correspond au moment où le coupable est démasqué.
5 La situation finale dresse le bilan de ce que les personnages deviennent



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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 21:43




A LIRE POUR S'INFORMER

Personnages
principaux



santa Hercule
Poirot



Qui ne connaît pas le plus célèbre personnage de l’œuvre d’Agatha Christie,
Hercule Poirot ? Apparu dès son premier roman, ce détective d’origine belge
se retrouve dans une trentaine des meilleurs ouvrages d’Agatha Christie et meurt
dans son dernier (Poirot quitte la scène). Avant son arrivée en Angleterre
pendant la première guerre mondiale, son pays étant occupé par les Allemands,
Poirot est le chef des forces de l’ordre belges. Il est alors évacué dans la
petite ville anglaise appelée des Styles à St Mary où il résout sa première
énigme : la mystérieuse affaire de Styles avant de devenir détective privé.
Cet enquêteur maniéré, au crâne ovoïde aux yeux verts éclatants de malice, à
la moustache superbe dont il est si fier et aux cheveux teints est un homme
d’âge mûr, tiré à quatre épingles, maniaque, toujours impeccablement vêtu,
et soucieux de sa morale autant que de son confort. Il s’agit de quelqu’un de
très vaniteux, imbus de sa personne qui aime à être complimenté et cherche toujours
une explication à ses erreurs qui restent cependant très rares. Il se croit
presque infaillible et ne manque pas ainsi d’affronter les adversaires les plus
terribles. Cependant cet orgueil lui vaut souvent de mal juger certaines personnes
et par conséquent d’être mal jugé. Par ailleurs, il reste aux yeux de beaucoup,
un personnage quelque peu ridicule, ce qui incite ses adversaires à le sous-estimer.
Quant à sa méthode, elle se distingue à tout niveau de celle du détective non
moins connu de Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes. En effet, selon Hercule
Poirot, la meilleure façon de démasquer un criminel (ou de dénouer une énigme)
est de s’asseoir dans un fauteuil et d’utiliser au mieux « ses petites
cellules grises » alors que la recherche d’indices matériels, si importante
pour Sherlock Holmes, ne reste que secondaire. Souvent accompagné de son fidèle
assistant, le capitaine Hastings, comme
Sherlock Holmes du docteur Watson, Hercule Poirot aime l’ordre et les choses
droites et met en valeur ces petits détails qui peuvent paraître
insignifiants aux yeux de tous mais qui constituent, au contraire des éléments
indispensables à la découverte de la vérité, s’ils sont rangés dans l’ordre,
à la manière du puzzle et ajouté à des témoignages, astucieusement déclenchés
par l’intelligence du détective. La divulgation de la vérité est, dans la plupart
de ses enquêtes un prétexte de mise en scène organisée par Poirot lui-même,
et qui rassemble tous les protagonistes de l’histoire. C’est alors que Poirot
décrit les différentes étapes de son enquête où il dévoile les différentes hypothèses
et pour chaque cas un meurtrier possible. Il fut incarné dans ces films par
de nombreux acteur comme Charles Laughton, Austin Trevor, Tony Reandall (« L’Alphabet
du meurtre » 1966), Albert Finney’s (« Le Meurtre sur l’Orient Express »
1974), David Suchet (la série télévisée «LWT's Poirot series » 1980)
Peter Ustinov («Mort sur le Nil » 1978, « Meurtre sous le soleil » 1981,
« Rendez vous avec la mort » et à la télévision dans « treize
à dîner » 1985, "Dead Man's Folly" 1986, et "Meurtre en
trois actes" 1986) et Ian Holm (« Meurtre dans la bibliothèque »)

santa Le
Capitaine Arthur Hastings



Le capitaine Arthur Hastings se retrouve dans un grand nombre d’ouvrages
dont il est, la plupart du temps, le narrateur et dans lesquels il seconde
le célèbre Hercule Poirot pour démasquer
les criminels et autres bandits de la sorte. Il devient, après son rétablissement,
secrétaire d’un député, se marie et part pour l’Argentine où il a acquis un
ranch. Il n’hésite cependant pas à quitter sa famille pour longtemps si nécessaire,
avec une certaine amertume tout de même, pour accompagner son fidèle ami dans
ses enquêtes les plus étranges. Son rôle ne reste que très effacé derrière celui
du célèbre détective belge qui prend une part du récit bien plus importante.
Cet homme est de nature très simple, généreux, discret, très naïf et se laisse
souvent envahir par le charme de certaines demoiselles. Mais selon Hercule Poirot,
sa caractéristique principale est de posséder un visage « transparent »
à qui l’on ne peut rien confier. Et c’est ainsi, tout au long de ses aventures,
Poirot ne dévoile jamais ses pensées, même s’il connaît l’identité du meurtrier.
Par ailleurs, Poirot lui reproche souvent de ne pas utiliser à bon escient
ses petites cellules grises et par conséquent, de réfléchir de la bonne manière.
Cependant, il le considère comme un allié efficace qui est en mesure de l’aider
et lui est très reconnaissant d’être à ses côtés même s’il ne le lui exprime
pas de vive voix mais par son comportement.



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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 21:45



A LIRE POUR S'INFORMER



Agatha
Christie
est sans nul doute l’une des romancières les plus appréciée de son
temps. Auteur de quatre-vingts quatre ouvrages qui constituent pour la plupart
des intriques policières, d’une vingtaines de pièces de théâtre et de plusieurs
recueils de nouvelles – il est vrai, bien moins connues – elle est parvenue
à faire de ses œuvres de grands succès du XXème siècle, lues partout
dans le monde. Elle a participé à la mise en place des règles du roman policier
par excellence et a donné une nouvelle approche de la résolution des énigmes
par ses fameux détectives que sont Hercule
Poirot
et miss Marple.
Elle a su à travers tous ses romans mêler une intrigue complexe à une machination
adroite et à une solution toujours inattendue et habile tout en donnant une
multitudes d’indices dont il faut ôter les intrus. En conclusion, Agatha Christie
est parvenue, à travers toute sa vie et aujourd’hui encore, à divertir bon nombre
de personnes autour d’œuvres plus captivantes les unes que les autres, publiées
dans le monde à plus de 2 milliards d’exemplaire et en 57 langues.


Sa
vie (1891-1976)


Agatha Christie,
de son nom de jeune fille Agatha Mary Clarissa Miller, est née à Torquay au
Royaume-Uni (Devon) en 1891, d’un père américain et d’une mère anglaise. Ce
dernier meurt alors que l’écrivain n’est qu’un enfant. Sa mère devenue veuve
l’incite très top par une éducation originale à écrire. Quand Agatha atteint
l’âge de 16 ans, elle part pour Pars afin de commencer l’apprentissage d’une
carrière de chant à laquelle elle doit renoncer bien vite. Agatha célèbre ses
fiançailles avec le colonel Archibald en 1912, qu’elle épousera 2 ans plus tard
et dont elle aura une fille dénommée Rosalind. Elle est contrainte de se séparer
son mari, parti se battre à la guerre de 14-18 et commence ainsi à travailler
à l’hôpital de Torquay. A cette époque, grâce à un pari avec sa sœur, Agatha
Christie écrit son tout premier livre intitulé : La mystérieuse affaire
de Styles. Ce livre ne trouvant d’éditeur tout de suite, il ne fût publié
qu’en 1920 au Bodley Head. Mais ce n’est qu’en 1926, que cette écrivain
devient célèbres grâce au roman : Le meurtre de Roger Ackroyd. C’est
ainsi qu’Agatha Christie prend l’habitude d’écrire 2 livres par ans. Cependant
en 1928, elle quitte son époux après 14 ans de mariage, suite à une amnésie
passagère. Elle épousera 2 ans plus tard l’archéologue Max Mallowan qui lui
donnera les cadres de plusieurs de ces romans lors de voyages sur des sites
archéologiques.


Hormis ces célèbres
romans policiers qu’elle a écrit jusqu’à la fin de sa vie, Agatha Christie a
fait paraître des romans sous le nom de Mary Westmacott comme Loin de vous
ce printemps (1944) ou encore the Rose and the yellow tree (1948)
mais également des poèmes, des nouvelles ainsi qu’une autobiographie. Elle terminera
sa vie en janvier 1976, dans sa résidence de Wallingford en Angleterre, après
avoir fait mourir son détective le plus célèbre, j'ai nommé Hercule
Poirot
, dans une histoire des plus fascinantes.


Son
sens de l’intrigue


Agatha Christie
a montré, il est vrai, un autre aspect du crime, de ses causes et de la manière
dont il faut s’y prendre pour le résoudre. Il ne peut être considéré, selon
elle, comme un simple événement mais comme un fait expliqué par la personnalité
de la victime comme de l’assassin. La recherche de la solution est donc envisageable
par une recherche de mobiles, plus que d’indices, du pourquoi autant que du
comment. Mais dans tous les cas, le coupable ne peut être démasqué qu’au terme
d’une investigation, souvent psychologique, des antécédents de la victime et
plus généralement du crime. Parfois même, on a affaire à un crime qui s’est
déroulé dans le passé ; c’est alors que tout indice matériel est absent
et que la résolution de l’énigme ne peut se faire que par une recherche purement
intellectuelle.


Selon Agatha Christie
(et plus particulièrement selon ses héros), tous les personnages du cadre, dans
lequel se déroule l’action, sont ou du moins peuvent être considérés comme suspects :
le lord respectable comme la femme de chambre, bonne à tout faire. Par ailleurs,
la romancière exprime dans de nombreux livres que n’importe qui peut devenir
assassin pour, par exemple, protéger quelqu’un d’un criminel ou tout simplement
lors d’une phase d’énervement incontrôlable. D’un autre côté, l’intrigue des
romans policier d’Agatha Christie peut varier considérablement, passant d’une
lutte entre le bien et le mal, à l’existence de criminels internationaux ou
de troubles de la jeunesse.


