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 Mohammed KHAIR-EDDINE

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abdelhalim berri
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مُساهمةموضوع: Mohammed KHAIR-EDDINE   الأحد 25 ديسمبر 2011, 20:09


Mohamed Khair-Eddine

Mohammed Khaïr-Eddine est un écrivain marocain, né en 1941 à Tafraout, mort le 18 novembre 1995 à Rabat.

Mohammed Khaïr-Eddine est l'un des grands écrivains de la littérature francophone marocaine.
Il est né en 1941 à Tafraout, petite ville de la région Sous-Massa-Drâa
(province de Tiznit), au sud du Maroc, à 180 km au sud d'Agadir.
Très marqué par le séisme de 1960, il s’installe à Agadir en 1961 et y
vit jusqu’en 1963. Il est chargé par la Sécurité sociale d'enquêter
auprès de la population. Jeune écrivain, il fréquente ensuite le cercle
des Amitiés littéraires et artistique de Casablanca. En 1964, il fonde,
avec Mostafa Nissaboury, le mouvement Poésie toute.
Il s'exile volontairement en France en 1965, et devient, pour subsister,
ouvrier dans la banlieue parisienne. À partir de 1966, il publie dans
la revue Encres vives et collabore en même temps à la revue Les Lettres
nouvelles et à Présence africaine. En 1967, c'est la révélation de son
roman Agadir, salué par le prix Enfants terribles, qu'avait fondé Jean
Cocteau.
En 1979, il s'installe à nouveau au Maroc. Il meurt à Rabat le 18 novembre 1995, jour de la fête de l'Indépendance du Maroc.

Oeuvres
Ses oeuvres ont été publiées, pour la plupart, aux Éditions du Seuil :
Le Roi, Jean-Paul Michel éditeur, Brive, 1966
Agadir, 1967
Corps négatif, 1968
Histoire d'un Bon Dieu, 1968
Soleil arachnide, 1969
Moi l'aigre, 1970
Le Déterreur, 1973
Ce Maroc !, 1975




Une odeur de mantèque, 1976

Un écrivain marocain en exil raconte, par le truchement d'un personnage
de vieillard, habitant d'un lointain village, et sur le mode le plus
direct et le plus lyrique qui soit, ses hantises d'homme de la terre
qu'il a quittée. Son passé jaillit, torturé, plein d'odeurs et de
bouillonnements - la mantèque, c'est la graisse animale dans laquelle on
fait la cuisine -, et son avenir de misère se fait jour aussi, au
rythme des imprécations et des cris de joie, de la virulence politique
et du grognement de plaisir. Voyage onirique, mémoire et histoire
s'entremêlent ici pour nous donner à lire l'un des romans majeurs de
Mohammed Khaïr-Eddine.
Une vie, un rêve, un peuple, toujours errants, 1978
Résurrection des fleurs sauvages, Éditions Stouky et Sedki, Rabat, 1981
Légende et vie d'Agoun'chich, 1984
Il était une fois un vieux couple heureux, 1993

Il était une fois, effectivement, un vieux couple heureux. Des Berbères
de la montagne marocaine, soumis au rythme doux de la vie villageoise, à
l'observation des saisons et des couleurs du ciel. La femme prépare des
plats ancestraux, tandis que le vieux Bouchaïb compose, tout en fumant
et savourant du thé, un long poème calligraphié dans la langue des
anciens touaregs. Les changements du modernisme commencent à peine à
atteindre leur village reculé. Et bientôt, grâce à l'imam qui dirige la
mosquée, les poèmes de Bouchaïb sont mis en musique, diffusés à la radio
et entendus par tous... Loin des fulgurances et des éclats flamboyants
et sombres qui ont fait sa gloire, l'auteur d'Agadir et du Déterreur,
mort en 1995, nous livre ici plus qu'un testament : le roman de
l'apaisement qu'il avait tant rêvé.
Faune détériorée, 1997
Le Temps des refus, entretiens 1966-1995, 1999