En ce qui concerne
le cadre, on retrouve dans la plupart de ces romans l’image de la maison ou
du terrain familial où se façonnent les plus terribles crimes derrière l’aspect
respectable des vielles traditions anglaises. On peut remarquer ainsi que bon
nombre de crime possèdent un caractère privé. Et en conclusion, Agatha Christie
montre que les rôles d’auteur, de lecteur, de détective, de victime et de meurtrier
sont étroitement liés et toujours susceptibles de permuter.



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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 21:51

Hercule Poirot

Vol de bijoux à l'hôtel Métropole
Résumé
Sur les conseils de son médecin,
Hercule Poirot a décidé de passer quelques jours de vacances bien
méritées sur la Côte d'Azur. Mais alors qu'il s'apprête à passer une
semaine tranquille, une affaire particulièrement délicate vient troubler
son repos. Au cours d'une représentation de la pièce «Des perles aux
pourceaux», le collier de l'actrice principale, des perles que le tsar
lui avait offertes, disparaît mystérieusement. Hercule Poirot se voit
confier la mission de mettre la main sur le bijou. Le détective
découvre, au fur et à mesure de la progression de son enquête, que la
vie d'un homme est en jeu...





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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 21:53

COMMENT ÉCRIRE UNE NOUVELLE POLICIÈRE



Objectif : Écrire une nouvelle policière de plusieurs
pages en vous laissant guider par les douze étapes du
parcours suivant.


Étape
1 : Construire l’intrigue


Vous
savez maintenant comment est écrite une nouvelle et vous
connaissez sans doute beaucoup de romans policiers, par la
lecture ou les feuilletons télévisés. Un récit policier
pose un mystère, une énigme à découvrir : un meurtre a
été commis. Qui est l’assassin ?

La seule grande difficulté que vous allez rencontrer pour
écrire une nouvelle policière sera d’inventer
la solution en même temps que le
mystère : vous
n’êtes plus le simple lecteur qui découvre progressivement
l’énigme. Vous êtes le scénariste qui la construit.

Le pari est de construire une intrigue rigoureuse et de
mener le suspens jusqu’à la fin. Donc, abandonnez tout de
suite les idées de meurtres en série, de détails horribles,
d’inondations d’hémoglobine. La meilleure histoire de la
classe sera celle qui ne permettra la découverte du
coupable que dans le dernier épisode !

Voici une suite d’éléments qui doivent obligatoirement
figurer dans votre énigme. Seul (e) ou par groupes de trois
élèves, vous allez l’inventer pas à pas.


Le
crime
Qui a tué qui ?

Pourquoi ?

Où ? Quand ? Comment ?

Choisissez la victime, le coupable, le mobile, les
circonstances.

Inventez dès maintenant une fausse piste : deux
suspects possibles, dont le vrai coupable, deux mobiles,
deux alibis.


Pour vous inspirer, consultez les catalogues d’éditeurs
spécialisés dans les collections policières. Les résumés
des livres vous donneront des idées d’intrigues.


Par exemple

La
malédiction du corbeau, Jean-Paul
Nozière, Collection Je Bouquine, Bayard Presse.

Maxime et son grand-père ont découvert que le précédent
propriétaire de leur maison a été assassiné. Par qui ?
Pourquoi ? Cet assassinat a-t-il un rapport avec le
sabotage de la fusée Ariane qui vient d’exploser ?


Collection Le Masque :

George Baxt, Par
élimination
L’héritage du millionnaire Andrew Graymoor échoira au
dernier survivant de ses dix enfants adoptés. Le compte à
rebours peut commencer…


John Dickson Carr, Meurtre
après la pluie
Un homme étranglé sur un court de tennis, une demi-heure
après un violent orage. Et sur le sol détrempé, aucune
autre trace que celles de la victime…


Agatha Christie, Le crime de
l’Orient-Express
Un wagon de l’Orient-Express bloqué par les neiges, et dans
un compartiment, un Américain lardé de douze coups de
couteau.


Agatha Christie, La fête du
potiron

Au cours des
réjouissances de Halloween, une fillette bavarde et
menteuse s’est vantée publiquement d’avoir assisté à un
meurtre des années plus tôt. Ce n’était guère prudent… Elle
a été assassinée. Poirot enquête…


Ruth Rendell, La danse de
Salomé
Patrick Selby est mort d’un arrêt du cœur consécutif à des
piqûres de guêpes. Mais les gens parlent, parlent… Et le Dr
Greenleaf, qui a donné le permis d’inhumer, commence à se
poser des questions…


Le
mobile

Les mobiles des crimes sont toujours un peu les mêmes.
Choisissez-en un parmi ceux-ci et développez-le :

• argent (capter un héritage ; bénéficier d’une
assurance vie ; s’approprier un billet de loto
gagnant, etc), vol (d’un tableau, d’un bijou, d’un timbre
de collection, des actions d’une mine d’or, d’un manuscrit
miraculeusement retrouvé, des plans d’une nouvelle fusée,
etc)

• amour, jalousie (toutes les situations du crime
passionnel)

• ambition (pour obtenir un poste de dirigeant dans une
société quelconque…)

• mauvaise conscience (faire taire un maître chanteur ou un
témoin gênant)

• vengeance…


Le
brouillage des pistes

Déterminez la manière dont le coupable a brouillé les
pistes pour éviter d’être accusé :

• alibi bien préparé (préciser : lieux, heures,
témoins)

• meurtre déguisé en suicide ou en accident

• disparition du cadavre (de l’hôpital, de la morgue…)

• déguisement de l’assassin (perruque, postiche,
imperméable, hauts talons, etc)

• faux indices : pièces à conviction qui accusent
quelqu’un d’autre

• détails mystérieux et insolites : cadavre caché dans
un étui de contrebasse, étranglée de six bas de tailles et
de couleurs différentes, victime aux pieds bandés, etc.

• effacement ou trucage des empreintes

• arme du crime inattendue et diabolique (coups de
téléphone affolants, piqûre de guêpe déclenchant une
allergie mortelle, poison dans le gâteau de mariage, etc.)

•… sans oublier le traditionnel meurtre en lieu clos :
chambre fermée de l’intérieur, bateau en pleine mer, chalet
de montagne isolé par la neige


Les
indices et les preuves

Des indices doivent trahir le coupable et amener le
détective à la vérité : des indices matériels, une
phrase prononcée, deux témoignages qui ne concordent pas,
un testament truqué, la copie d’un acte d’état civil…

Les preuves, qui vont confondre le coupable et servir au
procès, peuvent être de différents ordres : journaux
anciens, décalage horaire, ticket d’autoroute, film de
caméra de surveillance, empreinte digitale, test
scientifique…


La
narration de l’histoire


Le plus simple est d’écrire votre nouvelle à la troisième
personne : le récit se raconte de lui-même et le
narrateur n’apparaît pas. Dans ce cas, personne ne dit JE
en dehors des dialogues, et vous-même, témoin ou enquêteur,
enquêtrice, n’apparaissez pas dans l’histoire.

Dans les récits classiques, l’histoire de l’enquête est
souvent racontée par un ami du détective qui observe, note,
et… ne comprend rien : c’est le personnage auquel le
lecteur s’identifie. De la même manière, vous pouvez écrire
votre récit à la première personne, en faisant raconter
l’histoire par un (e) journaliste témoin. Vous pouvez
également, dans ce cas, apparaître dans l’histoire, en tant
que témoin, ou ami (e) de l’enquêteur.

Il n’est pas conseillé d’être à la fois le détective et le
narrateur de l’histoire : en effet, dans ce cas, il
est très difficile de ne pas révéler trop vite la
solution !


Voici un exemple, tiré d’une nouvelle d’Agatha Christie.
Vous pourrez comparer l’exposé du mystère, au tout début de
la nouvelle, et la solution qui, à la dernière page, y
répond exactement :


1.
Le mystère

LA TRAGÉDIE DE
MARDSON MANOR


J’avais été appelé hors de la capitale durant quelques
jours et, à mon retour, je trouvai Poirot occupé à boucler
sa petite valise.

— A la bonne heure, Hastings, je craignais que vous ne
soyez pas revenu à temps pour m’accompagner.

— On vous a donc appelé à l’aide quelque part ?

— Oui, bien que je doive admettre, d’après les apparences,
que l’affaire ne semble pas passionnante. La compagnie
d’assurances, L’Union de l’Ouest, m’a demandé d’enquêter
sur la mort d’un certain Maltravers qui avait contracté
chez eux, quelques semaines plus tôt, une assurance sur la
vie pour la belle somme de cinquante mille livres !

— Vraiment ? m’exclamai-je intéressé.

— Il y avait, bien sûr, la clause habituelle soulignant
l’éventualité d’un suicide. Dans le cas où le client se
serait tué volontairement au cours de la première année,
l’assurance aurait été annulée. Mr. Maltravers a été dûment
examiné par le médecin de la compagnie et, bien qu’il soit
un homme ayant légèrement dépasse le bel âge, il fut
reconnu comme jouissant d’une santé robuste. Quoi qu’il en
soit, mercredi dernier, c’est-à-dire avant-hier, le corps
de Maltravers a été trouvé sur le terrain de sa propriété
en Essex, Mardson Manor, et la cause de sa mort serait une
sorte d’hémorragie interne. Ce fait, par lui même, n’aurait
rien de singulier, mais de sinistres rumeurs se rapportant
aux difficultés financières de Maltravers traînaient dans
l’air depuis peu et l’Union de l’Ouest a découvert, sans
doute possible, que le gentleman en question était à deux
doigts de la faillite. Cela change considérablement les
choses. De plus, il avait une femme jeune et belle. On
soupçonne qu’il aurait pu ramasser tout l’argent liquide
dont il disposait pour payer l’assurance-vie dont son
épouse bénéficierait et qu’ensuite, il se serait
suicidé ! Une telle histoire n’a rien d’exceptionnel.
En tout cas, mon ami, Alfred Wright, qui est un des
directeurs de l’Union de l’Ouest, m’a demandé de découvrir
la vérité sur cette affaire, mais, comme je vous l’ai dit,
je n’ai pas grand espoir de réussir. Si sa mort avait été
causée par un arrêt du cœur, je serais plus optimiste.
C’est là un verdict qui peut toujours passer pour un aveu
d’incapacité du médecin local, ignorant la véritable cause
du décès de son malade. Mais, quand il y a hémorragie,
aucune erreur n’est possible. Cependant, tout ce que nous
pouvons faire est de chercher des renseignements utiles.
Cinq minutes pour boucler votre bagage, Hastings, et nous
prendrons un taxi pour gagner la gare.


2. La solution
J’avouai :

— Même à présent, je ne réalise pas très bien ce crime et
son exécution !

— Commençons par le commencement. Nous avons une jeune
femme clairvoyante et calculatrice qui, connaissant la
débâcle financière de son mari et lasse d’un compagnon
vieillissant qu’elle n’avait épousé que pour son argent,
pousse ce dernier à contracter une importante assurance sur
la vie en sa faveur. Ceci fait, elle cherche le moyen
d’accomplir son dessein. La chance le lui offre !
L’étrange aventure racontée par le jeune officier !
L’après-midi suivant, lorsque Monsieur le Capitaine est en
haute mer, comme elle le pense, elle et son mari flânent
sur les pelouses et j’imagine leur dialogue :
« Quelle bizarre histoire Black nous a racontée, hier
soir au souper, observe-t-elle. Un homme peut-il vraiment
se suicider de cette façon ? Montrez-moi si c’est
possible ? ». Le pauvre fou lui montre, il place
l’extrémité du fusil dans sa bouche. Elle se baisse et pose
la main sur la gâchette, riant en levant les yeux sur
lui : « Et maintenant, monsieur, conclut-elle
friponne, supposons que je presse la
gâchette ? ». Et alors… Et alors, Hastings… Elle
la presse !


Agatha
Christie, La tragédie
de Mardson Manor, in
Les enquêtes
d’Hercule Poirot, © Librairie des
Champs Élysées, 1968.


Étape
2 : Vérifier la présence des éléments indispensables à
l’intrigue

Petite liste
pour vérifier la construction de votre énigme :


• Qui est la victime ?

• Où, quand, comment et par qui a-t-elle été trouvée ?

• Par qui l’intrigue est-elle racontée ?

• Quels sont les indices ?

• Qui est coupable ?

• Qui est d’abord suspecté (e) ?

• Pourquoi ?

• Comment le coupable s’y est-il pris ?

• Comment le coupable a-t-il dissimulé son crime ?

• Par quelles preuves le coupable est-il démasqué ?


Étape
3 : Rédigez un résumé de l’intrigue


Rédigez votre projet d’intrigue sous forme de fait-divers
et en vous inspirant du fait-divers suivant. Vous
présenterez la fausse piste que vous aurez inventée en
l’introduisant dans votre texte, par exemple, par la phrase
suivante : « On a d’abord soupçonné M. X. (ou Mme
Y.) qui avait… Il a été arrêté puis relâché, parce
que… »


Étape
4 : Présenter oralement son texte à la classe


En présentant oralement votre texte à l’ensemble des
camarades de la classe, vous pourrez vérifier si votre
intrigue est cohérente, si elle est assez complète pour
être comprise.

Servez-vous du questionnaire de l’étape 2 pour apporter, à
votre tour, des conseils à vos camarades, pour leur faire
des suggestions éventuelles au cas où leur histoire vous
paraîtrait trop compliquée ou peu originale.


Étape
5 : Créer des personnages


Vous voici
parvenus à une étape bien plaisante : il s’agit ici de
créer les caractéristiques de vos principaux
personnages : la victime, le coupable, l’autre
suspect, et surtout votre personnage principal : le
détective.

Utilisez une fiche bristol. Vous pourrez l’orner d’un
dessin ou d’une photo découpée dans un magazine, Ceci vous
aidera pour décrire votre personnage.

Voici un modèle de fiche qui vous aidera à inventer. Bien
entendu, tous les détails qui figureront sur la fiche ne
seront pas tous repris dans votre texte, mais ils vous
aideront à imaginer vos personnages.



































Fiche pour créer un personnage


Nom/Prénom/Surnom :

Portrait
physique
1. Sexe :

2. Âge :

3. Taille et poids :

4. Visage (couleur des cheveux, yeux, peau, nez…) :

5. Silhouette :

6. Apparence (soigné/sale, beau/laid) :

7. Signes particuliers (cicatrices, tics…) :

8. Maladies :

9. Vêtements habituels :

10. Accessoires habituels (pipe, bijoux, lunettes…) :


Situation
familiale et sociale

1. Classe sociale (modeste, moyenne, haute) :

2. Métier/fonction (travail, horaire, salaire) :

3. Éducation (durée, écoles, matières favorites ou pas,
culture…) :

4. Vie familiale (parents vivants ? séparés ?
divorcés ? orphelin ? Leur mentalité,

leur cadre de vie, leurs habitudes/qualités/défauts) :

5. Valeurs morales (honnêteté, honneur, courage, patience,
respect, tolérance ou le contraire…) :

6. Situation familiale (célibataire, marié,
divorcé…) :

7. Nationalité :

8. Place sociale : effacée ou forte (clubs,
associations…) :

9. Activités de loisirs : lectures, journaux, sports,
bricolage… :


Portrait
psychologique

1. Caractère
(nerveux, apathique, sentimental, rêveur, coléreux…)

2. Attitude face à la vie (actif, militant, suiveur,
résigné, désillusionné…) :

3. Complexes personnels (peurs, superstitions,
obsessions…) :

4. Niveau d’intelligence :

5. Capacités particulières (maths, littérature, cinéma,
informatique…) :

6. Relations avec les autres (extraverti,
introverti…) :

7. Qualités (imagination, logique, intuition…) :


Vérifier que tous ces éléments sont cohérents entre eux. En
modifier certains au besoin.












(D’après Louis
Timbal-Duclaux, J’écris des
nouvelles et des contes, © Écrire
aujourd’hui, 1993, numéro spécial)







Voici un modèle de fiche remplie pour un célèbre personnage
d’enquêteur :

Nom :

MAIGRET
Prénoms : Jules, François, Amédée

Né à : Saint Fiacre par Matignon, à 25 km de Moulins
(Allier).






Portrait physique



Sexe :
Masculin

Âge dans les romans : proche de 50 ans.

Taille : 1,80 m,

Poids : 110 kg

Cheveux : épais, châtain, avec les tempes argentées.

Silhouette : Puissante et forte. Embonpoint.

Vêtements habituels : Costume, chemise blanche,
bretelles et gilet, épais pardessus, chapeau.





Situation familiale et sociale



Parents :
Fils unique d’Evariste Maigret, régisseur du château de
Saint Fiacre, honnête, scrupuleux, taciturne. Orphelin vers
l’âge de 8 ans ; se souvient peu de sa mère.

Études : études (inachevées) de médecine à Nantes.

Situation familiale : Marié à Louise, Alsacienne,
fille d’un ingénieur des Ponts et Chaussées. Paisible,
grassouillette, bonne cuisinière, simple, solide, douce,
calme, tendre, admirative. Excellente entente conjugale.
Sans enfant.

Adresse : 130, bd Richard-Lenoir, Paris-XIe, 4e étage.





Portrait psychologique




Habitudes :
Fume la pipe ; se frotte la tête à
rebrousse-poil ; ne danse pas ; n’a pas le permis
de conduire ; n’aime pas les sucreries ; aime les
plats mijotés ; parle quelques mots d’allemand ;
comprend l’anglais et le breton.

Expressions favorites : « Je ne crois rien »
ou « Rien du tout », « Vous ne pouvez pas
comprendre ».. N’aime pas rester à Paris sans sa
femme. Oublie régulièrement son écharpe.

Blessé trois fois dans sa carrière.

Méthode : écoute, réunit un faisceau d’indices mais se
fie surtout à son intuition. Déteste la police scientifique
et le raisonnement logique.



Étape 6 : Se documenter


Pour que votre intrigue soit passionnante à lire, il est
important d’apporter autant de soins au cadre qu’aux
personnages. Pour cela, vous vous documenterez au CDI avec
votre équipe.

Cherchez des cartes de la région que vous avez choisie.
Consultez un plan de la ville (calendrier des PTT…).
Écrivez à l’office du tourisme de la ville concernée.

Si vous avez choisi une autre époque que la nôtre pour un
épisode, pour expliquer un mobile, vous devez si possible
consulter des manuels d’histoire, des journaux de l’époque,
vous renseigner sur les voitures, les objets de la vie
quotidienne. L’aide de votre professeur d’histoire sera la
bienvenue ; la consultation de certains sites
d’Internet souvent précieuse.