Les Cerbères, 1999


... Je suis revenu ici pour être enterré dans une intimité proverbiale.
Une intimité que seuls ont appréciée les apôtres, les saints et
suppliciés des premiers temps de l'Eglise... Maintenant, je n'éprouve
plus aucune douleur. Je suis totalement indépendant de mon corps bien
qu'il me retienne encore ici. J'entends déjà les tambours, les sanglots
et les avertissements des sorciers, les discours et les condoléances,
bref ! toute l'hypocrisie de ce monde qui croit me rendre l'hommage
ultime en s'y prenant si mal au lieu de garder une dignité à toute
épreuve. Mais, on vient, je ferais mieux de me taire... Ah ! Qui est là ?
Eh ! Qui est là ?

On Ne Met Pas En Cage Un Oiseau Pareil !, 2002


Le Journal que nous présentons aujourd'hui, écrit en août 1995, en
pleine période d'hospitalisation avancée, est donc la première oeuvre
posthume portée à la connaissance du public. L'original consiste en deux
cahiers d'écolier formant en tout 151 pages manuscrites d'une écriture
ferme et très régulière, quasiment sans rature (123 pour le premier
cahier, 28 pour le second). Cette édition restitue le texte dans sa plus
totale intégrité.


L'enterrement Et Autres Proses Brèves (1963-1994), 2010


L'ouvrage que nous proposons au lecteur rassemble les "proses brèves"
retrouvées que Mohammed Khaïr-Eddine avait publiées de son vivant dans
différents périodiques : de 1966, date de la publication de
L'Enterrement - première nouvelle qui marqua son entrée réelle en
littérature, et qui obtint le Prix de la nouvelle maghrébine créé alors
par la revue Preuves - à 1995, soit peu de temps avant sa mort, où il
mit le point final au dernier texte de ce recueil, Testament d'un
moribond. Jusque-là dispersées, rédigées en diverses circonstances, ces
"proses brèves" aux tons et formes variés, s'enracinent dans le terroir
matriciel qu'est pour Mohammed Khaïr-Eddine le Sud marocain : le Pays
chleuh, lieu de l'enfance du poète, de l'enracinement des ancêtres, avec
ses légendes et ses mythes, ses traditions immémoriales, ses croyances
magico-religieuses, ses soleils éclatants, ses montagnes abruptes de
granit rose, ses hautes roches dénudées, ses torrents impétueux, ses
hommes rudes, sa faune de reptiles et d'insectes venimeux, sa flore
d'épineux... Elles se nourrissent du même coup du "souffle suprême de
l'Atlas". Ce souffle constant des cimes "qui maintient en état l'influx
vital ", régénérateur du socle tectonique ancestral. On y trouve avec
bonheur ce regard lucide et décapant qui stimule et éveille la
conscience, cette sensibilité extrême d'une âme habitée par la Terre
comme toujours préoccupée des menaces qui pèsent sur les fragiles
équilibres de la nature.
Essai
Zemouri Qandil, Profil littéraire Mohammed Khaïr-Eddine : IL était une
fois un vieux couple heureux, Édilivre, 2010 (ISBN 9782812124518)
(notice BNF no FRBNF421605387) (livre comportant des extraits analysés,
une lecture cursive de l'œuvre, des notions sur l'intertextualité, le
rêve, les traditions berbères, le bestiaire, le symbolisme...etc.)



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مُساهمةموضوع: رد: Mohammed KHAIR-EDDINE   الأحد 25 ديسمبر 2011, 20:31


Le 18 novembre 1995, l'écrivain Mohammed Khaïr-Eddine mourait d'une
maladie contre laquelle il a lutté de toute son énergie, allant jusqu'à
perdre l'usage de la parole mais faisant entendre sa voix malgré tout,
comme en témoigne son journal : « On ne met pas en cage un oiseau
pareil » (Dernier journal, août 1995) . Il a ainsi puisé dans l'écriture
une force capable de transformer la douleur et la souffrance en acte de
création et de dépassement.
L'année 2005 marquera les dix ans de la
mort du poète qui nous a laissé une oeuvre des plus intenses et des plus
imposantes. Cette force singulière tient en grande partie à ce que
l'homme et l'oeuvre n'ont jamais cessé de se confondre dans un principe
commun de remise en question perpétuelle, touchant sans doute à une
conception de la vie et de l'humain.
Si on a beaucoup dit que la
production littéraire de Khaïr-Eddine est marquée par les thèmes de
l'errance et de l'exil ainsi que ceux de la révolte et de la subversion,
il reste toutefois à aller plus loin dans cette oeuvre ouverte sur tant
de possibles dans le domaine de la lecture et de la recherche.
Nous
sommes ainsi en présence d'une oeuvre où domine cette constante absence
de norme et de repère, où prédomine le principe de destruction et de
construction et d'où se dégage, par-dessus tout, l'idée que la création
sauve l'identité du chaos. Ecrivant en dehors de tout respect des genres
littéraires classiques, Khaïr-Eddine pratique le brouillage générique,
mêlant narration, poésie et théâtre, passant de l'un à l'autre, en quête
d'une écriture « totale » qui se prête à divers questionnements.
C'est
ainsi qu'on pourrait analyser les formes scripturales qu'invente cette
oeuvre dont on n'a pas fini d'épuiser la richesse. Elle s'inscrit en
effet dans le paradoxe d'être à la fois si particulière dans son unicité
et si fragmentée dans ses formes mêmes.
La question de la langue,
quant à elle, se pose, chez Khaïr-Eddine, en termes pluriels entre
langue étrangère et étrangeté de la langue au coeur desquelles se joue
la question de l'identité et de l'altérité. Il y a là matière à
réflexion.
On pourrait aussi interroger cet imaginaire foisonnant et
tourmenté à la fois qui s'articule autour de grandes figures relevant
autant du spécifique que de l'universel.
Une réflexion sur les
rapports entretenus par l'écriture de Khaïr-Eddine avec la culture
maghrébine, notamment dans sa dimension berbère serait également
féconde.
Par ailleurs, saisir la place de l'histoire et de la mémoire
dans la production littéraire de Khaïr-Eddine contribuerait aussi à une
meilleure connaissance de son oeuvre.
Enfin, l'analyse de la pensée
de Khaïr-Eddine offre des pistes de recherche à explorer, notamment en
tant que pensée de l'ailleurs ou encore en tant que pensée de
l'avant-garde.
Ce sont là quelques suggestions faites à tous ceux qui
souhaiteraient contribuer à ce numéro spécial Khaïr-Eddine dont
l'oeuvre bien qu'animée par des pulsions contradictoires, frappe
toutefois par sa puissance, notamment dans ce qu'elle cherche à
transmettre sur la littérature elle-même.



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مُساهمةموضوع: رد: Mohammed KHAIR-EDDINE   الأحد 25 ديسمبر 2011, 20:34

Mohammed KHAÏR-EDDINE
«
On ne met pas en cage un oiseau pareil ! »
(
Dernier journal, août 1995)
Au mois d’août 1995, très malade, peu de temps avant sa mort, Mohammed Khaïr-Eddine tenait un journal intime. Peu soucieux de chronologie ou de pacte autobiographique, il notait les avancées du mal (seulement à quelques demi-heures d’écart parfois), ainsi que ses souvenirs, ses pensées désabusées sur l’état du monde, ses salutations amicales aux amis défunts, ses réflexions sur son travail d’écriture. Les deux cahiers d’écolier remplis de « notes moroses », ainsi que Khaïr-Eddine s’en plaint lui-même, composent donc comme le chant du crépuscule d’un homme et d’un écrivain.
Si Khaïr-Eddine fait, avec un réalisme minutieux, la description des symptômes, des soins, de la douleur, de l’imminence de la mort, c’est avec l’ironie du désespoir. Victimes d’erreurs médicales à répétition, Khaïr-Eddine a la dent dure contre les blouses blanches. Vendredi 11 août, 12h45 : « Si tous les malades devaient se venger, il n’y aurait plus de toubibs. » Dimanche 13, 15h15 : « Prendre un de ces médecins, lui trancher la gorge sans frémir,
le tailler en lanières et disperser sa barbaque aux corbeaux ! » Au passage, les universitaires vautours en prennent aussi pour leur grade. « Les profs d’université vous font manger du sable à la place du couscous. »
(mardi 8).