De même, pour éviter des erreurs, il est indispensable de
se renseigner sur le fonctionnement de la justice
française. Votre connaissance des téléfilms américains sera
ici un handicap… Consultez plutôt le professeur d’éducation
civique !


Étape
7 : Comment commencer ?


Le début du
récit.

Vous allez écrire la scène d’exposition de l’intrigue. Il
ne s’agit pas de la scène du crime, qui sera racontée à la
fin de l’histoire, mais de la scène de la découverte du
méfait.

Cette scène comportera deux parties successives :

— la mise en scène d’un personnage décrit dans sa vie
quotidienne, qui ne se doute de rien et qui va découvrir le
méfait. Vous décrirez des actions quotidiennes,
banales ;

— la découverte du méfait, avec certains détails parmi
lesquels figurent — bien cachés parmi de nombreuses autres
remarques — les indices qui trahiront le coupable à la fin.

N’oubliez pas de montrer l’émotion, la frayeur du
personnage qui découvre le méfait.

Décrivez la scène de manière progressive, pour entretenir
le suspens : le lecteur doit se poser des questions
importantes à la fin de cette scène.


Voici
un exemple ;


Le
soir où cette histoire a commencé, on avait vraiment bien
entendu le couinement de la micheline au passage du
Nantes-Lyon vers Les Rosiers. Le temps se mettait au doux.
Parti comme c’était, ça devait déjà s’être levé en mer, et
ces sapristi de mouettes ne tarderaient point à s’en
retourner chez elles. Ce ne sont pas des oiseaux bien
intéressants, ça, les mouettes…

Il devait être dans les cinq heures - cinq heures et demie
au croisement de la route nationale qui longe la Loire avec
la côte de La Croix, entre Gennes et Saumur, ou, pour mieux
dire, entre Saint-Hilaire-Saint-Florent et
Chênehutte-les-Tuffeaux, juste avant La Mimerolle.

Là, il y a d’abord eu comme un grand crac assez mou. Un
fracas de tôle. Et puis juste après, le long gargouillis de
Périgault Marcel, comme un siphon moitié bouché :

— Nom de Dieu de Bon Dieu de Nom de Dieu de Bon Dieu !
clapotait la gorge en lavabo de Périgault ; et il se
mit à dévaler le coteau, les épaules en arrière et les
bottes en avant, comme un ours dans un cerceau. […]

La borne, on ne la voyait plus. Il y avait une
deux-chevaux, une nouvelle, une Diane, empalée dessus.
Dedans, on distinguait un emberlificotis de voiles noirs,
jupes noires, crucifix et chapelets noirs, tout sens dessus
dessous ; à l’avant, du côté du conducteur, un visage
émergeait du pare-brise comme un monstrueux bubon qui
sanguinolait sur le capot blanc.

Au-delà, la Loire rosissait avec son sourire agaçant de
vieille chatte sur un poêle. La borne Michelin, moderne
rempart de vertu, l’avait préservée de ces religieux
cadavres. Sans elle, tout ce petit monde aurait plongé tout
droit.

Le mélange d’affûtiaux de bonnes sœurs et de sang aqueux
comme le fond d’un saladier de tomates avait laissé
Périgault de l’autre côté de la route frappé d’une terreur
sacrée qui avait arrêté net son dégorgement de Nom de Dieu
de Bon Dieu. […]

Il arrêta soudain : au milieu du front, il y avait un
trou entouré de poudre grise…

Pour être morte, elle était morte, c’était sûr.









Alix de
Saint-André, L’ange et le
réservoir de liquide à frein, © Gallimard,
Série noire, 1994.




Étape
8 : Corriger son brouillon


Voici un texte écrit par Julie, une élève de 5e. Vous allez
l’améliorer de manière progressive :











Les consignes

1. Dans ce texte, pouvez-vous repérer les deux parties
demandées dans la consigne ?

2. La première partie de la scène vous paraît-elle
suffisamment développée ?

3. Le texte montre-t-il l’émotion, la frayeur du personnage
qui découvre le méfait ?

4. Le lecteur se pose-t-il des questions à la fin de la
scène ? Lesquelles ? Sous quelle forme ces
questions apparaissent-elles dans le texte ?


Deux gestes de correction du brouillon

1. Ajouter

Á quel (s) endroit (s) du texte pouvez-vous ajouter des
détails ? Pourquoi ? Lesquels ?

2. Déplacer

Pour mettre en relief un moment clef, vous connaissez la
technique du retour en arrière (voir p. 00)

Quelle phrase pourrait commencer le texte ?

Quels faits pourraient être racontés ensuite par un retour
en arrière ?


Il existe aussi des cas où il faut pratiquer un
déplacement, à l’intérieur même de la phrase, afin de la
rendre plus facile à lire. Effectuez ainsi un déplacement
dans la phrase suivante, et donnez-en la raison :







La correction de la langue

Vérifiez l’accord sujet-verbe, surtout avec le sujet
collectif « tout le monde »

Vérifiez la conjugaison de la 1e personne du singulier du
passé simple (rencontrer, crier).

Vérifiez dans le dictionnaire : au moin, un crie, se
ralumer, dégoutant, quelqun.









Étape 9 : Inventer des péripéties, maintenir le suspens


Dans un récit policier, certains passages sont quasiment
obligatoires.

Les trois scènes indispensables au récit sont la découverte
du méfait, que vous avez déjà écrite, une scène
d’interrogatoire d’un suspect, et la scène de découverte de
l’énigme.

La scène d’interrogatoire est une scène de dialogue (voir
p.00). C’est l’enquêteur qui la mène, et le suspect doit
mêler des paroles vraies et des mensonges ou des omissions.
Elle contient des indices qui serviront ultérieurement à
l’enquêteur.

Voici une scène d’interrogatoire tirée d’un roman
célèbre :


L’interrogatoire
de la vieille dame

Dans un
wagon isolé de l’Orient-Express, on a retrouvé le cadavre
de Ratchett tué de douze coups de couteau. Parmi les douze
suspects interrogés tour à tour, figure une vieille
princesse russe.





La porte venait
de s’ouvrir et la princesse Dragomiroff entra dans le
wagon-restaurant. Elle vint droit vers les trois hommes qui
se levèrent aussitôt.

Sans prêter
attention aux deux autres, elle s’adressa à Poirot.

« Monsieur,
je crois que vous avez un mouchoir à moi. »

Poirot jeta à
ses compagnons un regard triomphant.

« Estce
celui-ci, madame ? »

Il montra le
petit carré de batiste.

« Oui,
c’est cela même. Voici mon initiale dans ce coin.

— Pourtant,
madame, s’écria M. Bouc, cette lettre est un H et, si je ne
me trompe, votre prénom est… Natalia. »

Elle le
dévisagea froidement.

« C’est
exact, monsieur. Mes mouchoirs sont toujours marqués en
caractères russes : un N s’écrit H en russe. »

M. Bouc en
demeura un instant abasourdi. Cette vieille dame
indomptable avait décidément le don de le mettre mal à
l’aise. Il murmura :

« Mais… ce matin vous ne nous avez pas dit que ce
mouchoir vous appartenait.

— Me l’avez-vous demandé ? répondit la princesse d’un
ton sec.





Agatha
Christie, Le Crime de
l’Orient-Express, L.G.F., 1981




Le
suspens


Vous pouvez vous
contenter de rédiger les trois moments indispensables à
votre récit. Mais il est beaucoup plus amusant de rédiger
l’histoire en totalité, même si cela doit nécessiter un
gros effort.

Pour vous aider à créer une atmosphère ou à écrire un
moment palpitant, voici quelques extraits de nouvelles ou
de romans, dont vous pourrez vous inspirer :

Marguerite
Marranos s’enfuit vers la Côte d’Azur après avoir dépouillé
ses cinq complices du butin dont ils venaient de
s’emparer.
La Porsche crissa, vira, dérapa dans le sens des aiguilles
d’une montre affolée et piqua du capot en contrebas des
rochers de bauxite, dans un embrouillamini de plantes
jolies à regarder mais délétères au toucher. Heureusement,
la carrosserie efficace du véhicule l’en protégea ;
mais Melle Marranos écopa par contre d’une blessure au
front qui la fit aussitôt pisser le sang, car elle avait
heurté le volant de plein fouet. Son minois en serait
peut-être durablement défiguré, et c’est à quoi elle songea
d’abord quand elle se réveilla, assommée par le heurt
malencontreux et le soleil impitoyable, sa Porsche étant
décapotable. Elle eut la force de se pencher vers la boîte
à gants, repoussa le revolver tout neuf d’un geste agacé,
en extirpa un miroir de poche qu’elle maintint devant son
visage et une bombe d’eau de fraîcheur dont elle
s’aspergea. Elle vit que ses dents étaient intactes, et
elle en fut soulagée car elle aimait beaucoup ses dents
tendanciellement disjointes, signe de chance disait-on. Ce
jour-là, elle n’en manqua point.

Henri Raczymow, Villa
Mimosas, © Le Monde
Gallimard, 1996.


Restauratrice
de tableaux, Julia travaille au musée du Prado. La nuit
tombe. Elle reçoit un coup de téléphone de l’assassin qui
la traque et lui donne rendez-vous dans une salle déserte.

Elle sortit dans
le couloir, pistolet au poing. A cette heure, l’immeuble
était désert, à part les gardiens qui faisaient leur ronde,
mais elle ne savait pas où les trouver en ce moment. Au
bout du couloir, l’escalier descendait en tournant trois
fois à angle droit, avec un vaste palier à chaque
changement de direction. L’éclairage de sécurité laissait
planer une pénombre bleutée qui permettait de deviner les
tableaux noircis par la patine sur les murs, la balustrade
de marbre de l’escalier et les bustes des patriciens
romains qui montaient la garde dans leurs niches.










Arturo Perez
Reverte, Le tableau
du maître flamand, © J.C.
Lattès, 1993.


Étape
10 : La solution de l’énigme



Étant donné que vous l’avez inventée en même temps que le
mystère, la solution ne doit pas vous surprendre, mais elle
doit surprendre le lecteur (voir extraits d’Agatha
Christie, p. 00).

Deux difficultés doivent être résolues :

1. — Aucun élément de l’énigme ne doit être oublié (tous
les détails — empreintes, horaires, témoignages — doivent
s’emboîter comme dans un puzzle terminé. Tout doit
s’expliquer de manière rationnelle : le fantastique
n’est pas admis ici.

2. — Le lecteur ne doit pas avoir trop vite deviné qui est
le coupable, de manière que la lecture reste intéressante
jusqu’à la fin.

La scène de résolution du mystère est la grande scène dans
laquelle l’enquêteur déploie tous ses talents :
intelligence, mémoire, esprit de synthèse, lucidité,
qualités humaines.







Étape 11 : S’évaluer et évaluer les autres équipes

Pour évaluer le
récit, prêtez attention aux points suivants :

L’intrigue





• quel est le problème ?

• qui est la victime ?

• où, quand et par qui a-t-elle été trouvée ?

• quels sont les indices ?

• quelle est la solution ?

• qui est/sont le/s suspect/s ?

• qui est coupable ?

• quel est le mobile du coupable ?

• comment le coupable a-t-il procédé ?







La narration


• Quels sont les différents personnages ?

• que sait-on d’eux ?

• sont-ils variés (sexe, âge, milieu, caractère) ?

• Quels lieux, quels décors, quels objets sont
évoqués ?

• Quel est le découpage du temps ?

• Quel est le narrateur ? A-t-il un rôle particulier
dans l’histoire ou est-il simple témoin ?

• Le point de vue choisi (3e personne ou 1e personne)
est-il maintenu avec cohérence dans l’ensemble du
récit ?


Les descriptions


• qui est décrit ?

• quels objets sont décrits ?

• à quels endroits du texte sont placées ces
descriptions ?

• quel est le rôle des descriptions dans le texte ?








Étape
12 : Communiquer son histoire

Après ce grand
effort, vous avez bien mérité de communiquer votre œuvre à
la classe.

Vous pouvez la lire ou, mieux, si vous l’avez mise au net à
l’aide d’un ordinateur, l’imprimer et la faire lire autour
de vous.




Et pourquoi ne
pas faire un recueil des nouvelles écrites par la
classe ? Pensez à la mise en pages, aux illustrations.








Étude publiée dans
TEXTES ET MÉTHODES 5e

Nathan



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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:03

Témoin à Charge
(d'après une nouvelle d'Agatha Christie)

Je vous propose une nouvelle policière écrite par la célèbre Agatha Christie que j'admire considérablement. Sa qualité d'écriture, son adresse à mener ses intrigues dont le dénouement est toujours inattendu et habile ont fait de ses romans une oeuvre captivante.


PRISON DE LONDRES




Maitre Mayherne pénétra dans le bâtiment carcéral. Homme a regard perçant dénotant une vive intelligence, il avait la réputation d'être un avocat remarquabl.



Il ajusta ses lunettes et s'éclaircit la voix avec la petite toux sèche qui lui était coutumière. Puis s'adressant au surveillant chef, il l'enjoignit de le mener au parloir auprès de son client.



Il dévisagea de nouveau l'homme qui lui faisait face et qui était accusé de meurtre avec préméditation.




- Je dois vous répéter que vous courez un grave danger et qu'il vous faut être absolument franc.

- Je le sais, vous me le répétez sans cesse. Mais je ne réalise pas encore que je suis accusé d'assassinat! et d'assassinat dans des conditions si affreuses!

Mayherne avait jugé l'affaire très grave et cru à la culpabilité du prisonnier. Pour la première fois, il éprouvait un doute.
- Oui, oui, cher monsieur, nous allons faire un gros effort pour vous libérer et nous réussirons. Toutefois, il faut que je sois au courant des moindres détails afin de connaître l'étendue de l'accusation qui pèse sur vous. Après quoi, nous déciderons de la meilleure façon de vous
défendre.




- Vous me croyez coupable. Mais je jure devant Dieu que je ne le suis pas quoique les apparences me désignent. Je suis innocent, Maître, innocent!



Mayherne n'ignorait pas que, dans un cas semblable, tout homme s'exprimait ainsi. Pourtant, il se sentait troublé: Léonard Vole était peut être innocent.
- Il est certain que votre situation paraît très inquiétante. Pourtant, je veux bien vous croire. Venons aux faits: exposez moi exactement comment vous avez fait la connaissance d'Emily French.



- Un jour, dans Oxford street, je vis une dame âgée qui portait de nombreux paquets et qui trébucha au moment de traverser la rue. Un autobus arrivait sur elle ...



Elle parvint tout juste à se relever et à gagner le trottoir où elle resta terrifiée. J'ai ramassé les paquets et les lui ai remis.



- Lui avez vous sauvé la vie ?
- Certes non, j'avais simplement eu un geste courtois.




- La vieille dame se montra très reconnaissante, me remercia vivement et fit allusion à ma courtoisie supérieure à celle des jeunes générations. Je l'ai saluée et me suis éloigné, convaincu de ne jamais la revoir.



- Mais la vie est pleine de coïncidences. Le soir même, je retrouvai cette personne chez des amis.



J'appris qu'elle se nommait Emily French et habitait Cricklewoo. Nous discutâmesun moment. Je suppose qu'elle devait éprouver des sympathies subites car je lui plus à cause d'un geste que n'importe qui aurait pu faire.



Quand elle partit, elle me serra fortement la main et m'invita à venir la voir. Je n'y tenais guère mais refuser eût semblé grossier, de sorte que je fixai le samedi suivant.



Après son départ, j'appris par un ami qu'elle était riche, assez originale, vivait seule avec une bonne et avait huit chats.







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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:07

- Je comprends, vous avez su tout de suite qu'elle était dans une situation aisée.

- Si vous imaginez que je m'en suis préoccupé!


-
Il faut que j'examine l'affaire telle qu'elle sera présentée par la
partie adverse. Une personne ne connaissant pas Miss French n'aurait pas
supposé qu'elle fût riche; elle vivait simplement presque pauvrement
...



... Qui vous en a parlé ?
- Mon ami George Harvey, chez lequel nous passions la soirée.


- Se souviendra t-il vous en avoir parlé ?
- Je ne sais pas. Il s'est écoulé pas mal de temps depuis.
-
En effet. Vous comprenez, le premier soin de ceux qui vous accusent
consiste à prouver que vous étiez très désargenté. Ce qui est vrai je
crois ?



- Oui. Je traversais une période de guigne.


-
Etant donc gêné, vous avez fait la connaissance de cette vieille dame
riche et avez cultivé assidûment cette relation. Si nous pouvions
déclarer que vous ignoriez qu'elle était fortunée et que vous alliez la
voir par pure bonté.

- Ce qui est absolument vrai.


-
C'est possible et je n'en disconviens pas! J'examine la question du
point de vue extérieur. Tout dépendra de la déclaration de Mr. Harvey.
Se souviendra-t-il de votre conversation ? Pourra-t-il être troublé par
l'avocat de la partie adverse au point de croire que cet entretien fut
situé beaucoup plus tard ?

- Je ne crois
pas que cette manoeuvre réussirait. Plusieurs personnes ont entendu ce
que disait Harvey et ont plaisanté au sujet de ma riche conquête.



L'avocat essaya de cacher sa déception.
-
Dommage. Le système que j'envisageais serait désastreux. Laissons cela.
Vous avez donc fait la connaissance de Miss French, vous lui avez rendu
visite et vous avez continué. Il nous faut savoir pourquoi un homme de
votre âge -- trente cinq ans -- beau garçon, sportif, aimé de ses amis, a
consacré une partie notable de son temps à une femme âgée, dont les
goûts devaient être fort éloignés des vôtres ?

-
Je ne peux l'expliquer, vraiment pas; à la fin de ma première visite
elle m'a supplié de revenir, m'a dit qu'elle était isolée et
malheureuse. Il m'était difficile de refuser, d'autant plus qu'elle me
témoignait une si grande sympathie que j'en étais touché.



-
Je suis faible de nature et je ne sais pas dire non. Après lui avoir
fait trois ou quatre visites, je me suis sincèrement attaché à cette
vieille femme: ma mère mourut alors que j'étais très jeune, une de mes
tantes m'a élévé jusqu'à ce que j'aie quinze ans, puis elle est morte
aussi. Si je vous avoue que j'étais heureux d'être choyé et gâté, vous
en rirez sans doute.



L'avocat ne riait pas. Il était songeur.
-
J'accepte votre explication car j'estime qu'elle est vraisemblable du
point de vue psychologique. L'opinion d'un jury pourrait être
différente. Je vous prie, continuez votre récit. A quel moment Miss
French vous a-t-elle pour la première fois demandé de vous occuper de
ses intérêts ?

- Après ma troisième ou
quatrième visite. Elle n'entendait pas grand-chose aux questions
pécuniaires et s'inquiétait au sujet d'un placement.



-
Attention! La femme de chambre, Janet Mackensie affirme que sa
maîtresse était une excellente femme d'affaires et s'occupait de tous
ses placements, opinion corroborée par les déclarations de ses
banquiers.