Aussi
loin que possible de ces oiseaux de mauvais augure, le poète, recueilli par
des amis entre Casablanca et Rabat, entre en sympathie avec un loriot, qui vient
chanter le matin à sa fenêtre. Le second cahier s’interrompt sur un poème consacré
à cet oiseau (L’Albatros de Khaïr-Eddine ?).
Il parle aussi, un autre jour, d’une huppe, cet « oiseau qu’on ne met pas
en cage ; il doit rester libre » (lundi 12), et qui donne son titre
au Journal. La huppe, cet « oiseau biblique » dans la beauté
duquel Khaïr-Eddine trouvait quelque chose de sacré,
était aussi le nom d’une revue satirique bilingue qu’il avait fondée à Casablanca,
et que la censure avait stoppée en plein vol.


Dans sa déréliction, coupé
des siens et progressivement détaché de la vie, Khaïr-Eddine exprime sans nuance sa rancœur à l’égard des
« dames » et son ennui de la « bagatelle » (lundi 7) ou – plus intéressant – sa grande désillusion quant à la vie
politique et à la société du Maroc et de l’Algérie. Il dénonce sans ménagement
la corruption à tous les étages, les inégalités sociales, le saccage de l’environnement,
etc. « Continuez donc, ô politique de la désespérance ! C’est le temps
des assassins (Rimbaud) » (mardi 8). La poésie encore, et toujours. « Je
suis rassasié de ces images violentes et de ces informations mauvaises. Je veux
que la vie soit claire ! Alors, j’invente autre chose : Un vieux
couple au village. » (même jour) La fiction
comme antidote. Pourtant, les Etats ne font pas grand-chose pour favoriser ce
contre-poison : « La France actuelle ne fait strictement
rien pour la défense de sa langue. » (mercredi 9) ; « Les arabes
se foutent de leur culture » (vendredi 11).


Le Journal est un
constant aller-retour de la mémoire entre le Maroc et Paris. Khaïr-Eddine
se souvient de la vie intellectuelle des années germanopratines, de l’effervescence
des revues littéraires, mais aussi de la solitude du poète. Emergent de ces
récits les magnifiques portraits des amis d’une vie que Khaïr-Eddine salue dans un dernier geste d’estime. Parmi tant
d’autres, Michel Leiris, Jacques Berque « l’orientaliste arabisé »,
les poètes Marcel BéaluKhaïr-Eddine que l’on
doit la diffusion du poème de Béarn contenant l’expression « Métro-Boulot-Dodo »
– contribution à mai 68.) Khaïr-Eddine n’oublie pas
non plus les noctambules compagnons d’infortune, clochards lettrés rencontrés
au gré des zincs. Destins retracés avec grande sympathie à la manière de Vies
minuscules en miniature.
et Pierre Béarn. (On apprend
à cette occasion que c’est à


Il est évidemment beaucoup
question de l’écriture et c’est sans doute cela qui fait de ce journal, outre
l’éphéméride de la douleur et du désenchantement, une sorte de testament littéraire.
Khaïr-Eddine évoque ses conditions de travail – dans
un bar de la place de République, où il rédigeait en 1977 Une vie, un
rêve, un peuple, toujours errant, un policier de la mondaine lui crie: « Bravo,
Khaïr ! Bravo ! Vous arrivez à écrire dans
ce merdier. » (vendredi 11, 3h34) –, les caprices de l’énergie créatrice
et les obstacles – « Ah ! que j’aurais aimé écrire de belles choses à la place de ces
notes moroses ! Et pourtant, j’étais dans le même état quand je rédigeais
Un vieux couple au village. L’inspiration balayait la douleur, l’inconfort
physique et tout le reste. » (jeudi 17) – et, évoquant ses années de lycée
et la découverte de Baudelaire, Rimbaud, Sartre et Camus, le mystère de la vocation :
« Je voulais avant tout être poète » (lundi 28).


Antoine Hatzenberger



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