- Je n'y peux rien! C'est Miss French qui m'a dit le contraire.


L'avocat
le dévisagea pendant un instant sans répondre. Bien qu'il n'eût pas
l'intention de le dire, sa conviction de l'innocence de son client
s'affirmait car il connaissait la mentalité des femmes âgées et pouvait
aisément croire que Miss French, subjuguée par ce beau garçon, avait
cherché un prétexte pour l'attirer chez elle. Or, aucun n'était meilleur
qu'une incompétence au sujet des transactions bancaires, car elle
n'ignorait pas que tout homme est flatté d'être jugé infaillible. Peut
être même avait-elle souhaité faire comprendre à Vole qu'elle était
riche.

- Je vais vous poser une
question importante et il est nécessaire que vous me répondiez
franchement. Vous étiez financièrement gêné et vous aviez la haute main
sur la fortune d'une vieille dame, qui de son propre aveu, n'y entendait
pas grand-chose. En avez-vous jamais profité pour détourner, à votre
bénéfice, les valeurs qui vous étaient confiées ?
Deux lignes de
conduite s'offrent à nous: d'une part nous pouvons faire état de votre
probité pendant que vous vous occupiez des affaires de Miss French, en
insistant sur le fait que vous n'aviez pas besoin de commettre un crime
pour obtenir des sommes que vous pouviez vous procurer beaucoup plus
facilement. Si, d'autre part, dans votre manière d'agir il y a des
détails dont l'accusation pourrait faire état, autrement dit si l'on
peut prouver que vous avez fait chanter cette vieille dame, nous dirons
que vous n'aviez aucun motif pour la tuer puisque vous retiriez d'elle
un revenu appréciable. Vous voyez la différence ? Je vous adjure donc de
réfléchir avant de répondre.



Mais Léonard Vole répondit aussitôt:
-
La manière dont je me suis occupé des affaires de Miss French est
parfaitement honnête. J'ai pris soin des ses intérêts du mieux que j'ai
pu.



- Merci, vous me soulagez beaucoup, car je vous crois trop intelligent pour mentir dans un cas aussi important.
-Sûrement!
Ce qui plaide en ma faveur, c'est l'absence de motif. Si l'on croit que
j'ai été aux petits soins pour une vieille dame riche, dans l'espoir de
lui soutirer de l'argent, sa mort doit me décevoir complètement.



L'homme de loi le dévisagea.
- Ne savez-vous donc pas que Miss French a laissé un testament qui fait de vous son principal légataire?
- Comment?
Vole se dressa d'un bond et son désarroi fut évident
-Mon Dieu! Que dites-vous? Elle m'a laissé de l'argent!




Mayherne acquiesça et Vole retomba sur son siège en mettant la tête dans ses mains


- Vous prétendez ne rien savoir à cet égard?
- Prétendre? Je ne savais rien, absolument rien.


-
Que diriez-vous si je vous déclarais que la femme de chambre, Janet
Mackensie, affirme que vous étiez au courant, car Miss French lui avait
dit vous avoir consulté à ce sujet et vous avoir fait part de ses
intentions?

- Elle ment ... Non,
j'exagère. Janet est une femme âgée qui veillait de près sur sa
maîtresse et qui ne m'aimait pas. Elle était jalouse et soupçonneuse. Il
est possible que Miss French lui ait confié ses intentions et que la
servante ait mal compris ou, encore, ait cru que j'avais fait pression
sur elle.





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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:11

-Vous ne supposez pas qu'elle vous détestait au point de mentir volontairement?
-Sûrement pas. Dans quel but?
- Je l'ignore mais elle est très dure à votre sujet.


Le malheureux garçon gémit et murmura:


-
Je commence à comprendre... C'est affreux, on dira que j'ai poussé Miss
French à faire un testament en ma faveur, puis que je suis allée chez
elle ce soir-là où il n'y avait personne et qu'on l'a retrouvée morte le
lendemain. C'est affreux!



-Vous
vous trompez en disant qu'il n'y avait personne. Janet devait sortir en
effet ce soir-là, mais à vingt et une heures trente, elle est revenue
pour chercher un livre qu'elle avait promis à une amie. Elle est entrée
par la porte de service, est montée dans sa chambre puis est repartie.

-
Elle a entendu des voix dans le salon, a cru, sans les reconnaître, que
l'une était celle de Miss French et l'autre celle d'un homme.



- A vingt et une heures trente ...! Alors, je suis sauvé, sauvé!


- Que voulez-vous dire?
-
A cette heure-là, j'étais de retour chez moi et ma femme pourra le
prouver. J'ai quitté Miss French à vingt et une heures, ma femme était à
la maison et m'attendait.



Dans
sa joie, Vole n'avait pas remarqué que l'expression sévère du visage de
son avocat ne s'était pas modifiée, mais quand Mayherne répondit, toute
joie l'abandonna.

- A votre avis, qui a tué Miss French?


-
Un cambrioleur, ainsi que nous l'avons pensé tout d'abord.
Souvenez-vous qu'une fenêtre a été forcée. La victime a été assommée à
l'aide d'une lourde pelle que l'on a retrouvée près du corps. Plusieurs
objets manquaient. Sans les absurdes soupçons de Janet et son antipathie
pour moi, la police n'aurait jamais perdu la bonne piste.




-
Cela ne suffit pas. Ce qui manque n'avait aucune valeur et n'a été
dérobé que pour donner le change. Les empreintes laissées sur la fenêtre
ne sont pas du tout probantes.

-
Réfléchissez: vous dîtes ne plus vous être trouvé dans la maison à
vingt et une heures trente. Qui donc était l'homme que Janet a entendu
parler à Miss French dans le salon? Elle n'eût certainement pas causé
amicalement avec un cambrioleur...



- Non. Cependant cela m'exonère. J'ai un alibi. Il faut que vous voyiez tout de suite Romaine, ma femme.
-Certes,
ce serait déjà fait si elle n'avait pas été absente lors de votre
arrestation. J'ai téléphoné à Scotland Yard, il paraît qu'elle rentre ce
soir. J'irai la voir dès que je quitterai mon cabinet.

- Oui, Romaine vous renseignera. Grand Dieu, j'ai de la chance.


- Excusez ma question. Etes-vous très épris de votre femme?
- Je crois bien!
- Et elle vous aime beaucoup?
- Elle m'est très dévouée et ferait n'importe quoi pour moi.


Il
s'exprimait avec force, mais son avocat était moins enthousiasmé.
Est-ce que le témoignage d'une épouse dévouée serait écouté?

- En rentrant chez vous, avez-vous rencontré quelqu'un dans la rue?
- Personne que je connaisse et, d'ailleurs, j'ai fait une partie du trajet en autobus. le conducteur se souviendra peut-être...


Maître Mayherne secoua la tête d'un air dubitatif.
- Donc personne ne peut confirmer le témoignage de votre femme.
- Non, mais ce n'est pas nécessaire, il me semble.
-Je l'espère.


- Encore un mot: Miss French savait-elle que vous étiez marié?
- Oh! oui.
- Pourtant, vous ne lui avez jamais présenté votre femme, pourquoi?
Pour la première fois, Vole hésita à répondre:
-Je... je ne sais pas trop.


-
Vous rendez-vous compte que Janet Mackensie déclare que sa maîtresse
vous croyait célibataire et espérait vous épouser par la suite.



Vole se mit à rire.
- C'est absurde, il y avait quarante ans de différence entre nous!
- Cela arrive. Votre femme n'a donc jamais vu Miss French?
- Non...
- Vous me permettrez de vous dire que je comprends mal votre attitude à cet égard.


Vole rougit, hésita, puis dit enfin:
-
Je vais vous parler franchement. Ainsi que vous le savez, j'étais à
court d'argent. J'espérait que Miss French pourrait m'en prêter un peu.
Elle avait de l'affection pour moi mais ne s'intéressait pas aux
difficultés d'un jeune ménage. J'avais découvert qu'elle supposait que
le mien n'était pas heureux et que nous vivions séparés. Or, j'avais
besoin d'une certaine somme pour Romaine. Je n'ai rien dit à la vieille
dame, à qui j'ai laissé croire ce qu'elle voulait. Elle disait que
j'étais son fils adoptif et il n'a jamais été question de mariage. Ce
doit être une imagination de Janet.



- Est-ce tout?
- Oui, absolument tout.
Vole avait-il hésité en prononçant ces mots? L'avocat se le demandait.
- Au revoir, monsieur.


Puis en regardant le visage hagard du jeune homme, il ajouta, poussé par une impulsion:
-
Je crois à votre innocence, en dépit de tous les faits qui semblent
vous accuser. J'espère la prouver et vous soutiendrai fortement.

- Vous constaterez que mon alibi est solide.
- Tout dépend du témoignage de Janet Mackensie. ce qui est clair, c'est qu'elle vous déteste.
- Je ne vois pas la raison de sa haine.


Maintenant, voyons Mrs Vole, pensa Mayherne en sortant. Il était très ennuyé de la tournure que prenait l'affaire.







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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:17

Le ménage Vole habitait une vilaine petite maison proche de la pelouse de Paddington. Mayherne s'y rendit.

En réponse à son coup de sonnette une grosse femme mal vêtue vint ouvrir.
- Mrs Vole est-elle de retour?
-Oui, depuis une demi-heure mais je ne sais pas si vous pouvez la voir.
- Si vous voulez bien lui donner ma carte, je suis certain qu'elle me recevra.


La femme prit la carte puis elle ferma la porte au nez du visiteur.

Toutefois, son attitude s'était quelque peu modifiée quand elle reparut en disant:

- Veuillez entrer.


Elle
l'introduisit dans un minuscule salon et Mayerne, qui regardait un
dessin accroché au mur, sursauta en apercevant une grande femme pâle qui
était entrée si doucement qu'il ne l'avait pas entendue.



- Maître Mayherne? Vous êtes l'avocat de mon mari, n'est-ce pas? C'est lui qui vous envoie? Veuillez vous asseoir.


Avant
qu'elle ait parlé, il ne s'était pas rendu compte qu'elle n'était pas
anglaise. En la dévisageant, il remarqua ses pommettes saillantes et la
teinte foncée de ses cheveux. C'était une étrange femme, très calme,
d'un calme presque inquiétant. Dès le début, Mayherne eut l'impression
de se trouver en face d'un cas mystérieux auquel il ne comprenait rien.



- Chère madame, il ne faut pas vous laisser abattre...
Il
s'arrêta court. Il paraissait tellement évident qu'elle n'avait pas la
moindre intention de perdre courage et restait maîtresse de ses nerfs.



- Voulez-vous me mettre au courant? Il me faut tout savoir. Ne cherchez pas à me ménager car je veux connaître le pire...
Elle parlait d'une voix sourde avec une énergie qui déconcerta l'homme de loi.
- Je veux savoir le pire.


Mayherne lui raconta son entrevue avec Léonard Vole. Elle l'écouta attentivement.
- Je comprends, il veut que j'affirme que ce soir-là il est rentré à neuf heures vingt.
- C'est bien exact?
- Là n'est pas la question. Si je le dis, sera-t-il acquitté? Me croira-t-on? réplica-t-elle froidement.

Le juriste fut déconcerté qu'elle sût si vite toucher le point important.

-Je désire savoir si cela suffira? Une autre personne soutiendra-t-elle ma déclaration?
Elle parlait d'un ton si vibrant que Mayherne eut une vague inquiétude. Il répondit comme à regret:
- Jusqu'à présent, il n'y a personne.
- Je vois.


L'inquiétude de l'avocat allait croissant.
- Madame, je sais ce que vous éprouvez.
- Croyez-vous? Je me le demande.
- Dans un cas pareil...
- Dans un cas de ce genre, j'ai l'intention de me débrouiller seule.
- Chère madame, vous êtes désemparée. Votre grande affection pour votre mari...
- Plaît-il?
La sécheresse du ton fit sursauter l'avocat.

Il répéta d'une voix hésitante:

- Votre grande affection pour votre mari...
- Vous a-t-il dit que je lui étais dévouée? Ah! oui, je comprends qu'il l'a dit. Que les hommes sont bêtes, bêtes, bêtes!


Elle
se leva brusquement et toute l'émotion intense que le juriste avait
devinée depuis un instant parut concentrée dans sa voix.

- Je le hais, je le hais et je désire le voir pendre et mourir!




Mayherne recula devant la fureur qui émanait de ses yeux étincelants.


- Peut-être ce spectacle me sera-t-il offert.

-
Si je vous disais que ce fameux soir il n'est pas rentré à neuf heures
vingt, mais à dix heures trente. Il vous a dit qu'il ignorait qu'on lui
avait légué de l'argent? Si je vous affirmait qu'il était au courant et
qu'il a tué pour le toucher? Il me l'a avoué ce soir-là quand il est
rentré. Il y avait du sang sur sa veste. Si je me levais à la barre des
témoins pour le crier tout haut?



Elle
défiait son interlocuteur du regard. Au prix d'un gros effort il
dissimula sa stupeur croissante et tenta de parler avec calme:

-Vous ne pouvez témoigner contre votre mari
- Ce n'est pas mon mari.

-
Ce n'est pas mon mari. J'étais actrice à Vienne. Mon mari est vivant
mais dans un asile d'aliénés, de sorte que je ne pouvais pas épouser
Vole, j'en suis heureuse maintenant.



- Voulez-vous répondre à une question? Pourquoi êtes-vous si dure envers Vole?
- Vous voudriez le savoir, mais je ne le dirai pas, je garderai mon secret.


- Il n'y a aucune raison pour que nous prolongions cet entretien. Je communiquerai avec vous après avoir vu mon client.
Romaine s'approcha de lui et plongea le regard de ses beaux yeux noirs dans ceux de son adversaire.
- Dites-moi, lorsque vous êtes arrivé ici, supposiez-vous sincèrement qu'il était innocent?
-Oui.


- Vous n'êtes qu'un pauvre petit bonhomme.
- Et je le crois encore. Bonsoir, madame.


Il sortit en emportant l'image de la violence de cette créature et pensa:
"Cette affaire va être diabolique"


Il
jugeait le cas infernal et considérait la femme comme très dangereuse.
Que pouvait-il faire? Ce malheureux garçon n'avait pas la moindre chance
de s'en tirer. Peut être après tout était-il coupable.

- Non, pensa Mayherne, il
y a trop de preuves contre lui. Je ne crois pas ce que dit cette femme,
elle fabriquait toute l'histoire, mais elle n'osera pas la répéter au
tribunal.
Toutefois, il eût souhaité en être plus sûr.





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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:26

Cabinet du Juge d'Instruction.
Les
débats furent brefs et dramatiques. Les principaux témoins de
l'accusation furent Janet Mackensie, domestique de la morte et Romaine
Heilger, de nationalité autrichienne, maîtresse de l'accusé.



Maître Mayherne écouta le terrible récit que fit celle-ci et qui était semblable à ce qu'elle lui avait dit.


Le prisonnier réserva sa défense et fut déféré au tribunal.


Mayherne
ne savait plus que faire. L'accusation portée contre Léonard Vole était
terrible et même le célèbre avocat qui s'était chargé de la défense ne
gardait que peu d'espoir.



Il déclara d'un air dubitatif:

-
Si nous pouvons minimiser les déclarations de cette Autrichienne, nous
pourrons peut-être obtenir un résultat, mais le cas se présente mal.



Mayherne
concentrait ses efforts sur un seul point.Convaincu que Vole disait la
vérité et avait quitté la maison de la victime à vingt et une heures,
quel était l'homme que Janet entendit parler à Miss French à la demie?
Le
seul espoir paraissait être le neveu de la vieille demoiselle, de
réputation peu brillante et qui l'avait autrefois souvent cajolée...



... et menacée pour en obtenir de l'argent.


Maître
Mayherne apprit que Janet Mackensie était fort attachée à ce garçon et
n'avait jamais cessé de le recommander à Miss French.



Il
pouvait s'être rendu chez sa tante après le départ de Vole, car on ne
l'avait pas vu aux endroits qu'ils fréquentait d'ordinaire.



D'autre
part, les enquêtes de l'homme de loi furent négatives. Nul n'avait vu
Léonard rentrer chez lui ou sortir de chez Miss French. Personne ne vit
non plus un autre homme dans le voisinage.



La veille du procès, Maître Mayherne reçut une lettre qui devait entraîner ses pensées dans une toute nouvelle direction.


Mal
écrite, enfermée dans une enveloppe sale où le timbre était collé de
travers, le juriste la relut deux fois avant d'en comprendre le sens:



Ce
pouvait être évidemment une attrape, mais en y réfléchissant, il fut
convaincu qu'elle était sincère et qu'il y avait là une dernière planche
de salut pour le prisonnier. Il lui fallait se rendre à Shaw Rents.





16 Shaw Rents Stepney


Il trouva difficilement l'immeuble en ruine dans une impasse nauséabonde.


Ayant demandé Madame Mogson, on lui indiqua le troisième étage.


Il monta, frappa et ne recevant aucune réponse, frappa une seconde fois.



Il
entendit alors des pas traînants, une porte s'ouvrit avec précaution et
une personne toute courbée jeta un regard dans le couloir. Puis tout à
coup, la femme fit entendre un rire grinçant et écarta lentement et
largement le battant.


- C'est donc vous, mon p'tit? Vous êtes bien seul... Vous me tendez pas d'piège? Très bien, vous pouvez entrer.


L'homme
de loi pénétra en hésitant dans une pièce très sale, mal éclairée. Il y
avait un lit en désordre dans un coin, une table en bois blanc, et deux
chaises branlantes.



Brusquement, Mayherne vit mieux la locataire de ce peu séduisant logement.
Elle était un peu bossue et une capuche lui entourait la figure. Voyant qu'il la regardait, elle éclata d'un rire brutal et dit:

- Vous vous demandez pourquoi je cache ma beauté, chéri? Avez-vous peur qu'elle vous séduise? Vous allez voir.


Elle tourna son visage et Mayherne recula involontairement devant la tache rouge qui recouvrait sa joue.


- Vous n'avez pas envie de m'embrasser, petit? Ça ne m'étonne pas. Pourtant, j'ai été une jolie fille y'a pas si longtemps.

- C'est le vitriol qu'a fait ça, mais je me vengerai.

Elle se mit à blasphémer affreusement, puis finit par se taire en ouvrant et fermant les mains nerveusement.


-
Assez! Je suis venu parce que je suppose que vous pouvez me fournir un
renseignement qui innocentera Léonard Vole, mon client. Est-ce vrai?



- Et l'argent, petit? Deux mille balles vous savez.


- Vous avez le devoir de témoigner et on peut vous y obliger.
-
C'est pas vrai. J'suis handicapée et j'sais rien. Mais si vous m'donnez
deux mille balles peut être qu'je pourrai vous donner une idée ou deux.



- Quel genre d'idées?
-
Qu'diriez-vous d'une lettre? Une lettre d'elle? Vous occupez pas comme
j'l'ai trouvée, c'est mon affaire et vous s'ra utile, mais je veux mes
deux mille balles.



- Je vous donnerai mille francs, pas plus et seulement si la lettre est telle que vous le prétendez.


- Mille francs! cria-t-elle furieuse.


- Mille cinq cents. C'est tout ce que j'ai sur moi. C'est à prendre ou à laisser.


Elle blasphéma, grogna, mais finit par s'approcher du lit et retira quelque chose de sous le matelas.


- Voilà... C'est la première qu'vous voulez.


Elle
jeta un paquet de lettres à Mayherne qui regarda les feuilles de son
air calme. Il lut chaque lettre puis repris la première et la relut.
Chacune
des lettres parlait d'amour, et avait été écrite par Romaine Heilger,
mais Léonard Vole n'en était pas le destinataire. La première était
datée du jour de son arrestation.

- J'vous ai dit vrai, s'pas chéri? Ces papiers la feront condamner!


- Comment vous êtes-vous procuré cette correspondance?
-
J'peux pas l'dire mais j'sais 'core aut'chose. J'ai lu dans l'journal
c'qu'a dit la trainée au p'tit juge. Tâchez donc de savoir où elle était
à vingt deux heures trente alors qu'elle prétendait être chez elle.
Demandez au cinéma de la rue de Lion, on se souviendra de cette belle
femme. Qu'elle soit maudite!



- Quel est l'homme auquel elle écrivait? La lettre n'indique que son prénom?
Elle se mit à parler d'une voix rauque et à serrer et desserrer les poings, puis elle en porta un à sa figure et balbutia:
-
C'est lui qui m'a défigurée... Elle me l'a pris et, quand j'ai voulu
les punir, il m'a jeté le maudit poison à la figure, et elle s'est mise à
rire, la maudite!

- Y'a des années que j'la guette, que j'la suis, que j'l'épie. Mais maintenant, je la tiens.

- Elle sera punie, dites, m'sieur l'avocat? Elle souffrira?

- On la condamnera sans doute à une peine de prison pour faux témoignage.
- Elle sera enfermée? C'est ça que je veux.


L'homme mit les lettres dans sa poche.
Vous partez? Où est mon argent? Mon bon argent?


Mayherne posa les billets sur la table puis il se détourna et quitta la pièce nauséabonde.





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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأحد 08 أبريل 2012, 22:38

Sans perdre un instant, il trouva le cinéma de la rue du Lion...




... et montra aux employés une photographie de Romane Heilger qu'ils reconnurent aussitôt.


Elle
était arrivée en compagnie d'un homme après vingt-deux heures, le
fameux soir, et ils étaient demeurés jusqu'à la fin de la projection.



Maître
Mayherne était satisfait: Romane Heilger avait fait une déclaration
mensongère d'un bout à l'autre, poussée par la haine violente qu'elle
portait à Vole. L'homme de loi se demandait s'il saurait jamais ce qui
motivait cette haine.



Qu'avait
pu lui faire Léonard Vole? Il avait paru stupéfait, quand l'avocat lui
raconta son entrevue avec Romaine et avait déclaré n'y rien comprendre.



Pourtant, Maître Mayherne jugea ensuite son indignation quelque peu forcée.
Après avoir consulté sa montre en quittant le cinéma, l'avocat fit signe à un taxi en murmurant:

- Il faut que je mette Sir Charles au courant immédiatement.



Palais de Justice


Le procès de Léonard Vole, accusé d'avoir assassiné Emily French, avait fait naître un vif intérêt.


D'abord
le prisonnier était jeune et beau garçon. Puis Romane Heilger,
principal témoin de l'accusation, avait eu son portrait dans plusieurs
journaux, de sorte que diverses versions circulaient quant à son origine
et à son passé.



L'audience débuta dans le calme. Plusieurs rapports techniques furent rendus publics.
Puis, Janet Mackensie vint à la barre



L'avocat
de la défense parvint à relever les contradictions dans le récit de la
bonne quant aux relations de Vole avec Miss French



Puis
il souligna que, tout en déclarant avoir entendu une voix d'homme dans
le salon le soir du crime, rien ne prouvait que ce fût celle de
l'accusé.



Il parvint à démontrer qu'un sentiment de jalousie envers le prisonnier constituait le mobile auquel obéissait le témoin.


Le témoin suivant fut appelé.


- Vous vous appelez Romane Heilger?
- Oui.
- Vous êtes Autrichienne?
- Oui.
- Depuis trois ans vous avez vécu avec le prisonnier en vous faisant passer pour son épouse?
- Oui.


L'interrogatoire
se poursuivit et, peu à peu, les détails accusateurs se précisèrent: le
soir du crime, Vole était parti en emportant une pelle.

Il
était rentré à dix heures vingt et avait avoué qu'il avait tué la
vieille dame. Sa veste était tachée de sang et il l'avait brûlée.


Puis il terrorisa Romaine par des menaces de mort pour obtenir son silence.

A
mesure que Romaine parlait, les sentiments des juges, d'abord plutôt
favorables au prisonnier, lui devenaient entièrement hostiles.


Lui s'affaissait, la tête basse comme un homme qui se sent perdu.

On
remarqua que l'avocat de Romaine, lui-même, cherchait à minimiser cette
animosité de sa cliente, car il eût préféré la voir moins agressive.


Le défenseur de Vole se dressa, grave, menaçant.

Il
accusa la femme d'avoir menti tout au long de sa déposition. A l'heure
du crime elle n'était pas chez elle, elle était éprise d'un autre homme
et essayait délibérément de faire condamner Vole en l'accusant d'un
crime qu'il n'avait pas commis.


Romaine nia avec une assurance tranquille.

Vint
ensuite l'étrange et spectaculaire dénouement: la lecture de la
terrible lettre, faite à haute voix au milieu d'un silence
impressionnant:






Il
y eut des experts prêts à jurer que l'écriture était celle de Romaine
Heilger, mais ce ne fut pas nécessaire, car lorsqu'on lui montra la
lettre, elle s'effondra et avoua.




Cette fausse déposition porta un coup fatal à l'accusation. Sir Charles fit comparaître ses témoins.

Vole lui-même fut interrogé et déposa avec un calme qui réduisit à néant toutes les questions des accusateurs.



Ceux-ci tentèrent de se rattraper mais sans succès.

Le résumé du ministère public ne fut entièrement favorable à Vole mais les jurés avaient réagi et ne tardèrent pas à déclarer:

- Nous estimons que l'inculpé n'est pas coupable.

Il était libre.


Le petit Mayherne se leva vivement pour aller féliciter son client...


...
et commença à frotter vivement ses lunettes. Puis il s'arrêta, car sa
femme lui avait dit la veille que ce geste devenait chez lui un
véritable tic. C'était curieux car il ne s'en rendait pas compte.
Cette
affaire était vraiment fort intéressante et il pensa à Romaine Heilger
dont la personnalité étrange avait retenu son attention.
Dans sa
maison de Paddington, elle lui avait donné l'impression d'être une femme
énergique mais calme, tandis qu'au tribunal elle étincela comme une
fleur des tropiques... En fermant les yeux, Mayherne crut la revoir
pencher en avant son corps superbe, tandis qu'elle refermait et ouvrait
sans cesse les mains...



Curieuse
habitude probablement, mais n'avait-il pas vu récemment une autre
personne avoir le même tic? L'avocat sursauta, car la mémoire lui
revenait brusquement. C'était la mendiante de Shaw's Rents!



Mayherne
dont la tête tournait, se figea sur place. C'était impossible,
absolument impossible! Pourtant Romaine Heilger était actrice...



Le juge s'approcha de lui par derrière et lui frappa sur l'épaule.

- Avez-vous félicité votre client? Il s'en est tiré de justesse, venez le voir.



Mais le petit défenseur recula car il ne souhaitait plus qu'une chose: voir Romaine Heilger face à face.

Il n'en eut pas l'occasion tout de suite; mais dès que ce fut possible et qu'il lui eut dit ce qu'il pensait, elle répondit:

-
Donc vous avez deviné? Ce ne fut pas difficile pour moi, car la clarté
était trop faible pour que vous puissiez discerner mon maquillage.



- Mais pourquoi, pourquoi...
-
Pourquoi j'ai joué cette comédie? Il me fallait le sauver et le
témoignage d'une femme dévouée n'eût pas suffi, vous me l'aviez dit
vous-même. Toutefois je connais la psychologie des foules. Si mes
paroles à l'audience semblaient m'être arrachées, elles me condamnaient
aux yeux de la loi pour un premier faux témoignage, mais le prisonnier
bénificierait aussitôt d'un préjugé favorable.



- Et le paquet de lettres? Pourquoi autant?
- S'il n'y en avait eu qu'une, la plus importante, elle eût paru fabriquée.


- Alors, le dénommé Max?
- N'a jamais existé, mon cher.


- Je persiste à croire que nous aurions pu faire acquitter Vole par une procédure normale.


- Je n'ai pas osé le risquer! Vous le supposiez innocent.
- Je comprends. Vous en étiez sûre...


- Vous n'y êtes pas. Moi, je savais... qu'il était coupable.





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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأربعاء 11 أبريل 2012, 16:51




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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الأربعاء 11 أبريل 2012, 19:46

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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   الجمعة 13 أبريل 2012, 10:40




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مُساهمةموضوع: رد: Vol de bijoux à l’hôtel Métropole   السبت 02 نوفمبر 2013, 22:17

   



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